Titre : Un petit monde dans une boule de verre cassée
Auteur :
ylg
Base : Bleach
Personnages/Couple : Arisawa Tatsuki, Inoue Orihime
Genre : gen/poétique bizarre
Gradation : G / K
Disclaimer : propriété de Kubo Tite, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : "changer une ampoule"
(proposé par
flo_nelja, pour un mème avec des couples tenus secrets - ici Tatsuki/Orihime (printemps '09)
Notes : s'inspire un peu de la légende de Tanabata parce que « Orihime »
Nombre de mots : 365
Continuité/Spoil éventuel : début de série, zéro spoil
**
Depuis que Tatsuki la connaît, passer la soirée chez Orihime ça promet souvent d'étranges micro-aventures. Même quelque chose d'aussi ordinaire qu'une ampoule grillée peut mener à une discussion des plus bizarres.
Clic, clic, l'ampoule de la chambre ne réagit plus quand on appuie sur l'interrupteur.
« Tu crois qu'elle est cassée ?
- 'Sais pas. Voyons ça. »
Ça demande de grimper sur une chaise pour atteindre le plafonnier et la dévisser :
« 'ttention c'est chaud, ne te brûle pas et ne tombe pas ! »
Gling, gling, fait l'ampoule quand Tatsuki la secoue près de son oreille.
« Ouep, elle m'a l'air d'être fichue. »
Il ne faut pas plus que ce geste pour qu'Orihime délaisse les considérations triviales de « comment diagnostique-t-on une panne d'électricité et comment y remédier » :
« Tu crois qu'on peut écouter la lumière dans une ampoule comme on dit qu'on entend la mer dans un coquillage ?
- Pas vraiment. En tout cas, le filament de celle-ci est mort.
- Où passe la lumière du coup ? »
Le professeur de physique au lycée répondrait qu'elle cesse simplement de passer. Mais il n'est pas question de physique ici ; Orihime connaît toutes ses leçons par cœur et sait les appliquer, mais là elle préfère donner libre cours à son imagination.
« La lumière passe d'un pic à l'autre par le pont du filament, mais il y en a toujours pour tomber jusqu'à nous. Le filament pourrait être la route d'un autre monde où vit la lumière. Le même que celui des fantômes... Maintenant que sa passerelle est coupée, que devient la lumière prisonnière de l'ampoule ?
- Ça serait joli... reconnaît Tatsuki. Mais en attendant il te faut une ampoule neuve, tu sais. Tu ne vas pas passer tes soirées dans le noir.
- Y'a des tas de trucs qui vivent dans le noir. Pas forcément méchant comme on croit quand on est petit.
- Bien sûr. Tu me raconteras ça quand la lumière sera revenue, Ok ? Tu n'as une ampoule de rechange ?
- Ah, non. J'en achèterai demain. »
En attendant, elles finissent la soirée à la lueur de bougies parfumées. Et Orihime, comme promis, invente une histoire sur le noir et la lumière, le monde entre les deux et ses habitants, et les passerelles qui les relient.
Auteur :
Base : Bleach
Personnages/Couple : Arisawa Tatsuki, Inoue Orihime
Genre : gen/poétique bizarre
Gradation : G / K
Disclaimer : propriété de Kubo Tite, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : "changer une ampoule"
(proposé par
Notes : s'inspire un peu de la légende de Tanabata parce que « Orihime »
Nombre de mots : 365
Continuité/Spoil éventuel : début de série, zéro spoil
Depuis que Tatsuki la connaît, passer la soirée chez Orihime ça promet souvent d'étranges micro-aventures. Même quelque chose d'aussi ordinaire qu'une ampoule grillée peut mener à une discussion des plus bizarres.
Clic, clic, l'ampoule de la chambre ne réagit plus quand on appuie sur l'interrupteur.
« Tu crois qu'elle est cassée ?
- 'Sais pas. Voyons ça. »
Ça demande de grimper sur une chaise pour atteindre le plafonnier et la dévisser :
« 'ttention c'est chaud, ne te brûle pas et ne tombe pas ! »
Gling, gling, fait l'ampoule quand Tatsuki la secoue près de son oreille.
« Ouep, elle m'a l'air d'être fichue. »
Il ne faut pas plus que ce geste pour qu'Orihime délaisse les considérations triviales de « comment diagnostique-t-on une panne d'électricité et comment y remédier » :
« Tu crois qu'on peut écouter la lumière dans une ampoule comme on dit qu'on entend la mer dans un coquillage ?
- Pas vraiment. En tout cas, le filament de celle-ci est mort.
- Où passe la lumière du coup ? »
Le professeur de physique au lycée répondrait qu'elle cesse simplement de passer. Mais il n'est pas question de physique ici ; Orihime connaît toutes ses leçons par cœur et sait les appliquer, mais là elle préfère donner libre cours à son imagination.
« La lumière passe d'un pic à l'autre par le pont du filament, mais il y en a toujours pour tomber jusqu'à nous. Le filament pourrait être la route d'un autre monde où vit la lumière. Le même que celui des fantômes... Maintenant que sa passerelle est coupée, que devient la lumière prisonnière de l'ampoule ?
- Ça serait joli... reconnaît Tatsuki. Mais en attendant il te faut une ampoule neuve, tu sais. Tu ne vas pas passer tes soirées dans le noir.
- Y'a des tas de trucs qui vivent dans le noir. Pas forcément méchant comme on croit quand on est petit.
- Bien sûr. Tu me raconteras ça quand la lumière sera revenue, Ok ? Tu n'as une ampoule de rechange ?
- Ah, non. J'en achèterai demain. »
En attendant, elles finissent la soirée à la lueur de bougies parfumées. Et Orihime, comme promis, invente une histoire sur le noir et la lumière, le monde entre les deux et ses habitants, et les passerelles qui les relient.
no subject
Date: 2011-11-10 12:16 am (UTC)no subject
Date: 2011-11-10 04:14 pm (UTC)