Titre : Le Nord ne répond plus.
Auteur :
malurette
Base : FullMetal Alchemist
Personnages/Couple : Cain Fury/la préposée aux téléphones
Genre : drama
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : 3#5, « perdre le nord » pour
5_sens
Continuité/Spoil éventuel : TWT
Nombre de mots : ~450
**
Le Nord ne répond plus.
Des troubles ont éclaté sur la frontière drachmienne, en réponse des troupes furent envoyées, commandées par le Colonel Roy Mustang. Parmi le lot, un sergent-major Cain Fury.
Restée au Quartier Général du Centre, derrière son comptoir, une jeune épouse accomplit toujours sa tâche avec sérieux. Ilse ne laisse pas apparaître ses angoisses, mais ça ne l’empêche pas de se ronger intérieurement.
Les lignes de communications sont coupées et le temps s’éternise sans plus de nouvelles. Ça peut n’être dû par exemple qu’à des conditions météorologiques difficiles : le Nord est une région traître, après tout, et les réparations ne sont pas forcément faisables dans l’immédiat. Ou... ça peut être un sabotage perpétré par des rebelles. Et personne ne veut avancer l’hypothèse de l’anéantissement total des troupes.
Enfin, un retour d’information se fait ! Mais la ligne péniblement rétablie est fort mauvaise et la communication va droit à l’essentiel, sans détail. Mission accomplie, retour victorieux ; pas le temps pour mentionner les pertes. Trop de risques que les informations supplémentaires soient mal transmises, mal comprises, et qu’une incompréhension embrouille voire aggrave la situation.
Le silence se poursuit jusqu’au retour d’un premier convoi. Les officiers ramènent à l’état-major des nouvelles fraîches, qui ne seront pas partagées immédiatement avec le tout-venant. Plus bas dans la chaîne de commandement, des soldats aux yeux hantés obtiennent l’autorisation de rassurer leurs familles. Ilse ne saura pas précisément ce qu’ils ont vu, combien ils ont perdu de camarades, mais elle va entendre juste des bribes de conversation. Elle préfèrerait ne rien savoir encore que pas assez
Ses mains ne tremblent pas mais des picotements désagréables les parcourent.
Enfin, le dernier a eu son tour et se retire. Alors seulement un supérieur s’encadre. Bien sûr, on a fait passer les hommes d’abord ; en contrepartie l’attente lui garantit plus d’intimité pour sa propre conversation privée.
Ilse lève les yeux vers lui et étouffe un cri. Toute tenue oubliée, elle d’habitude si posée, se retrouve à escalader à moitié son comptoir avant même de s’en rendre compte... pour se jeter dans les bras
son mari revenu !
En riant, il l’arrête et le contourne en un clin d’oeil. Plutôt que la laisser quitter son poste, il la rejoint prestemment derrière. Un instant plus tard, ils se retrouvent blottis ensemble dessous, à échanger chuchotis tendres et caresses enfiévrées, balayant les larmes de soulagement.
Tant pis pour l’abandon de poste caractérisé à la fin d’une débâcle quand tout commence juste à rentrer dans l’ordre. Juste quelque minutes volées... juste cette fois, ils oublient tout le reste pour se permettre juste ça.
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist
Personnages/Couple : Cain Fury/la préposée aux téléphones
Genre : drama
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : 3#5, « perdre le nord » pour
Continuité/Spoil éventuel : TWT
Nombre de mots : ~450
Le Nord ne répond plus.
Des troubles ont éclaté sur la frontière drachmienne, en réponse des troupes furent envoyées, commandées par le Colonel Roy Mustang. Parmi le lot, un sergent-major Cain Fury.
Restée au Quartier Général du Centre, derrière son comptoir, une jeune épouse accomplit toujours sa tâche avec sérieux. Ilse ne laisse pas apparaître ses angoisses, mais ça ne l’empêche pas de se ronger intérieurement.
Les lignes de communications sont coupées et le temps s’éternise sans plus de nouvelles. Ça peut n’être dû par exemple qu’à des conditions météorologiques difficiles : le Nord est une région traître, après tout, et les réparations ne sont pas forcément faisables dans l’immédiat. Ou... ça peut être un sabotage perpétré par des rebelles. Et personne ne veut avancer l’hypothèse de l’anéantissement total des troupes.
Enfin, un retour d’information se fait ! Mais la ligne péniblement rétablie est fort mauvaise et la communication va droit à l’essentiel, sans détail. Mission accomplie, retour victorieux ; pas le temps pour mentionner les pertes. Trop de risques que les informations supplémentaires soient mal transmises, mal comprises, et qu’une incompréhension embrouille voire aggrave la situation.
Le silence se poursuit jusqu’au retour d’un premier convoi. Les officiers ramènent à l’état-major des nouvelles fraîches, qui ne seront pas partagées immédiatement avec le tout-venant. Plus bas dans la chaîne de commandement, des soldats aux yeux hantés obtiennent l’autorisation de rassurer leurs familles. Ilse ne saura pas précisément ce qu’ils ont vu, combien ils ont perdu de camarades, mais elle va entendre juste des bribes de conversation. Elle préfèrerait ne rien savoir encore que pas assez
Ses mains ne tremblent pas mais des picotements désagréables les parcourent.
Enfin, le dernier a eu son tour et se retire. Alors seulement un supérieur s’encadre. Bien sûr, on a fait passer les hommes d’abord ; en contrepartie l’attente lui garantit plus d’intimité pour sa propre conversation privée.
Ilse lève les yeux vers lui et étouffe un cri. Toute tenue oubliée, elle d’habitude si posée, se retrouve à escalader à moitié son comptoir avant même de s’en rendre compte... pour se jeter dans les bras
son mari revenu !
En riant, il l’arrête et le contourne en un clin d’oeil. Plutôt que la laisser quitter son poste, il la rejoint prestemment derrière. Un instant plus tard, ils se retrouvent blottis ensemble dessous, à échanger chuchotis tendres et caresses enfiévrées, balayant les larmes de soulagement.
Tant pis pour l’abandon de poste caractérisé à la fin d’une débâcle quand tout commence juste à rentrer dans l’ordre. Juste quelque minutes volées... juste cette fois, ils oublient tout le reste pour se permettre juste ça.