Titre : La plus grande preuve
Auteur :
malurette/
ylg
Base : The Penguins of Madagascar
Personnages : Skipper, Private, la Penguin Team
Genre : vague action/angst
Gradation : PG~ / K++
Légalité : propriété de Dreamworks & Nickelodeon, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « mort de peur » d’après
30morts
Notes : …et toujours cette référence au credo erroné du Christmas Caper
Nombre de mots : 500+
***
Ça n’est pas la première fois que Private se retrouve en danger intense, ni même en situation de mort imminente. Stupide, stupide et adorable avec son manque de confiance et son manque d’expérience, à intervalle imprévisible Private se met en danger mortel pour prouver quelque chose… en général son ignorance et un désespoir de n’être pas pris au sérieux par Skipper.
Et cette fois Skipper revit la pire mort de Manfredi et Johnson. Il a vu sa plus jeune recrue disparaître dans une cuve industrielle, le corps tout englué de bisquick – ne demandez même pas comment c’est arrivé, ça ne ferez que leur faire perdre du temps et revivre inutilement des moments douloureux en revoyant chaque erreur, chaque oubli qui a mené à cet instant.
Le plouf retentit, lourd, du poids de tous les regrets possibles engloutis. Puis plus rien, même pas un dernier hurlement d’agonie, que les bruits d’usine habituel, le clapotement de l’huile semblable au magma en fusion. Le cri de désespoir qui retentit, ça n’est pas la petite victime disparue qui l’a poussé, mais le témoin impuissant de la scène.
Mais voilà que Private réapparaît à la surface ! Il surfe sur une vague d’huile bouillante ! Toujours vivant, mais pas encore hors de danger…
Rico regarde avec intensité, la langue pendante. Kowalski, calepin à la nageoire, lance la phrase fatidique :
« Personne ne pourrait survivre à cela, il a moins de 0,003% de chances. Même Buck Rockgut dans le meilleur scenario possible devrait improviser avec des capacités qu’il n’a pas. »
Skipper, les tripes nouées, incapable de trouver une solution lui non plus, aurait quand même préféré y être à sa place. Il sait qu’il donnerait sa vie pour celle de son petit gars. Si Private meurt aujourd’hui ça sera par la faute d’une négligence de Skipper. Il aura été un mauvais commandant, il ne l’aura pas assez entraîné et n’aura pas su prévoir ses actions et il sera incapable de vivre avec cette culpabilité. Ça serait souffrir mille morts, alors que l’huile bouillante, si affreuse soit-elle, devrait être finie en quelques minutes.
« …À moins qu’on ne le tire de là avec des brûlures au troisième degré et qu’il agonise pendant des semaines, les nerfs à vifs, le système immunitaire désactivé et la circulation sanguine dérégulée, » intervient Kowalski.
Private pourtant saute et se rétablit, hors de danger, quelques plumes à peine caramélisées, un sourire triomphant au bec. Le bisquick censé lui faire des semelles de plomb s’est transformé en planche de salut. Le voilà sain et sauf, victorieux, plus fort que tous, plus inventif, plus rapide, plus chanceux !
Face à une telle démonstration de talent Skipper devrait craindre d’être dépassé ; trop soulagé de le voir en vie pour se laisser aller à cette autre peur, le cœur toujours battant, il serre son soldat presque à l’étouffer. Puis l’inspecte sous toutes les coutures pour s’assurer qu’il n’a pas subi de blessure cachée, pour parachever son action héroïque en venant mourir dans ses ailes quand on ne s’y attendrait plus.
Enfin rassuré, pour faire bonne mesure, Skipper assène une bonne gifle à Private : étranges félicitations ! Et l’ultime aveu de faiblesse lui échappe :
« Ne me refais plus jamais une peur pareille, tu m’entends ? »
Auteur :
Base : The Penguins of Madagascar
Personnages : Skipper, Private, la Penguin Team
Genre : vague action/angst
Gradation : PG~ / K++
Légalité : propriété de Dreamworks & Nickelodeon, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « mort de peur » d’après
Notes : …et toujours cette référence au credo erroné du Christmas Caper
Nombre de mots : 500+
Ça n’est pas la première fois que Private se retrouve en danger intense, ni même en situation de mort imminente. Stupide, stupide et adorable avec son manque de confiance et son manque d’expérience, à intervalle imprévisible Private se met en danger mortel pour prouver quelque chose… en général son ignorance et un désespoir de n’être pas pris au sérieux par Skipper.
Et cette fois Skipper revit la pire mort de Manfredi et Johnson. Il a vu sa plus jeune recrue disparaître dans une cuve industrielle, le corps tout englué de bisquick – ne demandez même pas comment c’est arrivé, ça ne ferez que leur faire perdre du temps et revivre inutilement des moments douloureux en revoyant chaque erreur, chaque oubli qui a mené à cet instant.
Le plouf retentit, lourd, du poids de tous les regrets possibles engloutis. Puis plus rien, même pas un dernier hurlement d’agonie, que les bruits d’usine habituel, le clapotement de l’huile semblable au magma en fusion. Le cri de désespoir qui retentit, ça n’est pas la petite victime disparue qui l’a poussé, mais le témoin impuissant de la scène.
Mais voilà que Private réapparaît à la surface ! Il surfe sur une vague d’huile bouillante ! Toujours vivant, mais pas encore hors de danger…
Rico regarde avec intensité, la langue pendante. Kowalski, calepin à la nageoire, lance la phrase fatidique :
« Personne ne pourrait survivre à cela, il a moins de 0,003% de chances. Même Buck Rockgut dans le meilleur scenario possible devrait improviser avec des capacités qu’il n’a pas. »
Skipper, les tripes nouées, incapable de trouver une solution lui non plus, aurait quand même préféré y être à sa place. Il sait qu’il donnerait sa vie pour celle de son petit gars. Si Private meurt aujourd’hui ça sera par la faute d’une négligence de Skipper. Il aura été un mauvais commandant, il ne l’aura pas assez entraîné et n’aura pas su prévoir ses actions et il sera incapable de vivre avec cette culpabilité. Ça serait souffrir mille morts, alors que l’huile bouillante, si affreuse soit-elle, devrait être finie en quelques minutes.
« …À moins qu’on ne le tire de là avec des brûlures au troisième degré et qu’il agonise pendant des semaines, les nerfs à vifs, le système immunitaire désactivé et la circulation sanguine dérégulée, » intervient Kowalski.
Private pourtant saute et se rétablit, hors de danger, quelques plumes à peine caramélisées, un sourire triomphant au bec. Le bisquick censé lui faire des semelles de plomb s’est transformé en planche de salut. Le voilà sain et sauf, victorieux, plus fort que tous, plus inventif, plus rapide, plus chanceux !
Face à une telle démonstration de talent Skipper devrait craindre d’être dépassé ; trop soulagé de le voir en vie pour se laisser aller à cette autre peur, le cœur toujours battant, il serre son soldat presque à l’étouffer. Puis l’inspecte sous toutes les coutures pour s’assurer qu’il n’a pas subi de blessure cachée, pour parachever son action héroïque en venant mourir dans ses ailes quand on ne s’y attendrait plus.
Enfin rassuré, pour faire bonne mesure, Skipper assène une bonne gifle à Private : étranges félicitations ! Et l’ultime aveu de faiblesse lui échappe :
« Ne me refais plus jamais une peur pareille, tu m’entends ? »