Titre : À la fête
Auteur :
malurette
Base : When Marnie was there
Personnages/Couple : Anna & Marnie
Genre : gen/flangst
Gradation : G / K
Légalité : propriété du studio Ghibli, d’après Joan G. Robinson ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème 2#4, « Rire » pour
5_sens
Note : je n’ai pas encore lu le livre, je me base sur le film
Avertissements : inhérents au couple
Nombre de mots : 350
**
Marnie tenait absolument à inviter Anna dans ce qu’elle croyait son monde : celui de ses parents, des adultes, de la fête, qu’elle observait en cachette depuis qu’elle était toute petite et dans lequel elle n’était pas encore tout à fait admise.
Elle s’y amusa follement ; Anna, moins. Au milieu des adultes et de leurs plaisanteries bizarres, elle avait toujours l’impression qu’ils riaient d’elle et non avec elle. Ils cachaient toujours des choses aux enfants, même en pleine lumière. Surtout ainsi, au milieu des lumières artificielles, en pleine nuit. Elles les avaient peut-être surpris dans leur univers, mais ça ne suffisait pas à les y faire réellement entrer.
Enfin, Marnie, elle, semblait s’y amuser follement, sans aucune arrière-pensée, sans aucun doute. Elle dansait, pirouettait, riait de bonheur et rien que pour voir cela, Anna acceptait de jouer le jeu.
Tout de même, Anna préférait quand elles se rencontraient seule à seule, en pleine nature, loin des adultes. Avec Marnie et Marnie seulement, elle avait enfin l’occasion de s’amuser sans personne pour se moquer, de l’une ou de l’autre. Anna était persuadée que ces escapades étaient aussi profitables à Marnie qu’à elle, bien plus que rêver au monde des adultes.
Ensemble, loin de tout, elles pouvaient rire de tout, aussi bien que pleurer. Souvent, sans même comprendre comment ou pourquoi, Anna se surprenait à sourire, comme rarement dans sa vie d’avant. Entre deux moments à partager des secrets et à s’écouter avec attention, elles prenaient le temps de ne rien dire, par choix et pas juste parce que d’autres les auraient ignorées, juste parce qu’elles pouvaient se comprendre même dans le silence et le calme de leur présence.
Et, surtout, pour la première fois, elles s’amusaient franchement, l’une et l’autre, l’une avec l’autre, sans plus aucune crainte sous-jacente. Ici, ensemble, elles pouvaient rire aux éclats, à en perdre le souffle, sans penser un seul instant aux crises d’asthme ou aux punitions de la gouvernante pour avoir fait du bruit et ne pas s’être conduite en enfant parfaitement sage. Et encore rire tout doucement, sous cape, mutine, ou juste, intérieurement, et en rester comme toute illuminée.
Auteur :
Base : When Marnie was there
Personnages/Couple : Anna & Marnie
Genre : gen/flangst
Gradation : G / K
Légalité : propriété du studio Ghibli, d’après Joan G. Robinson ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème 2#4, « Rire » pour
Note : je n’ai pas encore lu le livre, je me base sur le film
Avertissements : inhérents au couple
Nombre de mots : 350
Marnie tenait absolument à inviter Anna dans ce qu’elle croyait son monde : celui de ses parents, des adultes, de la fête, qu’elle observait en cachette depuis qu’elle était toute petite et dans lequel elle n’était pas encore tout à fait admise.
Elle s’y amusa follement ; Anna, moins. Au milieu des adultes et de leurs plaisanteries bizarres, elle avait toujours l’impression qu’ils riaient d’elle et non avec elle. Ils cachaient toujours des choses aux enfants, même en pleine lumière. Surtout ainsi, au milieu des lumières artificielles, en pleine nuit. Elles les avaient peut-être surpris dans leur univers, mais ça ne suffisait pas à les y faire réellement entrer.
Enfin, Marnie, elle, semblait s’y amuser follement, sans aucune arrière-pensée, sans aucun doute. Elle dansait, pirouettait, riait de bonheur et rien que pour voir cela, Anna acceptait de jouer le jeu.
Tout de même, Anna préférait quand elles se rencontraient seule à seule, en pleine nature, loin des adultes. Avec Marnie et Marnie seulement, elle avait enfin l’occasion de s’amuser sans personne pour se moquer, de l’une ou de l’autre. Anna était persuadée que ces escapades étaient aussi profitables à Marnie qu’à elle, bien plus que rêver au monde des adultes.
Ensemble, loin de tout, elles pouvaient rire de tout, aussi bien que pleurer. Souvent, sans même comprendre comment ou pourquoi, Anna se surprenait à sourire, comme rarement dans sa vie d’avant. Entre deux moments à partager des secrets et à s’écouter avec attention, elles prenaient le temps de ne rien dire, par choix et pas juste parce que d’autres les auraient ignorées, juste parce qu’elles pouvaient se comprendre même dans le silence et le calme de leur présence.
Et, surtout, pour la première fois, elles s’amusaient franchement, l’une et l’autre, l’une avec l’autre, sans plus aucune crainte sous-jacente. Ici, ensemble, elles pouvaient rire aux éclats, à en perdre le souffle, sans penser un seul instant aux crises d’asthme ou aux punitions de la gouvernante pour avoir fait du bruit et ne pas s’être conduite en enfant parfaitement sage. Et encore rire tout doucement, sous cape, mutine, ou juste, intérieurement, et en rester comme toute illuminée.