malurette: (le bleu est une couleur chaude)
[personal profile] malurette posting in [community profile] glyfic
Titre : L’être de sa vie
Auteur : [personal profile] malurette
Base : Le Bleu est une couleur chaude
Couple : Clémentine/Emma
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Julie Maroh, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : « Chosen One(s) » pour [community profile] ladiesbingo (élue(s))
Nombre de mots : 600+

***

Emma et Clémentine ne s’étaient pas à proprement parler choisies, parce qu’on ne choisit pas de qui on devient amoureuse, mais une fois amoureuses l’une de l’autre elles eurent tout de même des choix à faire. On peut toujours décider de son propre chef d’agir selon ses sentiments ou de les nier, de les assumer ou d’abandonner en espérant oublier.

L’une comme l’autre avaient préféré commencer par tenter de nier leur attraction mutuelle, d’ailleurs. Emma se refusait à débaucher une lycéenne ! Même si elle n’était pas tellement plus âgée elle-même. Leur relation commença comme celle de simples amies. Clémentine était une compagnie agréable, une jeune fille avide d’apprendre et de comprendre le monde, et leurs conversations sur tous les sujets les passionnaient toutes les deux. Elle apportait une fraîcheur nouvelle qu’Emma ne retrouvait plus parmi le cercle d’amies de Sabine qui répétaient toujours les mêmes vieux arguments. Clémentine avait le potentiel de devenir une adulte formidable… et c’est bien ce qui arriva. Ses sentiments, doublés d’un désir grandissant que seule la culpabilité étouffait à grand’ peine, se développèrent bien au-delà de l’amitié.

Après des mois de tergiversations et de double jeu, pressée par Clémentine, Emma prit la décision de quitter Sabine, honteuse de l’avoir trompée si longtemps et s’empressant d’oublier ce passage malhonnête pour se consacrer à leur amour nouveau et si beau.
Clémentine commença, elle, par nier le désir et son identité naissante, s’enfermant d’abord dans les mensonges au monde et à soi-même, avant d’y céder complètement, avec encore plus de fougue qu’Emma. Une fois qu’elle eut accepté ses rêves, ses désirs et la réalité de leur coup de foudre, à plus forte raison au fur et à mesure qu’elle apprenait à connaître de mieux en mieux Emma, elle l’aima de plus en plus.

Avec le caractère entier propre à sa jeunesse, une fois admis, elle refusa de transiger avec ses sentiments. Face au choix sadique imposé par la colère de ses parents, de devoir se décider dans la panique du moment entre sa famille et la femme qu’elle aimait et la certitude d’y perdre l’autre et de souffrir dans les deux cas, Clémentine ne voulut jamais changer d’avis. Si dure qu’ait été sa vie ensuite, elle resta persuadée qu’elle aurait été pire, d’une façon différente mais certaine, autrement. Elle avait raison de préférer suivre Emma, de préférer au confort et à la stabilité de sa petite vie avec ses parents, le saut dans l’inconnu en restant honnête avant tout. Au cours des années qui suivirent elle eut tout loisir de réexaminer sa décision, pour en revenir toujours à la conclusion que ça en valait la peine.
Emma était la rencontre la plus importante de sa vie, l’Amour avec un grand A, la personne qui lui conviendrait le mieux, celle avec qui elle voulait construire sa vie désormais, si possible pour toujours.

Si ç’avait été possible, pensait Clémentine, elles se seraient épousées. Ça ne l’était pas et Emma avait préféré décréter qu’il n’en était pas besoin, que leurs certitudes leur suffisaient. Clémentine les consolida avec de grandes déclarations sur l’amour changeant mais certain, sur l’éternité et la sublimation que leur apportait leur rencontre.
Elles étaient l’une pour l’autre l’être le plus important. Chacune avait remis en cause pour l’autre son ancienne vie ; chacune éclairait les choix de l’autre pour la suite. Elles redéfinirent leurs relations et leurs projets, personnels et communs, ensemble. Elles étaient encore toutes deux bien jeunes pour décider d’un coup du reste de leur vie, elles avaient encore des doutes, mais elles acceptèrent de faire ce pari.
Elles voulaient pouvoir être sûre l’une de l’autre et au moment de prendre cette décision, elles avaient une confiance absolue l’une en l’autre : ça suffisait pour affronter le reste de la vie.

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glyfic

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