Titre : Visite de courtoisie
Auteur :
malurette
Base : Arcane
Personnages/Couple : Viktor & Ximena Talis, past Viktor/Jayce
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Riot Games & studio Fortiche ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt https://glyfic.dreamwidth.org/2879686.html
Nombre de mots : 550+
*
Une silhouette étrange cheminait à travers la Ville Basse. Une dame âgée, une expression déterminée, un maintien altier.
Personne ne songeait sérieusement à l'agresser — pas par pitié : tout le monde ici bas connaissait au moins une petite grand-mère à donner en exemple comme ayant survécu à tout et parfaitement capable de se battre encore avec férocité ; pas par respect non plus : elle n'avait rien fait encore de particulier pour le mériter ; tout simplement, par prudence. En attendant de voir si...
Elle portait des vêtements de grande qualité qui trahissaient sa venue de Là-Haut, cependant la main qui tenait serré son châle de voyage était mi chair, mi mécanisme brillant, et quand elle éleva la voix — très poliment, pour de demander son chemin vers chez ce docteur qui réparait les membres de gens — son accent n'était en rien Piltie.
La plupart des Zaunites évitaient de tirer des conclusions trop hâtives mais certaines circonstances appellent facilement une déduction logique. Et personne avec un un tant soit peu de bon sens n'irait se mêler des affaires du Hérault des Machines, quelle que puisse être l'affaire qui se trame entre cette petite dame et lui.
Donc, pas d'agression mais des indications utiles pour trouver sa route vers cette maison sur l'Allée des Braises.
Le portail en fer forgé s'ouvrit devant elle.
"Mme Talis. Que faites-vous ici ?
- Viktor, mon garçon, on appelle cela une visite de courtoisie. Comment vas-tu depuis tout ce temps ?"
La courtoisie appelle une réciprocité et quelles que soient les circonstances ça ne se fait pas de laisser sa belle-mère (son ex belle-mère ?) sur le pas de la porte. Le Hérault des Machines s'effaça pour la laisser entrer. Il n'éprouvait aucune animosité envers elle. Mais si elle devait lui crier dessus, mieux valait que l'entièreté de Zaun n'en soit pas témoin. Lui et le Protecteur du Futur se lançaient à la tête autant d'insultes que de coups et en faisaient presque un jeu, mais que la maman de Jayce vienne le gronder ? ça, sa réputation ne s'en relèverait jamais.
"Mme Talis, si vous êtes là de sa part...
- Viktor. S'il te plaît, non. J'aime mon fils de tout mon cœur mais nous savons tous les deux quel imbécile il peut être. Et combien il est têtu. Non, je ne suis pas ici pour te supplier de le reprendre."
Viktor lui fit signe de prendre ses aises dans ce qui pouvait passer de plus accueillant comme coin de laboratoire.
"Je vais nous préparer un thé."
Dans le doute devant une situation sociale tendue et inattendue, le thé est toujours une bonne réponse. S'occuper de la théière et de la plaque chauffante lui donnait le temps de reprendre contenance. Et le thé était bon. Ximena accepta de bonne grâce la tasse qu'il lui offrit. En apprécia la chaleur, le parfum, le goût. L'en remercia avec sincérité. Et pourtant quelque chose dans son regard demeurait sévère. Non, quelque chose dans son regard demeurait triste — elle s'inquiétait.
"Je sais que vous vous êtes fait beaucoup de mal l'un à l'autre et ça ne sera pas possible de simplement... passer outre et oublier."
(Sans même parler de pardonner. Peu importe combien ils se sont aimés avant. Sans parce que ils se sont tellement aimés avant. Ça n'a rendu la trahison que plus douloureuse encore.)
Elle lui prit la main, l'à-moitié mécanique rencontrant l'entièrement mécanisée.
"Alors. Dis-moi, sincèrement, cariño : comment vas-tu ?"
Auteur :
Base : Arcane
Personnages/Couple : Viktor & Ximena Talis, past Viktor/Jayce
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Riot Games & studio Fortiche ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt https://glyfic.dreamwidth.org/2879686.html
Nombre de mots : 550+
Une silhouette étrange cheminait à travers la Ville Basse. Une dame âgée, une expression déterminée, un maintien altier.
Personne ne songeait sérieusement à l'agresser — pas par pitié : tout le monde ici bas connaissait au moins une petite grand-mère à donner en exemple comme ayant survécu à tout et parfaitement capable de se battre encore avec férocité ; pas par respect non plus : elle n'avait rien fait encore de particulier pour le mériter ; tout simplement, par prudence. En attendant de voir si...
Elle portait des vêtements de grande qualité qui trahissaient sa venue de Là-Haut, cependant la main qui tenait serré son châle de voyage était mi chair, mi mécanisme brillant, et quand elle éleva la voix — très poliment, pour de demander son chemin vers chez ce docteur qui réparait les membres de gens — son accent n'était en rien Piltie.
La plupart des Zaunites évitaient de tirer des conclusions trop hâtives mais certaines circonstances appellent facilement une déduction logique. Et personne avec un un tant soit peu de bon sens n'irait se mêler des affaires du Hérault des Machines, quelle que puisse être l'affaire qui se trame entre cette petite dame et lui.
Donc, pas d'agression mais des indications utiles pour trouver sa route vers cette maison sur l'Allée des Braises.
Le portail en fer forgé s'ouvrit devant elle.
"Mme Talis. Que faites-vous ici ?
- Viktor, mon garçon, on appelle cela une visite de courtoisie. Comment vas-tu depuis tout ce temps ?"
La courtoisie appelle une réciprocité et quelles que soient les circonstances ça ne se fait pas de laisser sa belle-mère (son ex belle-mère ?) sur le pas de la porte. Le Hérault des Machines s'effaça pour la laisser entrer. Il n'éprouvait aucune animosité envers elle. Mais si elle devait lui crier dessus, mieux valait que l'entièreté de Zaun n'en soit pas témoin. Lui et le Protecteur du Futur se lançaient à la tête autant d'insultes que de coups et en faisaient presque un jeu, mais que la maman de Jayce vienne le gronder ? ça, sa réputation ne s'en relèverait jamais.
"Mme Talis, si vous êtes là de sa part...
- Viktor. S'il te plaît, non. J'aime mon fils de tout mon cœur mais nous savons tous les deux quel imbécile il peut être. Et combien il est têtu. Non, je ne suis pas ici pour te supplier de le reprendre."
Viktor lui fit signe de prendre ses aises dans ce qui pouvait passer de plus accueillant comme coin de laboratoire.
"Je vais nous préparer un thé."
Dans le doute devant une situation sociale tendue et inattendue, le thé est toujours une bonne réponse. S'occuper de la théière et de la plaque chauffante lui donnait le temps de reprendre contenance. Et le thé était bon. Ximena accepta de bonne grâce la tasse qu'il lui offrit. En apprécia la chaleur, le parfum, le goût. L'en remercia avec sincérité. Et pourtant quelque chose dans son regard demeurait sévère. Non, quelque chose dans son regard demeurait triste — elle s'inquiétait.
"Je sais que vous vous êtes fait beaucoup de mal l'un à l'autre et ça ne sera pas possible de simplement... passer outre et oublier."
(Sans même parler de pardonner. Peu importe combien ils se sont aimés avant. Sans parce que ils se sont tellement aimés avant. Ça n'a rendu la trahison que plus douloureuse encore.)
Elle lui prit la main, l'à-moitié mécanique rencontrant l'entièrement mécanisée.
"Alors. Dis-moi, sincèrement, cariño : comment vas-tu ?"