malurette: (parapluie)
[personal profile] malurette posting in [community profile] glyfic
Titre : Tout ce qui pèse
Auteur : [personal profile] malurette
Base : Arcane
Personnage : Viktor
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Riot Games & studio Fortiche ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Continuité/Spoil éventuel : saison #1, entre les actes #1 et 2 ?
traduction
Nombre de mots : 700+

***

Longues heures. Une fois de plus. Une fois de trop ? C’est qu’il y a tellement à faire, et si peu de temps pour tout faire…
Viktor n’est pas du genre à se lamenter inutilement sur les faiblesses de la chair – la nécessité de manger et dormir qui empiète sur son précieux temps disponible, les douleurs qui menacent d’embrumer son esprit plus précieux encore, la raideur qui complique ses mouvements : combien, pourtant, lesdites faiblesses sont grandes !
Alors plutôt que se lamenter il s’efforce de passer outre et toujours viser l’amélioration. Il n’y a pas grand’ chose qu’il puisse faire en regard du repos et de la nourriture – installer un lit d’appoint dans un coin du laboratoire pour les journées trop longues après lesquelles il est trop épuisé pour se traîner chez lui, les nuits qu’il passe sur place ; s’arranger avec Jayce ou Sky pour qu’ils lui ramènent des plats à emporter ; quant à la douleur… il a toute une pharmacopée à doser soigneusement juste assez pour atténuer la douleur jusqu’à un seuil tolérable, sans pour autant embrumer son esprit ; des attelles et une béquille pour supporter le poids de son corps qui s’affaiblit inexorablement.
Rien à quoi l’HexTech puisse apporter de solution. Pas exactement, ou en tout cas pas encore.

La nuit où Jayce et lui ont résolu le mystère de la magie, les possibilités ouvertes semblaient infinies. Apesanteur, illumination, téléportation, et quoi d’autre encore ? À en croire les mythes populaires la magie pourrait faire absolument tout et n’importe quoi, la seule limite étant l’imagination humaine pour en avoir l’idée… et désormais calculer la formule runique exacte pour le réaliser.
Dans les premiers temps de sa collaboration avec Jayce ils ont fait rebondir tellement d’idées pour trouver la bonne. La téléportation qui avait sauvé la vie de Jayce et sa mère autrefois et qu’ils ont reproduite cette fameuse nuit, de façon ridiculement petite : juste assez pour une petite roue crantée. La lévitation pour des transports flottants – des trains plus imposants, des plate-formes de chargement auto-portantes, des ascenseurs ?
("Ben, c’est clair qu’on la moitié « s’élever très vite et sans effort », mais pour le voyage retour plus doucement et en toute sécurité ça va demander quelques ajustements !")
des fauteuils flottants pour les gens incapables de marcher ?
Le Conseil n’a approuvé que la téléportation, à condition de le faire sur des volumes autrement plus importants ; le reste ne retenant ni leur attention ni surtout leur investissement. Éventuellement, des dirigeables. Mais puisque la téléportation va réduire considérablement le temps de voyage, pourquoi s’embêter à améliorer les anciennes versions du fret ? Quant au concept de transport facile à très petite échelle, pour le quotidien d’usagers particuliers, ils n’ont même pas écouté.
Des années plus tard, Viktor commence à dresser les plans d’un exosquelette, alimenté par HexTech. Pour les patients perdant leur autonomie corporelle. Et bien sûr le Conseil ne voit que les applications industrielles : pour que les travailleurs travaillent encore plus dur.

Il en est là ce soir. À travailler dur lui-même, au-delà de ses limites.
Leur vieux premier prototype trône toujours dans un coin du labo, à peine modifié, à peine amélioré, stabilisé tout juste pour un usage de démonstration, de preuve de concept et rien de plus.
Un de ces soirs où il en a fait clairement trop.

Avec un soupir, Viktor met en sécurité sa béquille et toutes ses notes en cours, défait son attelle – c’est un moment délicat, quand la pression se relâche d’un coup la douleur augmente d’abord brusquement avant de s’apaiser – et il met l’appareil en route. Pour quelques minutes, un quart d’heure peut-être de répit, il est en apesanteur, libre de toute contrainte, enveloppé d’une délicieuse tiédeur ; ses articulations ne subissent plus les tristes contraintes de la gravité – reste toujours une douleur sourde et amoindrie ; ça il ne s’en libérera jamais entièrement, mais il peut ainsi l’apaiser suffisamment pour se sentir presque bien.
Il laisse la délicate lueur bleutée apaiser également son esprit et faire taire pour un moment tous ses soucis. Il ferme les yeux. Respire.
Et si jamais ses yeux venaient à s’embuer, l’absence de pesanteur empêchera d’éventuelle larmes de couler.
Il se donne juste quelques minutes, quelques minutes et puis il reprendra sa place et se remettra au travail.
(will be screened)
(will be screened if not validated)
If you don't have an account you can create one now.
HTML doesn't work in the subject.
More info about formatting

Profile

glyfic

January 2026

S M T W T F S
    123
4 5 6 78910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Most Popular Tags

Style Credit

Expand Cut Tags

No cut tags
Page generated Jan. 9th, 2026 11:47 pm
Powered by Dreamwidth Studios