Titre : Rats des villes, rats d'égouts
Auteur :
ylg
Base : Angel♰Sanctuary
Personnages : Shatiel, Raziel, les i-children
Genre : gen/plutôt moche
Gradation : PG-13 / T
Disclaimer : propriété de Yuki Kaori, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : « rat »
Continuité/Spoil éventuel : je ne sais plus – mais bon, à partir du moment où vous connaissez Shatiel...
Avertissement : imagerie assez violente
Nombre de mots : 150 + 350
**
On les appelle « lapins », les enfants aux yeux rouges. Pas pour les comparer aux petites boules de poil qu'aujourd'hui les humains prennent affectueusement comme animaux de compagnie... mais en souvenir du temps où c'étaient des bêtes sauvages que l'on chassait à courre.
Ils ont appris à sa cacher, depuis, à se terrer dans les égouts, dans souterrains des niveaux inférieurs des cieux pour échapper à leurs poursuivants, comme dans des garennes.
Ils n'ont plus grand' chose de sauvage au sens naturel désormais. Ils se sont faits à la ville. Ils se cachent dessous et survivent de ses déchets. La « sauvagerie », il la tiennent de la société au-dessus.
Ils sont devenus efficaces pour vivre sous la ville et ne vaudraient plus rien si leur offrait un jardin tout neuf où s'ébattre.
Et si les anges supérieurs se réfèrent encore vocalement à eux comme « lapins », il en est beaucoup qui utilisent intérieurement plus facilement « rats ».
*
« Ils nous appellent lapins. À cause de nos yeux rouges, je crois. Pour eux, nous sommes de petits animaux inoffensifs mais amusants à chasser... On a colonisé les caves et les égouts pour se cacher et on s'en sort plutôt bien... pour l'instant. Jusqu'à la prochaine campagne d'extermination. Bien sûr, après chaque, il en naît toujours de nouveaux. C'est ça le problème pour eux : quoi qu'ils fassent, on continue à pulluler !
» Mais c'est pourtant bien eux qui nous donnent naissance.
» Enfin. On s'est tellement bien adaptés, dans ce trou... on est la population naturelle de cet étage du monde céleste, de cette ville qui se casse la gueule. Si Dieu nous pardonnait et nous envoyait dans un nouvel Éden, on serait pas foutu d'y survivre.
» On pourrait dire qu'on est même plus des lapins dans une garenne, à ce stade... on est des rats. »
Quand Shatiel se taît enfin, sa colère est retombée. Elle pose sur Raziel sidéré par sa tirade un regard apitoyé : le pauvre garçon ne sait plus quoi lui dire. C'est bien ce qu'elle voulait, en lui jetant cela à la face : le faire taire, et pourtant elle est déçue qu'il ne trouve rien à lui répondre.
« Non. Non, vous n'êtes ni des lapins, ni des rats. Ni aucune autre espèce d'animaux. Vous êtes... vous êtes des anges vous aussi.
- Si tu le crois tant mieux... non, tant pis pour toi. Ça n'est pas à moi qu'il faut le dire, c'est tes supérieurs qu'il faut convaincre. Et ça, c'est pas demain la veille ! On a encore de longs jours à tirer ici.
» Enfin, quand je dis longs... on vit jamais bien vieux, individuellement. Mais notre existence en tant que colonie des bas-fonds est sans doute infinie. On est que de pauvres tout petits animaux nuisibles sans grand espoir...
» Tu vois. Retourne à ta ville haute bien aseptisée et oublie-nous. Ça vaudra mieux pour toi.
- Non !
- Et pour nous aussi. Rats ou lapins, on sera jamais des moutons.
- Je te promets que ça changera un jour !
- Mais oui, mais oui. Disparais, maintenant. »
Auteur :
Base : Angel♰Sanctuary
Personnages : Shatiel, Raziel, les i-children
Genre : gen/plutôt moche
Gradation : PG-13 / T
Disclaimer : propriété de Yuki Kaori, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : « rat »
Continuité/Spoil éventuel : je ne sais plus – mais bon, à partir du moment où vous connaissez Shatiel...
Avertissement : imagerie assez violente
Nombre de mots : 150 + 350
On les appelle « lapins », les enfants aux yeux rouges. Pas pour les comparer aux petites boules de poil qu'aujourd'hui les humains prennent affectueusement comme animaux de compagnie... mais en souvenir du temps où c'étaient des bêtes sauvages que l'on chassait à courre.
Ils ont appris à sa cacher, depuis, à se terrer dans les égouts, dans souterrains des niveaux inférieurs des cieux pour échapper à leurs poursuivants, comme dans des garennes.
Ils n'ont plus grand' chose de sauvage au sens naturel désormais. Ils se sont faits à la ville. Ils se cachent dessous et survivent de ses déchets. La « sauvagerie », il la tiennent de la société au-dessus.
Ils sont devenus efficaces pour vivre sous la ville et ne vaudraient plus rien si leur offrait un jardin tout neuf où s'ébattre.
Et si les anges supérieurs se réfèrent encore vocalement à eux comme « lapins », il en est beaucoup qui utilisent intérieurement plus facilement « rats ».
« Ils nous appellent lapins. À cause de nos yeux rouges, je crois. Pour eux, nous sommes de petits animaux inoffensifs mais amusants à chasser... On a colonisé les caves et les égouts pour se cacher et on s'en sort plutôt bien... pour l'instant. Jusqu'à la prochaine campagne d'extermination. Bien sûr, après chaque, il en naît toujours de nouveaux. C'est ça le problème pour eux : quoi qu'ils fassent, on continue à pulluler !
» Mais c'est pourtant bien eux qui nous donnent naissance.
» Enfin. On s'est tellement bien adaptés, dans ce trou... on est la population naturelle de cet étage du monde céleste, de cette ville qui se casse la gueule. Si Dieu nous pardonnait et nous envoyait dans un nouvel Éden, on serait pas foutu d'y survivre.
» On pourrait dire qu'on est même plus des lapins dans une garenne, à ce stade... on est des rats. »
Quand Shatiel se taît enfin, sa colère est retombée. Elle pose sur Raziel sidéré par sa tirade un regard apitoyé : le pauvre garçon ne sait plus quoi lui dire. C'est bien ce qu'elle voulait, en lui jetant cela à la face : le faire taire, et pourtant elle est déçue qu'il ne trouve rien à lui répondre.
« Non. Non, vous n'êtes ni des lapins, ni des rats. Ni aucune autre espèce d'animaux. Vous êtes... vous êtes des anges vous aussi.
- Si tu le crois tant mieux... non, tant pis pour toi. Ça n'est pas à moi qu'il faut le dire, c'est tes supérieurs qu'il faut convaincre. Et ça, c'est pas demain la veille ! On a encore de longs jours à tirer ici.
» Enfin, quand je dis longs... on vit jamais bien vieux, individuellement. Mais notre existence en tant que colonie des bas-fonds est sans doute infinie. On est que de pauvres tout petits animaux nuisibles sans grand espoir...
» Tu vois. Retourne à ta ville haute bien aseptisée et oublie-nous. Ça vaudra mieux pour toi.
- Non !
- Et pour nous aussi. Rats ou lapins, on sera jamais des moutons.
- Je te promets que ça changera un jour !
- Mais oui, mais oui. Disparais, maintenant. »