ext_130622: (yoko)
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Titre : Le hasard d'une rencontre
Auteur : ylg
Base : Yoko Tsuno, L'Or du Rhin
Personnages/Couple : Tsuno Yoko/'Yasuda' Minako
Genre : à la poursuite d'une ombre
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Roger Leloup, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
 
Thème #04, « Alors comme ça, tu travailles ici ? » pour [livejournal.com profile] yuri_a_tt_prix
Nombre de mots : ~1200

***

Cologne est une ville magnifique, sa cathédrale est un bijou d'art gothique. Yoko se réjouit qu'Ingrid l'y ait fait venir. Elle apprécie toujours les promesses de temps passé avec son amie, et pour qui aime, comme elle, visiter le monde, un prétexte pour visiter cette ville ajoute encore au plaisir de leurs retrouvailles.

Le hasard pourtant vient bouleverser leurs plans en la personne de cette jeune femme croisée par hasard. Parmi les centaines de touristes visitant chaque jour la cathédrale, pourquoi fallait-il qu'elle la croise elle précisément ? cette jeune femme en blanc et jaune lumineux, un kanzashi floral dans les cheveux, venue l'aborder… Ibis ? romantique pseudonyme, mais Yoko est là seulement pour Ingrid et Bach. Elle passe son chemin et laisse cette belle inconnue continuer le sien.
Sans cette personne bousculée sur le chemin de la crypte, elle ne serait restée qu'une rencontre fugace, oubliée sitôt Ingrid retrouvée. Elle y aurait peut-être repensé au soir, et plus jamais ensuite.
Au lieu de cela, piquée par la curiosité, elle préfère partir à sa recherche… pour la découvrir en bien mauvaise posture dans la chapelle, et là tout bascule.

Pour l'aider, il faut bien savoir qui elle est. Cela impose de fouiller ses affaires, quoi qu'elle y répugne. D'autant que, Yoko aurait préféré ne pas tomber si vite sur l'arme que cette femme serrait dans son sac.
Toutefois ni ce dangereux objet ni l'arrivée d'Ingrid ne diminuent son intérêt pour cette inconnue. Ce qu'elles découvrent ne fait qu'épaissir le mystère.
Au moins, son passeport leur apporte une première réponse. L'inconnue a un nom et un statut :

Yasuda Minako,
-un nom courant, un prénom banal. Jolie enfant ? Yoko ne saurait dire s'il lui va bien mais le prend comme preuve d'amour de ses parents-
27 ans, domiciliée à Tōkyō, interprète en langues européennes.
Quelles langues ? Yoko elle-même parle le français, l'anglais, l'allemand. Cette Yasuda-san aussi, sans nul doute ; maîtrise-t-elle également l'italien ou l'espagnol, le néerlandais ? qui sait ? C'est donc une femme cultivée, polyvalente. Yoko se demande ce qui l'a amenée là. Quelle est son histoire, quel drame se cache peut-être derrière son agression ? et son lien avec cette femme grande, au regard dur, cachant son visage, trop parfumée, qui l'a attirée là pour se débarrasser d'elle ?

Les réponses à ces questions, il lui faut absolument les trouver. Yasuda-san confiée aux secours, Yoko se lance sur la seule piste dont elle dispose, entraînant Ingrid à sa suite. Quand elle a une idée en tête, son amie sait qu'il est inutile de vouloir l'arrêter. Même si le danger se profile sur sa route… et peut-être même, bien au contraire.

C'est inexplicable de manière logique, mais elle se sent proche d'elle. Attirée par elle, même. Ça n'est pas de la pitié ; la pitié serait une insulte pour la fierté de Yasuda-san. Non, c'est bel et bien de l'intérêt.
Pour elle, elle remonte la piste du Rheingold.
Et ce qu'elle découvre la charme. Ingrid, se voulant juste spectatrice des états d'âme de Yoko sans participer à ses coups d'éclat, est elle aussi conquise, même si à son corps défendant. Ce train est un cadre idéal pour y abriter une sombre affaire ! …même si, quand même, ça serait horrible de faire sauter cela. Pour les passagers, les passants, et le train lui-même. Mise devant ce fait, Ingrid acquiesce : s'il est possible de stopper cela sans s'exposer soi-même au danger, tout doit être tenté.

Là où les jeunes filles déchantent, c'est en découvrant l'identité de l'employeur : Kazuki Itō. C'était bien la dernière personne que Yoko s'attendait à croiser ici !
Alors comme ça, tu travailles ici ? dans un tel cadre, et surtout, sous les ordres de ce fou ?

Elle ne sait plus trop que penser de cette Yasuda Minako: victime de ce marchand de canons ou associée dans ses sombres magouilles ? Quel genre de personne peut-elle bien être, en elle-même, quand elle est en pleine possession de ses moyens ?

À ce moment, Ingrid espère bien que Yoko va enfin renoncer ; il est encore temps de prévenir la police et de les laisser faire. Peine perdue : elle s'entête.
*

En visitant de sa chambre, Yoko espérait en apprendre plus sur Yasuda-san. Effectivement, cela la renseigne un peu. Elle découvre une part de son intimité, tristement mise sens dessus dessous par des mains étrangères indélicates.
Minako se dévoile. Dans une cabine de style purement occidental et quelque peu vieillot, impersonnelle au possible, elle a apporté une touche spécifiquement japonaise, discrète mais décelable. Une touche féminine, aussi. Un manekineko de porcelaine tombé à bas du bureau l'émeut.
Là-dessus, la violence avec laquelle cette chambre a été fouillée, ou plutôt mise à sac, révolte Yoko.

Minako, est-ce donc cela que tu as gagné à travailler avec Kazuki ?
Elle ne peut vraiment plus lâcher cette affaire désormais. Cette Yasuda Minako, il faut qu'elle en sache plus sur elle et ses projets.

Le parallèle entre leurs situations la frappe. Japonaise exilée en Allemagne, elle s'en sent solidaire, et si c'est avec méprise, qu'au moins elle ne la laisse pas mal agir et l'empêche se compromettre ; c'est une question d'honneur.

Elle ne sera pas tranquille tant qu'elle n'aura pas résolu cette énigme. Une jeune femme agressée, une charge de plastic posée quelque part, et toute la dangerosité qu'elle attribue à Kazuki, à tort ou à raison, portée par une rancune personnelle… cela fait bien trop. Elle ne peut pas fermer les yeux et profiter sagement de ses vacances dans des conditions pareilles.

Pour ces quelques jours, elle va devoir fausser compagnie à Ingrid et ne la retrouvera que pour le concert suivant.
Il faut qu'elle se mette à la place de Minako et comprenne ce qui se trame là.
Dévoile-moi tes secrets, Minako, aide-moi à comprendre ce que ce fou trafique ici.
*

Yoko prend plaisir à se mettre dans sa peau, à endosser son rôle et sa garde-robe. Elles se ressemblent, après tout. Alors, elle joue avec cette ressemblance, d'autant plus qu'aux yeux des Occidentaux il est si facile de faire passer une Asiatique pour une autre.
Les différences subtiles qu'elle révèle à côté l'amusent.
Pendant ces deux jours, elle sera le double, l'ombre de Minako. Elle sent sa présence autour d'elle où qu'elle aille dans ce train.

Yoko veut espérer qu'en agissant ainsi, elle aide une victime, qu'elle l'empêche de commettre un acte regrettable, et qu'elle protège des innocents en déjouant les plans de Kazuki. Cette fille l'attire, elle ne voudrait pas être déçue par elle.

Avec un pincement au cœur toutefois, elle regrette de laisser Ingrid seule le temps qu'elle devra passer dans ce train. Mais l'appel ressenti ici est le plus fort. Ingrid ne comprendra pas ses raisons profondes, sans doute, mais respectera sa décision.

Ce train, une coquille occidentale à l'ancienne abritant le mélange de haute technologie et les tatami traditionnels, à côté des wagons d'outre-époque.
Dans un cadre familier, elle se remet à penser en japonais. Elle ne pense plus qu'à Minako.

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