Titre : Par-delà le bruit, par-delà le temps et l’amertume
Auteur :
ylg
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime et film
Personnages/Couples : Riza Hawkeye, Roy Mustang ; Riza/Royet indices de Roy/Ed
Genre : manqué
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété d'Arakawa, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : 1#43, « des yeux qui se rencontrent par-delà le bruit » pour
52_saveurs
Continuité/Spoil éventuel : fin de la 1ère série, derniers épisodes, 1er film
Nombre de mots : 380
**
La bataille fait rage autour d’eux. Claquement des coups de feu, martèlement sourd des armures qui avancent, lentement. Hurlements des civils terrifiés dans le lointain, résonnant dans les rues, déformés par la distance. Cris de douleur des blessés, couvrant les gémissements des mourants.
Ordres aboyés qui tonnent de loin en loin, étouffés par la cacophonie du champ de bataille. Ce qui fait qu’ils se comprennent essentiellement par le regard, un hochement de tête, parfois un geste.
Ils se répartissent le front.
Quand le fracas des transmutations recouvre tout le reste, tous les regards se tournent vers le nouveau venu. Ou plutôt, réalisent-ils quelques secondes plus tard, les nouveaux venus.
Pour Riza Hawkeye, rien ne fait alors plus de bruit que son propre cœur qui cogne comme un fou. Le Colonel surgi de nulle part, comme apparu du néant à la seule force de son désir de le revoir, donne ses ordres de manière brève, claire et nette, et ses mots résonnent à son oreille plus fort que tout. L’un après l’autre, ses anciens subordonnés se voient chargés d’une mission précise.
Elle n’attend plus qu’il se tourne enfin vers elle.
Chacun a été gratifié d’un regard, d’une parole, d’un rôle à jouer. Elle seule reste, au garde-à-vous, brûlant intérieurement.
Quand enfin, leurs yeux se rencontrent, elle serait incapable de dire si elle n’entend plus rien parce qu’elle ne voit plus que lui, ou si c’est parce qu’il a attendu que le silence se fasse pour la regarder.
Ce seul regard suffit à effacer deux ans d’absence. Brusquement, c’est comme si tout revenait à la normale. Elle oublierait presque qu’elle l’a détesté de l’avoir vu partir, haï d’avoir compris qu’elle ne lui suffisait pas et qu’il attendait le retour d’Edward.
Il lui sourit et cela suffit.
Tout revient à la normale. Elle pourrait sans doute même reprendre son rôle de baby-sitter pour colonel trop insouciant et lui reprocher d’être en retard. Gentiment. En restant dans le respect des règles, pour oublier qu’elle aurait voulu lui crier dessus.
Ou alors, elle pourrait plutôt oublier toute convenance et perdre son sang-froid et se jeter sur lui et l’embrasser.
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime et film
Personnages/Couples : Riza Hawkeye, Roy Mustang ; Riza/Roy
Genre : manqué
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété d'Arakawa, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : 1#43, « des yeux qui se rencontrent par-delà le bruit » pour
Continuité/Spoil éventuel : fin de la 1ère série, derniers épisodes, 1er film
Nombre de mots : 380
La bataille fait rage autour d’eux. Claquement des coups de feu, martèlement sourd des armures qui avancent, lentement. Hurlements des civils terrifiés dans le lointain, résonnant dans les rues, déformés par la distance. Cris de douleur des blessés, couvrant les gémissements des mourants.
Ordres aboyés qui tonnent de loin en loin, étouffés par la cacophonie du champ de bataille. Ce qui fait qu’ils se comprennent essentiellement par le regard, un hochement de tête, parfois un geste.
Ils se répartissent le front.
Quand le fracas des transmutations recouvre tout le reste, tous les regards se tournent vers le nouveau venu. Ou plutôt, réalisent-ils quelques secondes plus tard, les nouveaux venus.
Pour Riza Hawkeye, rien ne fait alors plus de bruit que son propre cœur qui cogne comme un fou. Le Colonel surgi de nulle part, comme apparu du néant à la seule force de son désir de le revoir, donne ses ordres de manière brève, claire et nette, et ses mots résonnent à son oreille plus fort que tout. L’un après l’autre, ses anciens subordonnés se voient chargés d’une mission précise.
Elle n’attend plus qu’il se tourne enfin vers elle.
Chacun a été gratifié d’un regard, d’une parole, d’un rôle à jouer. Elle seule reste, au garde-à-vous, brûlant intérieurement.
Quand enfin, leurs yeux se rencontrent, elle serait incapable de dire si elle n’entend plus rien parce qu’elle ne voit plus que lui, ou si c’est parce qu’il a attendu que le silence se fasse pour la regarder.
Ce seul regard suffit à effacer deux ans d’absence. Brusquement, c’est comme si tout revenait à la normale. Elle oublierait presque qu’elle l’a détesté de l’avoir vu partir, haï d’avoir compris qu’elle ne lui suffisait pas et qu’il attendait le retour d’Edward.
Il lui sourit et cela suffit.
Tout revient à la normale. Elle pourrait sans doute même reprendre son rôle de baby-sitter pour colonel trop insouciant et lui reprocher d’être en retard. Gentiment. En restant dans le respect des règles, pour oublier qu’elle aurait voulu lui crier dessus.
Ou alors, elle pourrait plutôt oublier toute convenance et perdre son sang-froid et se jeter sur lui et l’embrasser.