Titre : Équilibre
Auteur :
ylg
Base : Gensōmaden Saiyūki
Personnage : Cho Hakkai
Genre : gen avec un poil d’angst inhérent au perso
Gradation : PG / K+
Disclaimer : cette réinterprétation du personnage et de son histoire est la propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : « le yin et le yang » pour
6variations
Prompt : et d’où Hakkai tire-t-il sa maîtrise du qi-gong ?
Note : le coup des « boules de feu » qui gardent les mains sèches sous la pluie est un savoir de seconde main justement ; je n’ai jamais appris moi-même mais ma sœur dit avoir testé pendant un cours de yoga zarbi
Continuité/Spoil éventuel : tomes 4-5 de la première série
Nombre de mots : presque 600
***
Il y a, disent les spécialistes, deux énergies qui circulent dans le corps, ou une seule avec deux polarités. C’est une question de point de vue. Quoi qu’il en soit, une double ou deux différentes, il faut comprendre cette circulation, la maîtriser, et savoir la rediriger à sa guise.
Le Sanbutsushin n’impose rien, mais il est fortement suggéré au nouvel humain Cho Hakkai de mettre à profit son séjour de réhabilitation au Monastère et de s’y essayer. Il commence donc, comme exercice d’équilibre mental, de discipline, guidé par les bonzes.
En premier lieu, il apprend à concentrer le qi dans les paumes de ses mains. Et les paroles pourtant innocentes de son professeur le blessent durement :
« C’est la base de tout, et c’est facile à faire, facile à voir aussi : cela permet de garder les mains sèches et chaudes même sous l’averse. »
Et oh, en un clin d’œil, il se souvient de la pluie, l’eau du ciel et la pluie de sang, de la chaleur, oui, du sang frais répandu, glissant et poisseux sur ses mains nues, ses mains tenues au chaud et isolées de la pluie par le sang…
Est-ce fait exprès, est-ce un hasard ; sa première leçon s’imbrique ainsi avec un tout autre exercice : n’en rien montrer, de ce trouble qui l’envahit. Il s’évertue à garder les pensées sombres rattachées à sa vie passée pour lui seul, à afficher toujours un visage détendu.
Là-dessus, il échoue. Un sourire crispé déforme ses traits.
Avec le temps, il le perfectionnera, le rendra presque naturel, mais il en est pour l’instant encore loin. Les bonzes, avec tact, ne commentent pas et se concentrent uniquement sur leur leçon première.
Le qi, donc, est formé de deux énergies complémentaires. Pour mieux les visualiser au début ils suggèrent de les réduire aux extrêmes opposés. Et ensuite, d’en imaginer le mélange.
Leurs mots, encore une fois, suscitent des images trop fortes.
Hakkai fait de son mieux pour oblitérer les souvenirs de sa sœur sa femme son amour. Mâle et femelle ici sont des symboles ; yin et yang couvrent bien plus que les sexes. Il ne doit pas tout ramener à elle et lui, lui et elle, eux !
Il se rappelle, douloureusement : il est seul désormais. Mais il peut être complet quand même. Et seul n'est pas la même chose qu'isolé, insiste la partie de lui qui accepte d’essayer de voir le côté positif des choses.
Quoiqu’il en soit, par ces leçons, il se trouve forcé de voir de nouvelles perspectives, un point de vue différent, les deux côtés de chaque chose. Celui qui lui viendrait naturellement, et il s’efforce de travailler encore plus l’autre.
Il est un élève doué, lui dit-on bientôt. Il progresse vite. Il passe de la théorie à la pratique, découvre des utilités concrètes à sa nouvelle discipline. Comme espéré, elle fait du bien à son équilibre mental… et lui apporte en plus un exutoire physique.
Il peut manipuler à sa guise les flux d’énergie du corps, les siens et ceux des autres ; projeter ou dévier, détruire ou guérir. Il est capable du pire comme du meilleur : c’est une nouvelle arme qu’il a entre les mains. À lui de s’en servir au mieux, en se basant sur une sagesse nouvelle qu’il est censé avoir acquis en même temps. Avant de retourner dans le monde, il se place en face de ses responsabilités.
Auteur :
Base : Gensōmaden Saiyūki
Personnage : Cho Hakkai
Genre : gen avec un poil d’angst inhérent au perso
Gradation : PG / K+
Disclaimer : cette réinterprétation du personnage et de son histoire est la propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : « le yin et le yang » pour
Prompt : et d’où Hakkai tire-t-il sa maîtrise du qi-gong ?
Note : le coup des « boules de feu » qui gardent les mains sèches sous la pluie est un savoir de seconde main justement ; je n’ai jamais appris moi-même mais ma sœur dit avoir testé pendant un cours de yoga zarbi
Continuité/Spoil éventuel : tomes 4-5 de la première série
Nombre de mots : presque 600
Il y a, disent les spécialistes, deux énergies qui circulent dans le corps, ou une seule avec deux polarités. C’est une question de point de vue. Quoi qu’il en soit, une double ou deux différentes, il faut comprendre cette circulation, la maîtriser, et savoir la rediriger à sa guise.
Le Sanbutsushin n’impose rien, mais il est fortement suggéré au nouvel humain Cho Hakkai de mettre à profit son séjour de réhabilitation au Monastère et de s’y essayer. Il commence donc, comme exercice d’équilibre mental, de discipline, guidé par les bonzes.
En premier lieu, il apprend à concentrer le qi dans les paumes de ses mains. Et les paroles pourtant innocentes de son professeur le blessent durement :
« C’est la base de tout, et c’est facile à faire, facile à voir aussi : cela permet de garder les mains sèches et chaudes même sous l’averse. »
Et oh, en un clin d’œil, il se souvient de la pluie, l’eau du ciel et la pluie de sang, de la chaleur, oui, du sang frais répandu, glissant et poisseux sur ses mains nues, ses mains tenues au chaud et isolées de la pluie par le sang…
Est-ce fait exprès, est-ce un hasard ; sa première leçon s’imbrique ainsi avec un tout autre exercice : n’en rien montrer, de ce trouble qui l’envahit. Il s’évertue à garder les pensées sombres rattachées à sa vie passée pour lui seul, à afficher toujours un visage détendu.
Là-dessus, il échoue. Un sourire crispé déforme ses traits.
Avec le temps, il le perfectionnera, le rendra presque naturel, mais il en est pour l’instant encore loin. Les bonzes, avec tact, ne commentent pas et se concentrent uniquement sur leur leçon première.
Le qi, donc, est formé de deux énergies complémentaires. Pour mieux les visualiser au début ils suggèrent de les réduire aux extrêmes opposés. Et ensuite, d’en imaginer le mélange.
Leurs mots, encore une fois, suscitent des images trop fortes.
Hakkai fait de son mieux pour oblitérer les souvenirs de sa sœur sa femme son amour. Mâle et femelle ici sont des symboles ; yin et yang couvrent bien plus que les sexes. Il ne doit pas tout ramener à elle et lui, lui et elle, eux !
Il se rappelle, douloureusement : il est seul désormais. Mais il peut être complet quand même. Et seul n'est pas la même chose qu'isolé, insiste la partie de lui qui accepte d’essayer de voir le côté positif des choses.
Quoiqu’il en soit, par ces leçons, il se trouve forcé de voir de nouvelles perspectives, un point de vue différent, les deux côtés de chaque chose. Celui qui lui viendrait naturellement, et il s’efforce de travailler encore plus l’autre.
Il est un élève doué, lui dit-on bientôt. Il progresse vite. Il passe de la théorie à la pratique, découvre des utilités concrètes à sa nouvelle discipline. Comme espéré, elle fait du bien à son équilibre mental… et lui apporte en plus un exutoire physique.
Il peut manipuler à sa guise les flux d’énergie du corps, les siens et ceux des autres ; projeter ou dévier, détruire ou guérir. Il est capable du pire comme du meilleur : c’est une nouvelle arme qu’il a entre les mains. À lui de s’en servir au mieux, en se basant sur une sagesse nouvelle qu’il est censé avoir acquis en même temps. Avant de retourner dans le monde, il se place en face de ses responsabilités.