Titre : Éclatés aux quatre coins du pays
Auteur :
ylg
Base : FullMetal Alchemist, manga
Personnages : Jean Havoc
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété d'Arakawa Hiromu, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème #20, « mort seul au monde » pour
30morts
Continuité/Spoil éventuel : après le tome 13 et peut-être même jusqu'au 17 ou quelque chose comme ça ?
Nombre de mots : 400+
**
Bon d'accord, il n'est pas mort de ses blessures ni de leurs suites. Le Chef et leur lieut' préférée non plus. Ça n'est pas passé loin mais ça va à peu près, pour tout le monde. Et on l'assure que pour lui-même, sa vie n'est pas finie. Il accepte et jure qu'il fera les efforts qu'il faudra pour continuer.
Oui mais.
Ces efforts, il devra les faire tout seul, et pas juste parce que le Chef et le reste de l'équipe avancent plus vite que lui... parce qu'il n'y a plus d'équipe, point. On les disperse littéralement aux quatre coins du pays ! On expédie Breda, Farman et Fury se faire trucider sur les frontières, on prend Riza en otage, et lui va repartir dans sa cambrousse natale.
Techniquement, ça n'a rien à voir avec lui ; à la base c'est Mustang qui se retrouve pieds et poings liés par cette situation et les autres qui sont dans de sales draps, oui mais encore, ils se retrouvent tous au même point : isolés les uns des autres. Hasard cruel, on les sépare vraiment le plus possible : son vieux pote Breda s'en va à l'Ouest quand lui repart à l'Est ; ces deux nerds de Farman et Fury aussi se retrouvent sur des points opposés, et, bon, ça n'est qu'une supposition de sa part, mais il imagine que ça sera terrible pour Riza et Roy de rester géographiquement si proches, tous les deux à Central, mais séparés par les griffes de l'ennemi. Bande de salauds, que ces sales types pourris de l'État-Major.
Quand il y pense, il est le seul de la bande pas directement en danger de mort, et ça ne le console pas. Il n'a aucune envie de perdre qui que ce soit. Et puis, égoïstement... s'ils s'en vont tous, s'ils meurent tous ailleurs sans lui, s'il n'y a plus personne qui compte vraiment pour se souvenir de lui, est-il vraiment vivant lui-même ? D'accord, il reste toujours ses parents chez qui il s'en retourne, et ses connaissances d'enfance, mais ça n'est vraiment pas pareil. Ils n'ont pas le même regard sur lui, il a le sentiment qu'ils ne connaissent pas vraiment le « vrai » lui. Ça n'est pas gentil pour eux de penser ainsi mais il faut voir les choses en face : il les considérait un peu comme des fantômes et sa « famille » maintenant, sa vraie vie, c'était l'Armée. Il n'est pas non plus du genre à vivre par procuration, à travers les autres, en tout cas ne l'était pas à la base mais là, quand même, il est coincé et comptait un peu sur eux pour s'y raccrocher...
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist, manga
Personnages : Jean Havoc
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété d'Arakawa Hiromu, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème #20, « mort seul au monde » pour
Continuité/Spoil éventuel : après le tome 13 et peut-être même jusqu'au 17 ou quelque chose comme ça ?
Nombre de mots : 400+
Bon d'accord, il n'est pas mort de ses blessures ni de leurs suites. Le Chef et leur lieut' préférée non plus. Ça n'est pas passé loin mais ça va à peu près, pour tout le monde. Et on l'assure que pour lui-même, sa vie n'est pas finie. Il accepte et jure qu'il fera les efforts qu'il faudra pour continuer.
Oui mais.
Ces efforts, il devra les faire tout seul, et pas juste parce que le Chef et le reste de l'équipe avancent plus vite que lui... parce qu'il n'y a plus d'équipe, point. On les disperse littéralement aux quatre coins du pays ! On expédie Breda, Farman et Fury se faire trucider sur les frontières, on prend Riza en otage, et lui va repartir dans sa cambrousse natale.
Techniquement, ça n'a rien à voir avec lui ; à la base c'est Mustang qui se retrouve pieds et poings liés par cette situation et les autres qui sont dans de sales draps, oui mais encore, ils se retrouvent tous au même point : isolés les uns des autres. Hasard cruel, on les sépare vraiment le plus possible : son vieux pote Breda s'en va à l'Ouest quand lui repart à l'Est ; ces deux nerds de Farman et Fury aussi se retrouvent sur des points opposés, et, bon, ça n'est qu'une supposition de sa part, mais il imagine que ça sera terrible pour Riza et Roy de rester géographiquement si proches, tous les deux à Central, mais séparés par les griffes de l'ennemi. Bande de salauds, que ces sales types pourris de l'État-Major.
Quand il y pense, il est le seul de la bande pas directement en danger de mort, et ça ne le console pas. Il n'a aucune envie de perdre qui que ce soit. Et puis, égoïstement... s'ils s'en vont tous, s'ils meurent tous ailleurs sans lui, s'il n'y a plus personne qui compte vraiment pour se souvenir de lui, est-il vraiment vivant lui-même ? D'accord, il reste toujours ses parents chez qui il s'en retourne, et ses connaissances d'enfance, mais ça n'est vraiment pas pareil. Ils n'ont pas le même regard sur lui, il a le sentiment qu'ils ne connaissent pas vraiment le « vrai » lui. Ça n'est pas gentil pour eux de penser ainsi mais il faut voir les choses en face : il les considérait un peu comme des fantômes et sa « famille » maintenant, sa vraie vie, c'était l'Armée. Il n'est pas non plus du genre à vivre par procuration, à travers les autres, en tout cas ne l'était pas à la base mais là, quand même, il est coincé et comptait un peu sur eux pour s'y raccrocher...