Titre : Le premier pas
Auteur :
ylg
Base : Saiyūki
Personnages/Couple : Cho Kanan (/Cho Gonō), quelques OFCs sans importance
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : 2#3, « mouvement » pour
5_sens
Continuité/Spoil éventuel : après ma fic précédente
Nombre de mots : 900+
( mémoire )
( rire )
***
He bien maintenant, nous savons qui nous sommes, objectivement. Ce que nous sommes plus exactement. Mais en tant que personnes, nous avons encore à faire connaissance ?
L’entrevue rapide au cours de cette fameuse soirée n’était qu’un prélude ; le premier mouvement de leur nouvelle relation commencera ensuite. Juste ça, c’est énorme et c’est pourtant bien trop peu. Il va leur falloir se revoir, beaucoup et souvent.
*
Les amies de Kanan sont vertes de jalousie. Elles aussi avaient entendu parler de ce beau garçon inaccessible et quelques unes caressaient secrètement le projet de l’approcher. Elles étaient prévenues que ça serait difficile.
L’apercevoir à cette soirée et le trouver encore plus attirant que prévu n’a fait que renforcer ce désir, et l’impression qu’il faudrait ruser pour y arriver. Plusieurs ont renoncé d’emblée, craignant de ne pas être à la hauteur. Deux ou trois ont tenté leur chance, essayant de briller intellectuellement devant lui pour piquer son intérêt et... sont tombées à plat. L’une a réussi à nouer conversation mais a déchanté tout de même : impossible de l’en faire dévier. Sensible à son discours peut-être, mais absolument pas à ses charmes.
Et Kanan, elle, a tenté l’approche inverse ; elle y est allée tout de go, sans s’embarrasser du moindre subterfuge, sans essayer de prouver quoi que ce soit. Terriblement directe, sans même essayer d’être subtile. Elle voulait connaître tout de suite leurs possibilités de compatibilité avant de lancer la moindre stratégie, leur expliquera-t-elle ensuite !
Et sans aucune honte. Les copines n’en reviennent pas de sa hardiesse, ni du résultat.
« Mais enfin !
- N’empêche, là où marcher sur des œufs et faire des détours a échoué, y aller au buldozer a réussi. - Ce brillant garçon est-il donc finalement un abruti incapable de détecter des signaux discrets ?
- Peut-être, peut-être pas, et ça m’est égal. »
Ben tiens, que le reste lui est égal : elle a réussi à obtenir un premier tête-à-tête et une promesse de rendez-vous, elle.
On la regarde de travers, et ce Gonō autrefois si convoité, d’un œil plus critique maintenant.
Quand même, une jeune fille bien ne devrait idéalement pas faire le premier pas, et en tout cas surtout pas de cette manière, une passe de façon si vulgaire ! Et un garçon bien ne devrait pas apprécier non plus qu’elle fasse ce geste si osé.
Ça ne se fait pas, dit-on. Mais Kanan l’a fait, et Gonō a répondu favorablement.
« Abruti je ne crois quand même pas mais il n’est peut-être pas si bien qu’on le dit, après tout.
- Ça, je le saurai quand je le connaîtrai mieux.
- Parce qu’en plus tu ne sais même pas !
- Ben non. On ne savait rien de lui avant cette soirée. Juste que les profs le considèrent comme un génie, ses camarades comme un extraterrestre et on a vu qu’il a de beaux yeux. C’est pire que juste de la surface, on ne sait pas du tout ce qu’il y a dessous.
- Et ça t’a suffi quand même pour aller le voir, pourtant ?
- Heh, oui.
- Et de quoi vous avez parlé, alors, pour que tu poursuives ?
- Ça c’est un secret.
- Quand même je suis déçue.
Toujours gentille avec ses amies, Kanan console leur dépit et encourage la persévérance :
« Oh, mais rien ne t’empêche de réessayer.
- Tu renonces déjà ?
- Mais ce n’est pas ça du tout.
- Tu te fiches de nous ?
- Je ne vous avais pas dit ? C’est mon frère. »
Les surprises se succèdent aux surprises !
« Non tu ne nous avait pas dit !
- Qu’est-ce que c’est que ces salades ? »
Devant les mines ahuries de ses amies, Kanan y réfléchit à deux fois. S’il leur manquait une information, c’est normal qu’elles aient compris la situation de travers. Et cette information si précieuse à laquelle elle osait à peine croire...
« Ah oui, c’est vrai. Je préférais me taire tant que... Un peu de superstition, disons. J’aurais eu l’air de quoi si je m’étais trompée et que ça n’était pas lui...
- Mais arrête, attends. Depuis quand tu as un frère ?
- He bien, depuis ma naissance. Ou depuis hier maintenant que je l’ai retrouvé. On a été séparés tout petits quand nos parents ont divorcé.
- Mon dieu quel conte de fées !
- Mais alors il est toujours libre ?
- Et si ça se trouve s’il était si froid avec tout le monde c’était à cause de son passé tragique mais maintenant ça va s’arranger ?
- Oh, qui sait... »
Quelque part, elles se sentent justifiées : les autres étudiants mâles ne l’apprécient pas beaucoup, ce Gonō, et le considèrent comme un snob, mais elles, elles le voyaient plutôt comme un mystère ambulant à percer. Elles prennent l’histoire de Kanan comme une preuve que ce sont elles qui avaient raison.
Et pourtant, elles n’osent plus trop l’approcher non plus, considérant que le frère et la sœur ont leurs retrouvailles à faire avant de lui proposer autre chose. Bientôt, sans doute, mais pas tout de suite-tout de suite.
Et personne n’a eu l’idée de demander à Kanan,
mais si ça n’avait pas été lui, si elle s’était trompée et s’était retrouvée face à un inconnu en situation de croire qu’une jolie fille le draguait, qu’aurait-elle fait ? Serait-elle allée au bout d’une autre démarche, aurait-elle continué plus avant cette danse à deux, ou non...
Kanan suppose que non, que le seul intérêt qu’elle voyait en lui c’était ce lien perdu à renouer, et qu’elle ne l’aurait pas considéré autrement. Mais puisque ça n’est pas arrivé, comment en être sûre ?
***
( amour )
( pensée )
Auteur :
Base : Saiyūki
Personnages/Couple : Cho Kanan (/Cho Gonō), quelques OFCs sans importance
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : 2#3, « mouvement » pour
Continuité/Spoil éventuel : après ma fic précédente
Nombre de mots : 900+
( mémoire )
( rire )
He bien maintenant, nous savons qui nous sommes, objectivement. Ce que nous sommes plus exactement. Mais en tant que personnes, nous avons encore à faire connaissance ?
L’entrevue rapide au cours de cette fameuse soirée n’était qu’un prélude ; le premier mouvement de leur nouvelle relation commencera ensuite. Juste ça, c’est énorme et c’est pourtant bien trop peu. Il va leur falloir se revoir, beaucoup et souvent.
Les amies de Kanan sont vertes de jalousie. Elles aussi avaient entendu parler de ce beau garçon inaccessible et quelques unes caressaient secrètement le projet de l’approcher. Elles étaient prévenues que ça serait difficile.
L’apercevoir à cette soirée et le trouver encore plus attirant que prévu n’a fait que renforcer ce désir, et l’impression qu’il faudrait ruser pour y arriver. Plusieurs ont renoncé d’emblée, craignant de ne pas être à la hauteur. Deux ou trois ont tenté leur chance, essayant de briller intellectuellement devant lui pour piquer son intérêt et... sont tombées à plat. L’une a réussi à nouer conversation mais a déchanté tout de même : impossible de l’en faire dévier. Sensible à son discours peut-être, mais absolument pas à ses charmes.
Et Kanan, elle, a tenté l’approche inverse ; elle y est allée tout de go, sans s’embarrasser du moindre subterfuge, sans essayer de prouver quoi que ce soit. Terriblement directe, sans même essayer d’être subtile. Elle voulait connaître tout de suite leurs possibilités de compatibilité avant de lancer la moindre stratégie, leur expliquera-t-elle ensuite !
Et sans aucune honte. Les copines n’en reviennent pas de sa hardiesse, ni du résultat.
« Mais enfin !
- N’empêche, là où marcher sur des œufs et faire des détours a échoué, y aller au buldozer a réussi. - Ce brillant garçon est-il donc finalement un abruti incapable de détecter des signaux discrets ?
- Peut-être, peut-être pas, et ça m’est égal. »
Ben tiens, que le reste lui est égal : elle a réussi à obtenir un premier tête-à-tête et une promesse de rendez-vous, elle.
On la regarde de travers, et ce Gonō autrefois si convoité, d’un œil plus critique maintenant.
Quand même, une jeune fille bien ne devrait idéalement pas faire le premier pas, et en tout cas surtout pas de cette manière, une passe de façon si vulgaire ! Et un garçon bien ne devrait pas apprécier non plus qu’elle fasse ce geste si osé.
Ça ne se fait pas, dit-on. Mais Kanan l’a fait, et Gonō a répondu favorablement.
« Abruti je ne crois quand même pas mais il n’est peut-être pas si bien qu’on le dit, après tout.
- Ça, je le saurai quand je le connaîtrai mieux.
- Parce qu’en plus tu ne sais même pas !
- Ben non. On ne savait rien de lui avant cette soirée. Juste que les profs le considèrent comme un génie, ses camarades comme un extraterrestre et on a vu qu’il a de beaux yeux. C’est pire que juste de la surface, on ne sait pas du tout ce qu’il y a dessous.
- Et ça t’a suffi quand même pour aller le voir, pourtant ?
- Heh, oui.
- Et de quoi vous avez parlé, alors, pour que tu poursuives ?
- Ça c’est un secret.
- Quand même je suis déçue.
Toujours gentille avec ses amies, Kanan console leur dépit et encourage la persévérance :
« Oh, mais rien ne t’empêche de réessayer.
- Tu renonces déjà ?
- Mais ce n’est pas ça du tout.
- Tu te fiches de nous ?
- Je ne vous avais pas dit ? C’est mon frère. »
Les surprises se succèdent aux surprises !
« Non tu ne nous avait pas dit !
- Qu’est-ce que c’est que ces salades ? »
Devant les mines ahuries de ses amies, Kanan y réfléchit à deux fois. S’il leur manquait une information, c’est normal qu’elles aient compris la situation de travers. Et cette information si précieuse à laquelle elle osait à peine croire...
« Ah oui, c’est vrai. Je préférais me taire tant que... Un peu de superstition, disons. J’aurais eu l’air de quoi si je m’étais trompée et que ça n’était pas lui...
- Mais arrête, attends. Depuis quand tu as un frère ?
- He bien, depuis ma naissance. Ou depuis hier maintenant que je l’ai retrouvé. On a été séparés tout petits quand nos parents ont divorcé.
- Mon dieu quel conte de fées !
- Mais alors il est toujours libre ?
- Et si ça se trouve s’il était si froid avec tout le monde c’était à cause de son passé tragique mais maintenant ça va s’arranger ?
- Oh, qui sait... »
Quelque part, elles se sentent justifiées : les autres étudiants mâles ne l’apprécient pas beaucoup, ce Gonō, et le considèrent comme un snob, mais elles, elles le voyaient plutôt comme un mystère ambulant à percer. Elles prennent l’histoire de Kanan comme une preuve que ce sont elles qui avaient raison.
Et pourtant, elles n’osent plus trop l’approcher non plus, considérant que le frère et la sœur ont leurs retrouvailles à faire avant de lui proposer autre chose. Bientôt, sans doute, mais pas tout de suite-tout de suite.
Et personne n’a eu l’idée de demander à Kanan,
mais si ça n’avait pas été lui, si elle s’était trompée et s’était retrouvée face à un inconnu en situation de croire qu’une jolie fille le draguait, qu’aurait-elle fait ? Serait-elle allée au bout d’une autre démarche, aurait-elle continué plus avant cette danse à deux, ou non...
Kanan suppose que non, que le seul intérêt qu’elle voyait en lui c’était ce lien perdu à renouer, et qu’elle ne l’aurait pas considéré autrement. Mais puisque ça n’est pas arrivé, comment en être sûre ?
( amour )
( pensée )