Titre : On ne choisit pas sa famille
Auteur :
ylg
Base : FullMetal Alchemist, manga
Personnages : Denny Brosch
Genre : gen-ish/familial
Gradation : G / K
Disclaimer : propriété d’Arakawa Hiromu, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Notes : s'appuie sur mon fanon personnel concernant les Brosch, que j'ai utilisé notamment pour mon WriMo '10 (encore en cours de rallonge et de révision) mais ça peut se prendre tout seul quand même. Le prénom de la soeur notamment, c'est de mon cru.
Thème #22, « mort par cannibalisme » pour
30morts (très métaphorique, en fait)
Nombre de mots : 650
Continuité/Spoil éventuel : vague référence au tome 10 ; la famille Brosch apparaît pas mal plus tard.
***
Les parents Brosch avaient presque passé l’âge d’avoir des enfants, quand les petits derniers sont nés, après la grande guerre d’Ishval. (Pas complètement bien sûr, puisqu’ils sont effectivement nés, bien sûr. Mais c’était limite.)
De fait, leurs autres enfants étaient déjà grands et presque prêts à quitter le nid pour faire leur propre vie. Presque encore, mais pas tout à fait non plus. Promus grands frère et sœur alors qu’ils ne s’y attendaient plus, ils sont presque devenus parents de remplacement.
Susie s’en est très bien accommodée. Susie a toujours été très conciliante. Susie a été bien élevée dans les préceptes à l’ancienne qui ont fait d’elle depuis longtemps une future mère de famille.
Denny en revanche n’était pas exactement aussi d’accord sur cette situation.
Oui, bon, il y a quelques années encore, il a réclamé d’avoir un petit frère avec qui jouer. Ça n’est pas arrivé. Il s’en est fait une raison, et puis il a grandi. Et maintenant, le temps est largement passé !
La différence d’âge est trop grande, d’abord. Et lui est trop vieux, affirme-t-il.
Sa mère rétorque ;
« Trop vieux ! Regarde ton copain de classe qui a fait des bêtises et sera papa au printemps prochain. Je te parie que lui se trouve trop jeune.
- Ouais, ben, trop jeune pour être parent, et clairement pas l’âge pour être grand frère. Euh. À nouveau grand frère. Si je dois torcher des mômes autant que ça soit les miens. Sauf que je ne veux même pas en avoir. »
Au contraire, il aurait bien aimé pouvoir vivre sa propre vie, lui tout seul, et puis c’est tout. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. D’abord, il était encore juste un peu trop jeune pour pouvoir quitter si facilement la maison.
(Susie aurait presque pu le faire, elle, si elle avait trouvé un prétendant pour l’épouser. Mais quand il le lui a suggéré, elle lui a ri au nez :
Mais non voyons, elle n’était pas du tout pressée de se marier ni de laisser ses parents et ses nouveaux petits frères qu’elle adorait. Oui, elle fonderait une famille un jour, mais dans plusieurs années au moins !)
En attendant, coincé, oui, il a bien fallu qu’il apprenne à changer les couches. Et donner les biberons. Et empêcher qu’ils bouffent n’importe quoi et s’étouffent. Parlant de bouffer...
« Rhâaaa, c’est plus une vie ! Ils me bouffent vivant, ces morpions ! beugle-t-il régulièrement.
- Il faut toujours que tu exagères, fait Maman, toujours placide même dans ses moments-là. » Régulièrement aussi, c’est en sortant une tarte toute chaude du four qu’elle le calme.
Et ça ne s’arrête pas là. Il faut surveiller les premiers pas, qu’ils ne se cassent pas la binette dans les escaliers. Et supporter les maladies infantiles. Et...
« Tu es passé par là toi aussi, tu sais. Et toi tu n’avais pas de grand frère pour s’occuper de toi. »
Il y a des côtés mignons dans ces enfants qui grandissent d’accord, mais Denny garde toujours l’impression qu’ils lui en demandent bien trop.
Il s’est donc dépêché de s’engager, attiré par des promesses miroitantes de vie d’homme et de promotions rapides. La vie en collectivité dans les baraques, c’était différent de la vie de famille nouvellement nombreuse et ça lui allait.
Et puis la catastrophe est arrivée, les emmerdes dues directement et indirectement au FullMetal Alchemisst, « L’Affaire Maria Ross », la grosse crise de déprime...
Finalement, il était bien content de retrouver le havre de la maison familiale où tournait encore rond. Les morpions qui bouffent ce qu’il a de temps libre, trop libre maintenant, l’empêchent de trop ruminer.
Et puis les tartes de Maman aident toujours. Même associées aux cris perçants et aux coups d’ours en peluche ou de petit train en bois. Ça n’était pas du tout, du tout la vie telle qu’il la prévoyait. Là-dessus, ses prévisions sont même carrément mortes. Mais c’est comme ça. On ne choisit pas sa famille, comme on dit.
Ben voilà. Toute résistance était futile, le voilà complètement ré-assimilé à la ruche familiale. Et tout compte fait, ça n’est peut-être pas si mal comme ça ?
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist, manga
Personnages : Denny Brosch
Genre : gen-ish/familial
Gradation : G / K
Disclaimer : propriété d’Arakawa Hiromu, Squeenix, Bones ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Notes : s'appuie sur mon fanon personnel concernant les Brosch, que j'ai utilisé notamment pour mon WriMo '10 (encore en cours de rallonge et de révision) mais ça peut se prendre tout seul quand même. Le prénom de la soeur notamment, c'est de mon cru.
Thème #22, « mort par cannibalisme » pour
Nombre de mots : 650
Continuité/Spoil éventuel : vague référence au tome 10 ; la famille Brosch apparaît pas mal plus tard.
Les parents Brosch avaient presque passé l’âge d’avoir des enfants, quand les petits derniers sont nés, après la grande guerre d’Ishval. (Pas complètement bien sûr, puisqu’ils sont effectivement nés, bien sûr. Mais c’était limite.)
De fait, leurs autres enfants étaient déjà grands et presque prêts à quitter le nid pour faire leur propre vie. Presque encore, mais pas tout à fait non plus. Promus grands frère et sœur alors qu’ils ne s’y attendaient plus, ils sont presque devenus parents de remplacement.
Susie s’en est très bien accommodée. Susie a toujours été très conciliante. Susie a été bien élevée dans les préceptes à l’ancienne qui ont fait d’elle depuis longtemps une future mère de famille.
Denny en revanche n’était pas exactement aussi d’accord sur cette situation.
Oui, bon, il y a quelques années encore, il a réclamé d’avoir un petit frère avec qui jouer. Ça n’est pas arrivé. Il s’en est fait une raison, et puis il a grandi. Et maintenant, le temps est largement passé !
La différence d’âge est trop grande, d’abord. Et lui est trop vieux, affirme-t-il.
Sa mère rétorque ;
« Trop vieux ! Regarde ton copain de classe qui a fait des bêtises et sera papa au printemps prochain. Je te parie que lui se trouve trop jeune.
- Ouais, ben, trop jeune pour être parent, et clairement pas l’âge pour être grand frère. Euh. À nouveau grand frère. Si je dois torcher des mômes autant que ça soit les miens. Sauf que je ne veux même pas en avoir. »
Au contraire, il aurait bien aimé pouvoir vivre sa propre vie, lui tout seul, et puis c’est tout. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. D’abord, il était encore juste un peu trop jeune pour pouvoir quitter si facilement la maison.
(Susie aurait presque pu le faire, elle, si elle avait trouvé un prétendant pour l’épouser. Mais quand il le lui a suggéré, elle lui a ri au nez :
Mais non voyons, elle n’était pas du tout pressée de se marier ni de laisser ses parents et ses nouveaux petits frères qu’elle adorait. Oui, elle fonderait une famille un jour, mais dans plusieurs années au moins !)
En attendant, coincé, oui, il a bien fallu qu’il apprenne à changer les couches. Et donner les biberons. Et empêcher qu’ils bouffent n’importe quoi et s’étouffent. Parlant de bouffer...
« Rhâaaa, c’est plus une vie ! Ils me bouffent vivant, ces morpions ! beugle-t-il régulièrement.
- Il faut toujours que tu exagères, fait Maman, toujours placide même dans ses moments-là. » Régulièrement aussi, c’est en sortant une tarte toute chaude du four qu’elle le calme.
Et ça ne s’arrête pas là. Il faut surveiller les premiers pas, qu’ils ne se cassent pas la binette dans les escaliers. Et supporter les maladies infantiles. Et...
« Tu es passé par là toi aussi, tu sais. Et toi tu n’avais pas de grand frère pour s’occuper de toi. »
Il y a des côtés mignons dans ces enfants qui grandissent d’accord, mais Denny garde toujours l’impression qu’ils lui en demandent bien trop.
Il s’est donc dépêché de s’engager, attiré par des promesses miroitantes de vie d’homme et de promotions rapides. La vie en collectivité dans les baraques, c’était différent de la vie de famille nouvellement nombreuse et ça lui allait.
Et puis la catastrophe est arrivée, les emmerdes dues directement et indirectement au FullMetal Alchemisst, « L’Affaire Maria Ross », la grosse crise de déprime...
Finalement, il était bien content de retrouver le havre de la maison familiale où tournait encore rond. Les morpions qui bouffent ce qu’il a de temps libre, trop libre maintenant, l’empêchent de trop ruminer.
Et puis les tartes de Maman aident toujours. Même associées aux cris perçants et aux coups d’ours en peluche ou de petit train en bois. Ça n’était pas du tout, du tout la vie telle qu’il la prévoyait. Là-dessus, ses prévisions sont même carrément mortes. Mais c’est comme ça. On ne choisit pas sa famille, comme on dit.
Ben voilà. Toute résistance était futile, le voilà complètement ré-assimilé à la ruche familiale. Et tout compte fait, ça n’est peut-être pas si mal comme ça ?