Titre : En attendant de savoir où l'on est
Auteur :
ylg
Base : Saiyūki
Personnages/Couples : Cho Hakkai, Sha Gojyō, Cho Kanan
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : o2#o3, « Voyage » pour
10_choix
Continuité/Spoil éventuel : post série très spéculatif ; à la suite des deux précédentes
Nombre de mots : 800+
***
Comme les quatre pèlerins ont voyagé ensemble une paire d’années pour apprendre plus avant à se connaître et à réellement fonctionner comme une équipe avant d’affronter leur destin, Hakkai, Gojyō et Kanan voyagent à trois et se donnent ce temps pour faire le lien entre passé et futur. Ça sera plus rapide dans ce sens, il y aura beaucoup moins de détours, de contre-temps et d’embûches pour ce retour vers l’Est, vers l’endroit dont ils étaient partis. C’est vrai, ils n’habitaient pas si loin les uns des autres à l’origine, autrefois...
Hakkai est toujours au volant. Kanan et Gojyō s’observent en chiens de faïence. Les difficultés de ce voyage viendront plus des trois voyageurs eux-mêmes que de l’extérieur.
Gojyō a tellement entendu parler d’elle, elle est dans son imaginaire comme une rivale légendaire jamais enterrée. Il savait qu’elle reviendrait se mettre en travers de sa route mais n’aurait jamais deviné que ça pourrait être physiquement.
Kanan contemple en lui l’hybride, la preuve d’une relation que traumatisée par celles qu’on lui a imposées elle ressent viscéralement comme contre nature. Elle essaie de ne pas le reporter sur lui. Elle sait qu’elle devrait lui être reconnaissante si vraiment il a aidé Gonō à vivre en son absence.
Elle ne se sent pas encore vraiment présente.
Entourée d’inconnus, en plus, cet homme étrange et cette personne qui n’est plus le Gonō qu’elle connaissait...
Peut-être n’est-ce pas une si bonne idée, pour ces quelques semaines de voyage, que de lui imposer cette présence, à elle qui ne sait pas encore comment elle va se reconstruire. Mais Hakkai n’en démord pas : il ramènera Gojyō à bon port, Gojyō à qui il doit tant. Les garçons jurent tous deux qu’il n’arrivera aucun incident.
« Vous êtes une jolie poulette et dans d’autres circonstances j’aurais peut-être essayé de vous conter fleurette, avoue-t-il, mais même un voyou comme moi a des principes. Je touche ni aux copines ni aux sœurs des copains. Des copains j’en ai pas beaucoup d’ailleurs et ceux que j’ai j’y tiens. Donc voilà... »
Galant, il lui laisse même choisir ce qu’elle préfère dans la Jeep : la place à l’avant bien assise, lui derrière, ou toute la place dont elle voudra derrière et lui pliera ses grandes jambes comme il pourra. Elle choisit l’avant et le surveille de temps en temps dans le rétroviseur.
Aux haltes du soir en auberge, autant que possible, ils essaient d’avoir deux chambres, et encore des lits séparés.
Quand il faut camper, Kanan se blottit dans les bras de Hakkai ; Gojyō à légère distance de l’autre côté de lui.
Tout cela n’a rien d’un voyage de noces. Ce temps passé sur les routes, c’est du temps que chacun accorde à méditer, à se demander en soi-même où l’on en est, qui l’on pense être, et, comme on ne sait pas où l’on est, au moins où l’on veut aller. Le monde et son infinité de paysage défile devant eux, ce monde qui continue à vivre, ce monde qui déjà commence à se reconstruire sans eux, pendant qu’ils se déplacent à côté. Le mouvement, dit-on, aide à relativiser l’importance de l’objet, et l’on ne peut jamais savoir avec une précision exacte soit ce qu’il est soit où il est. Ne sachant plus où, il faut bien en profiter pour déterminer quoi. Ou qui.
Ils en ont pour quelques semaines, si tout va bien. Et les choses ne se passent pas trop mal. Ils roulent bon train. La Jeep avale les kilomètres de terres désolées, de prairies. Ils évitent les forêts trop denses et les montagnes trop escarpées. Moins dans l’urgence que l’année précédente, ils trouvent toujours à amasser suffisamment de provisions pour chaque étape. Ils revoient en passant certains villages de leur aller, d’autres ils les évitent, certains ils y entrent pour la première fois.
Quand on les reconnaît et qu’on leur fait question, Hakkai et Gojyō répondent brièvement. Que Sanzō et Gokū sont restés derrière, qu’ils vont bien, que leurs routes se sont séparées. Et la jeune fille qui les accompagne désormais ? Sans vraiment mentir, Hakkai raconte qu’il s’agit de sa sœur dont il a été longtemps séparé, qu’il vient de retrouver miraculeusement alors qu’il ne s’y attendait plus, et se débrouille pour que personne n’ait envie de poser la moindre question.
Personne n’ose donc suggérer que tout le monde sait très bien comment ça se passe ce genre de choses, que longtemps avant la fin de leur périple la jeune demoiselle et le meilleur ami se seront mutuellement trouvés charmants et que quelqu’un ici s’appellera bientôt beau-frère. Personne.
Et jamais personne ne les attaque non plus. Aucun bandit de grand chemin, aucun yōkai sauvage.
Les seuls incidents, en définitive, arrivent lors des bivouacs, quand ils sont bien obligés d’interagir tous les trois, quand aucun ne peut plus ignorer aucun autre. Et qu’il faut bien, malgré l’inconfort, se découvrir et réinventer des règles de société pour fonctionner.
Auteur :
Base : Saiyūki
Personnages/Couples : Cho Hakkai, Sha Gojyō, Cho Kanan
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Minekura Kazuya, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : o2#o3, « Voyage » pour
Continuité/Spoil éventuel : post série très spéculatif ; à la suite des deux précédentes
Nombre de mots : 800+
Comme les quatre pèlerins ont voyagé ensemble une paire d’années pour apprendre plus avant à se connaître et à réellement fonctionner comme une équipe avant d’affronter leur destin, Hakkai, Gojyō et Kanan voyagent à trois et se donnent ce temps pour faire le lien entre passé et futur. Ça sera plus rapide dans ce sens, il y aura beaucoup moins de détours, de contre-temps et d’embûches pour ce retour vers l’Est, vers l’endroit dont ils étaient partis. C’est vrai, ils n’habitaient pas si loin les uns des autres à l’origine, autrefois...
Hakkai est toujours au volant. Kanan et Gojyō s’observent en chiens de faïence. Les difficultés de ce voyage viendront plus des trois voyageurs eux-mêmes que de l’extérieur.
Gojyō a tellement entendu parler d’elle, elle est dans son imaginaire comme une rivale légendaire jamais enterrée. Il savait qu’elle reviendrait se mettre en travers de sa route mais n’aurait jamais deviné que ça pourrait être physiquement.
Kanan contemple en lui l’hybride, la preuve d’une relation que traumatisée par celles qu’on lui a imposées elle ressent viscéralement comme contre nature. Elle essaie de ne pas le reporter sur lui. Elle sait qu’elle devrait lui être reconnaissante si vraiment il a aidé Gonō à vivre en son absence.
Elle ne se sent pas encore vraiment présente.
Entourée d’inconnus, en plus, cet homme étrange et cette personne qui n’est plus le Gonō qu’elle connaissait...
Peut-être n’est-ce pas une si bonne idée, pour ces quelques semaines de voyage, que de lui imposer cette présence, à elle qui ne sait pas encore comment elle va se reconstruire. Mais Hakkai n’en démord pas : il ramènera Gojyō à bon port, Gojyō à qui il doit tant. Les garçons jurent tous deux qu’il n’arrivera aucun incident.
« Vous êtes une jolie poulette et dans d’autres circonstances j’aurais peut-être essayé de vous conter fleurette, avoue-t-il, mais même un voyou comme moi a des principes. Je touche ni aux copines ni aux sœurs des copains. Des copains j’en ai pas beaucoup d’ailleurs et ceux que j’ai j’y tiens. Donc voilà... »
Galant, il lui laisse même choisir ce qu’elle préfère dans la Jeep : la place à l’avant bien assise, lui derrière, ou toute la place dont elle voudra derrière et lui pliera ses grandes jambes comme il pourra. Elle choisit l’avant et le surveille de temps en temps dans le rétroviseur.
Aux haltes du soir en auberge, autant que possible, ils essaient d’avoir deux chambres, et encore des lits séparés.
Quand il faut camper, Kanan se blottit dans les bras de Hakkai ; Gojyō à légère distance de l’autre côté de lui.
Tout cela n’a rien d’un voyage de noces. Ce temps passé sur les routes, c’est du temps que chacun accorde à méditer, à se demander en soi-même où l’on en est, qui l’on pense être, et, comme on ne sait pas où l’on est, au moins où l’on veut aller. Le monde et son infinité de paysage défile devant eux, ce monde qui continue à vivre, ce monde qui déjà commence à se reconstruire sans eux, pendant qu’ils se déplacent à côté. Le mouvement, dit-on, aide à relativiser l’importance de l’objet, et l’on ne peut jamais savoir avec une précision exacte soit ce qu’il est soit où il est. Ne sachant plus où, il faut bien en profiter pour déterminer quoi. Ou qui.
Ils en ont pour quelques semaines, si tout va bien. Et les choses ne se passent pas trop mal. Ils roulent bon train. La Jeep avale les kilomètres de terres désolées, de prairies. Ils évitent les forêts trop denses et les montagnes trop escarpées. Moins dans l’urgence que l’année précédente, ils trouvent toujours à amasser suffisamment de provisions pour chaque étape. Ils revoient en passant certains villages de leur aller, d’autres ils les évitent, certains ils y entrent pour la première fois.
Quand on les reconnaît et qu’on leur fait question, Hakkai et Gojyō répondent brièvement. Que Sanzō et Gokū sont restés derrière, qu’ils vont bien, que leurs routes se sont séparées. Et la jeune fille qui les accompagne désormais ? Sans vraiment mentir, Hakkai raconte qu’il s’agit de sa sœur dont il a été longtemps séparé, qu’il vient de retrouver miraculeusement alors qu’il ne s’y attendait plus, et se débrouille pour que personne n’ait envie de poser la moindre question.
Personne n’ose donc suggérer que tout le monde sait très bien comment ça se passe ce genre de choses, que longtemps avant la fin de leur périple la jeune demoiselle et le meilleur ami se seront mutuellement trouvés charmants et que quelqu’un ici s’appellera bientôt beau-frère. Personne.
Et jamais personne ne les attaque non plus. Aucun bandit de grand chemin, aucun yōkai sauvage.
Les seuls incidents, en définitive, arrivent lors des bivouacs, quand ils sont bien obligés d’interagir tous les trois, quand aucun ne peut plus ignorer aucun autre. Et qu’il faut bien, malgré l’inconfort, se découvrir et réinventer des règles de société pour fonctionner.
no subject
Date: 2012-12-18 06:19 am (UTC)no subject
Date: 2012-12-18 07:05 pm (UTC)D'ailleurs j'aurais un thème de plus à poster aujourd'hui, je rame sur mon brouillon depuis la fin d'après-midi et je me demande encore ce que je vais arriver à en tirer.no subject
Date: 2012-12-18 07:15 pm (UTC)no subject
Date: 2012-12-19 09:42 am (UTC)et LJ est tombé en panne juste après : j'ai vraiment eu de la chance. Maintenant je vais essayer de me motiver à bloc pour les trois derniers thèmes qu'il me reste.On y croit, go go go!no subject
Date: 2012-12-19 09:51 am (UTC)no subject
Date: 2012-12-19 05:06 pm (UTC)