Titre : Lady Thief
Auteur :
ylg/
malurette
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Psiren & Martel
Genre : rencontre improbable
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « Les yeux bleus, yeux d’amoureux / Les yeux verts, yeux en colère » d’après
yuri_a_tt_prix
Continuité : TWT
Note : hello crack pairing ?
Nombre de mots : ~600
***
Martel a les yeux verts, Martel a toujours eu les yeux verts. Quasiment depuis sa naissance ; ils étaient déjà clairs et ne sont pas restés bleus longtemps après. La chimérisation ne les a pas spécialement teintés de jaune, mais c’est vrai qu’ils ont pris un éclat froid nouveau. Ou… ça n’est peut-être pas le serpent en elle mais juste la colère instillée par la trahison et les expériences subies.
Clara a toujours eu les yeux bleus. Depuis sa naissance, bleu foncé, ils n’ont jamais changé. On dit que s’y reflètent les nuances de la lagune d’Aquroya qu’elle aime tant. La nuit, évidemment, avec beaucoup moins de luminosité et l’ombre portée par le masque de Psiren, personne ne les reconnaît.
Tenir ce bar demande plus d’argent qu’il n’en rentre. Les chimères ont quitté la loi quand l’Armée les a reniées ; nécessité faisant loi, elles se choisissent des cibles à dévaliser. Des sales types qui le méritent bien, assez loin de Dublith pour qu’on ne fasse pas de lien avec eux, pas complètement à l’autre bout du pays non plus pour que ça reste faisable. Tour à tour, chacun fait son petit voyage.
Martel a jeté son dévolu sur Aquroya. Cette ville décadente regorge de collections privées, de bijoux anciens méconnus qu’elle pourra refourguer à des antiquaires peur regardants, moyennant compensation convenable pour les risques qu’elle a pris et la revente supérieure potentielle qu’elle leur mettra entre les mains.
Elle ne s’attendait pas à se heurter à une autre cambrioleuse. Qui plus est, une professionnelle, qui se moque de son amateurisme. Quoi, elle est entraînée à entrer en douce dans les maisons pour en égorger les occupants, pas pour faire un tri dans leurs possessions. C’est légèrement différent, oui !
D’un côté, ça lui confirme que son choix était bon. D’un autre, ç’aurait été plus pratique sans cette concurrence.
Martel vole par nécessité, avec animosité autant envers les gens qu’elle en rend responsable qu’envers ses cibles. Elle déteste en être réduite à cette nécessité.
Psiren vole par amour tordu envers sa ville.
Deux philosophies tellement opposées.
Deux manières d’être.
Deux cœurs avides.
Dans la pénombre, deux paires d’yeux se fixent, luisant faiblement. Des joyaux supplémentaires.
La réunion hasardeuse de ces différences produit des effets inattendus. L’ajout inopiné des forces de l’ordre au tableau les force à fuir dans la même direction et faire le choix de s’aider mutuellement ou de se tirer dans les pattes.
D’autorité, Psiren fourre son butin dans les mains de Martel.
« Garde.
- C’est à toi. »
Martel refuse. Psiren insiste pourtant.
Oh, elle ne va pas l’offenser en disant,
» Tu en as plus besoin que moi.
Même si toutes deux savent que c’est vrai.
Mais elle peut lui offrir un calcul qui les arrangera toutes les deux :
Ils m’ont vue le prendre et ils nous talonnent. S’ils m’attrapent, autant qu’ils ne puissent pas le trouver sur moi. Emporte-le et file vite. Je t’assure que je ferai tout pour te rattraper et de le reprendre. Que tu veuilles ou non.
Mise au défi, Martel ne peut répondre que par fanfaronnade, assurer que non, elle ne la rattrapera jamais, et souhaiter secrètement que si.
« Et si tu viens jusqu’à Dublith, promet-elle avant de lui fausser compagnie, je t’offrirai au moins un verre. »
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Psiren & Martel
Genre : rencontre improbable
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « Les yeux bleus, yeux d’amoureux / Les yeux verts, yeux en colère » d’après
Continuité : TWT
Note : hello crack pairing ?
Nombre de mots : ~600
Martel a les yeux verts, Martel a toujours eu les yeux verts. Quasiment depuis sa naissance ; ils étaient déjà clairs et ne sont pas restés bleus longtemps après. La chimérisation ne les a pas spécialement teintés de jaune, mais c’est vrai qu’ils ont pris un éclat froid nouveau. Ou… ça n’est peut-être pas le serpent en elle mais juste la colère instillée par la trahison et les expériences subies.
Clara a toujours eu les yeux bleus. Depuis sa naissance, bleu foncé, ils n’ont jamais changé. On dit que s’y reflètent les nuances de la lagune d’Aquroya qu’elle aime tant. La nuit, évidemment, avec beaucoup moins de luminosité et l’ombre portée par le masque de Psiren, personne ne les reconnaît.
Tenir ce bar demande plus d’argent qu’il n’en rentre. Les chimères ont quitté la loi quand l’Armée les a reniées ; nécessité faisant loi, elles se choisissent des cibles à dévaliser. Des sales types qui le méritent bien, assez loin de Dublith pour qu’on ne fasse pas de lien avec eux, pas complètement à l’autre bout du pays non plus pour que ça reste faisable. Tour à tour, chacun fait son petit voyage.
Martel a jeté son dévolu sur Aquroya. Cette ville décadente regorge de collections privées, de bijoux anciens méconnus qu’elle pourra refourguer à des antiquaires peur regardants, moyennant compensation convenable pour les risques qu’elle a pris et la revente supérieure potentielle qu’elle leur mettra entre les mains.
Elle ne s’attendait pas à se heurter à une autre cambrioleuse. Qui plus est, une professionnelle, qui se moque de son amateurisme. Quoi, elle est entraînée à entrer en douce dans les maisons pour en égorger les occupants, pas pour faire un tri dans leurs possessions. C’est légèrement différent, oui !
D’un côté, ça lui confirme que son choix était bon. D’un autre, ç’aurait été plus pratique sans cette concurrence.
Martel vole par nécessité, avec animosité autant envers les gens qu’elle en rend responsable qu’envers ses cibles. Elle déteste en être réduite à cette nécessité.
Psiren vole par amour tordu envers sa ville.
Deux philosophies tellement opposées.
Deux manières d’être.
Deux cœurs avides.
Dans la pénombre, deux paires d’yeux se fixent, luisant faiblement. Des joyaux supplémentaires.
La réunion hasardeuse de ces différences produit des effets inattendus. L’ajout inopiné des forces de l’ordre au tableau les force à fuir dans la même direction et faire le choix de s’aider mutuellement ou de se tirer dans les pattes.
D’autorité, Psiren fourre son butin dans les mains de Martel.
« Garde.
- C’est à toi. »
Martel refuse. Psiren insiste pourtant.
Oh, elle ne va pas l’offenser en disant,
» Tu en as plus besoin que moi.
Même si toutes deux savent que c’est vrai.
Mais elle peut lui offrir un calcul qui les arrangera toutes les deux :
Ils m’ont vue le prendre et ils nous talonnent. S’ils m’attrapent, autant qu’ils ne puissent pas le trouver sur moi. Emporte-le et file vite. Je t’assure que je ferai tout pour te rattraper et de le reprendre. Que tu veuilles ou non.
Mise au défi, Martel ne peut répondre que par fanfaronnade, assurer que non, elle ne la rattrapera jamais, et souhaiter secrètement que si.
« Et si tu viens jusqu’à Dublith, promet-elle avant de lui fausser compagnie, je t’offrirai au moins un verre. »