Titre : Un pas en arrière, un pas en avant
Auteur :
malurette
Base : FullMetal Alchemist
Personnages/Couple : Cain Fury/la préposée aux téléphones
Genre : début de flirt dorky
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : 3#2, « retour en arrière » pour
5_sens
Continuité/Spoil éventuel : mention du tome 4/épisode 25 (1ère série)/épisode 10 (brotherhood)
Nombre de mots : 800
***
Depuis que le sous-lieutenant Havoc l’a envoyé la dépanner de façon pas très régulière, Fury ne peut s’empêcher de penser souvent à la jeune demoiselle du central téléphonique. Il se demande pourquoi, quand il s’y arrête pour y réfléchir.
Pour le peu qu’il peut juger, elle fait son travail avec efficacité. Elle est assez jolie malgré un air sévère qui la rend pas très avenante. Et pourtant ! Il rejoint la prévenance de Havoc envers elle : il a comme une envie de la dérider, même s’il ne sait pas comment s’y prendre. C’est peut-être juste sa sympathie naturelle pour ceux qui travaillent autour des communications. Il devine qu’elle n’est pas méchante, juste sérieuse. Ou il l’espère, en tout cas.
Et il se demande encore, du coup, si après les heures de travail, elle ôet son masque de sérieux et se change en quelqu’un d’autre. Et quoi ?
Quand lui-même termine sa journée, il prend la direction des baraques mais ne range pas son sérieux avec son uniforme. Profiter des heures de relâche pour faire la fête ça n’est pas trop son genre. Sa famille vit loin, il est seul et mène une vie simple, ordonnée, rangée. Pas comme certains autres membres de son équipe – ce dont il ne leur tient pas rigueur ; ça ne le regarde pas. Mais tiens, le sous-lieutenant Havoc, lui qui a signalé le problème sur la ligne et l’a envoyé le régler, lui serait bien capable, à peine libéré pour la soirée, d’aller aussitôt compter fleurette à cette petite employée ?
Voilà que l’idée le dérange. Il ne va pas se voiler la face : c’est de la jalousie. Pourquoi exactement, c’est moins sûr. La mention des communications personnelles, peut-être ? L’impression qu’un courant passait entre eux, fondée sur un rapprochement d’idées qui n’avait pas lieu d’être... et qui s’est fait quand même.
Ce jour là, plutôt que rentrer directement, tout à coup, Fury fait demi tour et revient au QG. Il va suivre suivre l’exemple de Havoc qui l’a si souvent chambré, lui suggérant de se montrer plus audacieux. Et on verra bien.
Chance inouïe, la demoiselle est encore en poste et s’apprête à pointer et partir. Il est arrivé juste, juste à temps. Avec toute l’audace dont il est capable, il demande à passer une communication personnelle. Rapidement, avant qu’elle ne termine son service. Ça ne sera pas long, promet-il. Il ne la retiendra pas. Et non, pas de numéro à composer : il joint le bureau d’accueil.
Le minutage est parfait pour ne pas la déranger dans son travail : il n’oserait pas. Havoc se lancerait de but en blanc ; il l’a peut-être même déjà fait. Mais Fury commence par s’excuser et se sent même rougir. Elle doit le voir. Tant pis ! Habitué à se faire entendre même sur des lignes mauvaises, au moins il ne balbutiera pas et propose sans se laisser démonter ;
« Si vous êtes libre, si vous avez envie... pourrait-on avoir une communication personnelle... en extérieur ? »
*
Lentement, Ilse abaisse le combiné. Elle a du mal à comprendre ce qu’elle vient d’entendre. Oh, la question était claire et le sous-entendu, quoiqu’inhabituel dans sa formulation, facile à voir. Mais elle ne s’attendait pas à ça de la part du sergent-technicien qui avait l’air tellement sérieux.
Le flirt osé, c’est bon pour les types pas délicats, pas très malins. Elle va devoir revoir ce qu’elle était venue à penser de lui en le voyant s’activer.
Ça faisait tellement longtemps qu’on ne lui avait plus fait une telle demande, tiens. Même le grand sous-lieutenant un peu lourdingue y est allé plus doucement. Enfin. Ça n’est pas comme si lui non plus lui faisait tout de suite du rentre-dedans, bien sûr. Si elle compare avec ce qu’elle a pu subir autrefois...
Oh, et elle ne va pas dire que ça lui manque, bien au contraire. Mais elle doit admettre que sa vie est devenue bien calme ces derniers mois.
Depuis l’assassinat d’un certain lieutenant-colonel... Ça s’est su qu’elle était la dernière personne à l’avoir vu vivant – à part son assassin. Et puis c’est vrai qu’elle l’aimait bien, malgré ses excentricités et son exubérance fatigantes ; elle a fait de son mieux pour donner le change mais elle sait que sa tristesse se voyait. Ça a du faire fuir le monde.
Grâce à ces deux zigotos, elle a l’impression de repartir de nombreux mois en arrière, à une époque plus insouciante. Et ça en tout cas, ça n’est pas désagréable. Au contraire.
Posément, elle raccroche. Sans avoir encore donné de réponse. Elle reporte son regard sur cet interlocuteur aux étranges façons. Il la regarde sans crainte, sans espoir fou ni désespoir envahissant non plus. Il attend. Elle se rend compte qu’elle aussi. Un sourire lui vient.
« D’accord. »
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist
Personnages/Couple : Cain Fury/la préposée aux téléphones
Genre : début de flirt dorky
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : 3#2, « retour en arrière » pour
Continuité/Spoil éventuel : mention du tome 4/épisode 25 (1ère série)
Nombre de mots : 800
Depuis que le sous-lieutenant Havoc l’a envoyé la dépanner de façon pas très régulière, Fury ne peut s’empêcher de penser souvent à la jeune demoiselle du central téléphonique. Il se demande pourquoi, quand il s’y arrête pour y réfléchir.
Pour le peu qu’il peut juger, elle fait son travail avec efficacité. Elle est assez jolie malgré un air sévère qui la rend pas très avenante. Et pourtant ! Il rejoint la prévenance de Havoc envers elle : il a comme une envie de la dérider, même s’il ne sait pas comment s’y prendre. C’est peut-être juste sa sympathie naturelle pour ceux qui travaillent autour des communications. Il devine qu’elle n’est pas méchante, juste sérieuse. Ou il l’espère, en tout cas.
Et il se demande encore, du coup, si après les heures de travail, elle ôet son masque de sérieux et se change en quelqu’un d’autre. Et quoi ?
Quand lui-même termine sa journée, il prend la direction des baraques mais ne range pas son sérieux avec son uniforme. Profiter des heures de relâche pour faire la fête ça n’est pas trop son genre. Sa famille vit loin, il est seul et mène une vie simple, ordonnée, rangée. Pas comme certains autres membres de son équipe – ce dont il ne leur tient pas rigueur ; ça ne le regarde pas. Mais tiens, le sous-lieutenant Havoc, lui qui a signalé le problème sur la ligne et l’a envoyé le régler, lui serait bien capable, à peine libéré pour la soirée, d’aller aussitôt compter fleurette à cette petite employée ?
Voilà que l’idée le dérange. Il ne va pas se voiler la face : c’est de la jalousie. Pourquoi exactement, c’est moins sûr. La mention des communications personnelles, peut-être ? L’impression qu’un courant passait entre eux, fondée sur un rapprochement d’idées qui n’avait pas lieu d’être... et qui s’est fait quand même.
Ce jour là, plutôt que rentrer directement, tout à coup, Fury fait demi tour et revient au QG. Il va suivre suivre l’exemple de Havoc qui l’a si souvent chambré, lui suggérant de se montrer plus audacieux. Et on verra bien.
Chance inouïe, la demoiselle est encore en poste et s’apprête à pointer et partir. Il est arrivé juste, juste à temps. Avec toute l’audace dont il est capable, il demande à passer une communication personnelle. Rapidement, avant qu’elle ne termine son service. Ça ne sera pas long, promet-il. Il ne la retiendra pas. Et non, pas de numéro à composer : il joint le bureau d’accueil.
Le minutage est parfait pour ne pas la déranger dans son travail : il n’oserait pas. Havoc se lancerait de but en blanc ; il l’a peut-être même déjà fait. Mais Fury commence par s’excuser et se sent même rougir. Elle doit le voir. Tant pis ! Habitué à se faire entendre même sur des lignes mauvaises, au moins il ne balbutiera pas et propose sans se laisser démonter ;
« Si vous êtes libre, si vous avez envie... pourrait-on avoir une communication personnelle... en extérieur ? »
Lentement, Ilse abaisse le combiné. Elle a du mal à comprendre ce qu’elle vient d’entendre. Oh, la question était claire et le sous-entendu, quoiqu’inhabituel dans sa formulation, facile à voir. Mais elle ne s’attendait pas à ça de la part du sergent-technicien qui avait l’air tellement sérieux.
Le flirt osé, c’est bon pour les types pas délicats, pas très malins. Elle va devoir revoir ce qu’elle était venue à penser de lui en le voyant s’activer.
Ça faisait tellement longtemps qu’on ne lui avait plus fait une telle demande, tiens. Même le grand sous-lieutenant un peu lourdingue y est allé plus doucement. Enfin. Ça n’est pas comme si lui non plus lui faisait tout de suite du rentre-dedans, bien sûr. Si elle compare avec ce qu’elle a pu subir autrefois...
Oh, et elle ne va pas dire que ça lui manque, bien au contraire. Mais elle doit admettre que sa vie est devenue bien calme ces derniers mois.
Depuis l’assassinat d’un certain lieutenant-colonel... Ça s’est su qu’elle était la dernière personne à l’avoir vu vivant – à part son assassin. Et puis c’est vrai qu’elle l’aimait bien, malgré ses excentricités et son exubérance fatigantes ; elle a fait de son mieux pour donner le change mais elle sait que sa tristesse se voyait. Ça a du faire fuir le monde.
Grâce à ces deux zigotos, elle a l’impression de repartir de nombreux mois en arrière, à une époque plus insouciante. Et ça en tout cas, ça n’est pas désagréable. Au contraire.
Posément, elle raccroche. Sans avoir encore donné de réponse. Elle reporte son regard sur cet interlocuteur aux étranges façons. Il la regarde sans crainte, sans espoir fou ni désespoir envahissant non plus. Il attend. Elle se rend compte qu’elle aussi. Un sourire lui vient.
« D’accord. »