Titre : Les yeux dans les yeux
Auteur :
ylg/
malurette
Base : Rg Veda
Couple : Sōma/Kendappa Ō
Genre : UST
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de CLAMP, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 300+
**
Elles ne sont pas du genre à se regarder dans le blanc des yeux comme un couple de poissons hors de l’eau. Elles ne se sont jamais dit, clairement, qu’elles s’aimaient, de peur d’en être réduites à ce rôle stupide que jouen trop d’amoureuses, les yeux ronds grand ouverts comme si elles n’avaient pas de paupières et bouché bée comme si elles avaient perdu la parole.
Ça pourrait être un concours : à qui restera le plus longtemps sans ciller… mais elles ont mieux à faire comme étalage de volonté !
Elles le disent autrement, avec d’autres mots, et des gestes. Kendappa Ō se concentre sur sa lyre. Elle pourrait jouer les yeux fermés, et sans doute aussi les yeux perdus dans ceux de Sōma sans se laisser distraire de sa musique, mais elle ne le fera.
De toute façon, Sōma n’ose pas trop regarder sa reine en face dans ces moments-là, par crainte que les projets de vengeance qu’elle rumine la rendent méchante et contaminent la douceur de Kendappa Ō. Elle préfère rester pure et droite et méritante de son estime. Au lieu de se perdre en mièvrerie inutile, elle polit ses lames en l’écoutant et les fait tourner entre ses doigts au rythme de la mélodie, comme une petite danse.
Quand elles relèvent les yeux l’une vers l’autre, elles se disent finalement beaucoup de choses par le regard. Très sérieusement, les yeux dans les yeux, elles en découvrent la profondeur. Au lieu de se perdre béatement dans une surface miroir sans aller chercher très loin, elles préfèrent plonger franchement dans le puits sans fond des pupilles. Ça n’a pas besoin de durer éternellement non plus.
Et si baisser les yeux ensuite s’accompagne d’une rougeur nouvelle, ça n’est pas de honte mais d’excitation. Les gestes suivants demanderont de déposer lyre et lames. Alors, quelle plus grande marque d’estime que d’accepter de se séparer un temps de ses instruments bien-aimés pour tendre la main ?
Auteur :
Base : Rg Veda
Couple : Sōma/Kendappa Ō
Genre : UST
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de CLAMP, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 300+
Elles ne sont pas du genre à se regarder dans le blanc des yeux comme un couple de poissons hors de l’eau. Elles ne se sont jamais dit, clairement, qu’elles s’aimaient, de peur d’en être réduites à ce rôle stupide que jouen trop d’amoureuses, les yeux ronds grand ouverts comme si elles n’avaient pas de paupières et bouché bée comme si elles avaient perdu la parole.
Ça pourrait être un concours : à qui restera le plus longtemps sans ciller… mais elles ont mieux à faire comme étalage de volonté !
Elles le disent autrement, avec d’autres mots, et des gestes. Kendappa Ō se concentre sur sa lyre. Elle pourrait jouer les yeux fermés, et sans doute aussi les yeux perdus dans ceux de Sōma sans se laisser distraire de sa musique, mais elle ne le fera.
De toute façon, Sōma n’ose pas trop regarder sa reine en face dans ces moments-là, par crainte que les projets de vengeance qu’elle rumine la rendent méchante et contaminent la douceur de Kendappa Ō. Elle préfère rester pure et droite et méritante de son estime. Au lieu de se perdre en mièvrerie inutile, elle polit ses lames en l’écoutant et les fait tourner entre ses doigts au rythme de la mélodie, comme une petite danse.
Quand elles relèvent les yeux l’une vers l’autre, elles se disent finalement beaucoup de choses par le regard. Très sérieusement, les yeux dans les yeux, elles en découvrent la profondeur. Au lieu de se perdre béatement dans une surface miroir sans aller chercher très loin, elles préfèrent plonger franchement dans le puits sans fond des pupilles. Ça n’a pas besoin de durer éternellement non plus.
Et si baisser les yeux ensuite s’accompagne d’une rougeur nouvelle, ça n’est pas de honte mais d’excitation. Les gestes suivants demanderont de déposer lyre et lames. Alors, quelle plus grande marque d’estime que d’accepter de se séparer un temps de ses instruments bien-aimés pour tendre la main ?