Titre : Sans penser à mal
Auteur :
malurette/
ylg
Base : Le bleu est une couleur chaude
Personnage/Couple : Clémentine/Emma
Genre : romangst
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Julie Maroh, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 500+
**
« Pourquoi être hostile ? demande Emma à Clémentine encore visiblement bouleversée. Quel mal t’ai-je fait ? »
Comment si elle ne le savait pas ! Clémentine bute sur cette évidence.
« Devant mes amies… elles trouvent que tu racoles. Pour quoi je passe maintenant ! »
Emma accuse le coup et rebondit dessus :
« Quelqu’un d’ouvert d’esprit qui ne se laisse pas bouffer par les préjugés, j’aurais cru. Quel mal y a-t-il ? » insiste-t-elle.
Clémentine craque;
« J’ai peur. D’être rejetée. Par mes amis, ça c’est fait.
- Que valait leur amitié, dans ce cas ?
- C’est tout ce que je connaissais !
- Tu es jeune et tu as tout ton temps pour faire d’autres rencontres.
- Par mes parents. Je… je n’imagine pas que ça puisse arriver.
- Tu sais qu’ils t’aimeront quoi qu’il arrive ? »
Clémentine ne répond plus, bloquée par la suite de ses pensées. Le reste, elle ne sait pas l’avouer.
J’ai peur de ce que tu fais naître en moi. Cette part d’inconnu, la violence de mes propres désirs !
La différence sur laquelle pèse le regard des autres et mon propre regard aussi.
C’est si soudain, je n’avais jamais pensé avant que je pourrais être… différente.
Et j’ai peur, enfin, d’être rejetée par toi. Si je te dis ce que je ressens vraiment…
Je ne peux pas…
« Puis-je vraiment être ton amie ? finit-elle par demander.
- Je dirais même que tu l’es déjà, assure Emma. En tout cas, tu es une connaissance agréable et j’espère bien qu’on arrive à faire en sorte que de devenir amies.
- Mais. Je suis tellement plus jeune que toi. »
Emma rit :
« Allons, je ne suis pas si vieille, quand même !
- Et surtout trop pleine de ces préjugés que tu es fière de briser.
- La preuve que non ; je trouve qu’ils tombent bien facilement. Tu n’as pas peur de remettre en question ce que tu sais, ce que tu penses et te faire ta propre opinion. Ce sont de sacrés qualités. »
Et pleine encore de ces désirs interdits…
« Tu as Sabine.
- Et alors ? Elle peut se montrer salement jalouse de mes fréquentations, mais j’ai le droit d’être amie avec qui je veux sans qu’elle ait besoin de penser à mal, quand même ! »
Et moi je pense à tellement, tellement de mal quand je pense à toi… c’est à dire tout le temps.
Tu as Sabine et moi j’ai… j’avais mes amies, ça fait deux mondes qui n’auraient pas dû se rencontrer. Pourtant c’est arrivé et maintenant je ne sais plus où j’en suis. Dans mes rêves je suis ton amante et je n’essaie même plus de faire semblant.
J’ai peur que ça se voit dans le vrai monde aussi. Ne le vois-tu pas quand je te parle ? J’ai l’impression que tes yeux bleus lisent en moi comme en un livre ouvert.
Je t’aime et je n’en reviens pas. J’ai peur. Aide-moi, fais moi oublier ça !
Emma tend la main et serre celle de Clémentine, pour l’encourager. C’est juste ce dont elle avait besoin pour retrouver la force de faire sortir les mots qui comptent :
« C’est vrai. On ne fait absolument rien de mal. Au contraire, c’est tellement bien d’être avec toi. »
Auteur :
Base : Le bleu est une couleur chaude
Personnage/Couple : Clémentine/Emma
Genre : romangst
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Julie Maroh, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 500+
« Pourquoi être hostile ? demande Emma à Clémentine encore visiblement bouleversée. Quel mal t’ai-je fait ? »
Comment si elle ne le savait pas ! Clémentine bute sur cette évidence.
« Devant mes amies… elles trouvent que tu racoles. Pour quoi je passe maintenant ! »
Emma accuse le coup et rebondit dessus :
« Quelqu’un d’ouvert d’esprit qui ne se laisse pas bouffer par les préjugés, j’aurais cru. Quel mal y a-t-il ? » insiste-t-elle.
Clémentine craque;
« J’ai peur. D’être rejetée. Par mes amis, ça c’est fait.
- Que valait leur amitié, dans ce cas ?
- C’est tout ce que je connaissais !
- Tu es jeune et tu as tout ton temps pour faire d’autres rencontres.
- Par mes parents. Je… je n’imagine pas que ça puisse arriver.
- Tu sais qu’ils t’aimeront quoi qu’il arrive ? »
Clémentine ne répond plus, bloquée par la suite de ses pensées. Le reste, elle ne sait pas l’avouer.
J’ai peur de ce que tu fais naître en moi. Cette part d’inconnu, la violence de mes propres désirs !
La différence sur laquelle pèse le regard des autres et mon propre regard aussi.
C’est si soudain, je n’avais jamais pensé avant que je pourrais être… différente.
Et j’ai peur, enfin, d’être rejetée par toi. Si je te dis ce que je ressens vraiment…
Je ne peux pas…
« Puis-je vraiment être ton amie ? finit-elle par demander.
- Je dirais même que tu l’es déjà, assure Emma. En tout cas, tu es une connaissance agréable et j’espère bien qu’on arrive à faire en sorte que de devenir amies.
- Mais. Je suis tellement plus jeune que toi. »
Emma rit :
« Allons, je ne suis pas si vieille, quand même !
- Et surtout trop pleine de ces préjugés que tu es fière de briser.
- La preuve que non ; je trouve qu’ils tombent bien facilement. Tu n’as pas peur de remettre en question ce que tu sais, ce que tu penses et te faire ta propre opinion. Ce sont de sacrés qualités. »
Et pleine encore de ces désirs interdits…
« Tu as Sabine.
- Et alors ? Elle peut se montrer salement jalouse de mes fréquentations, mais j’ai le droit d’être amie avec qui je veux sans qu’elle ait besoin de penser à mal, quand même ! »
Et moi je pense à tellement, tellement de mal quand je pense à toi… c’est à dire tout le temps.
Tu as Sabine et moi j’ai… j’avais mes amies, ça fait deux mondes qui n’auraient pas dû se rencontrer. Pourtant c’est arrivé et maintenant je ne sais plus où j’en suis. Dans mes rêves je suis ton amante et je n’essaie même plus de faire semblant.
J’ai peur que ça se voit dans le vrai monde aussi. Ne le vois-tu pas quand je te parle ? J’ai l’impression que tes yeux bleus lisent en moi comme en un livre ouvert.
Je t’aime et je n’en reviens pas. J’ai peur. Aide-moi, fais moi oublier ça !
Emma tend la main et serre celle de Clémentine, pour l’encourager. C’est juste ce dont elle avait besoin pour retrouver la force de faire sortir les mots qui comptent :
« C’est vrai. On ne fait absolument rien de mal. Au contraire, c’est tellement bien d’être avec toi. »