Titre : La clé de son monde
Auteur :
malurette
Base : Belle et Sébastien
Personnage/Couple : Jean(/Norbert)
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Cécile Aubry, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thèmes : « ouverture » + contrainte accessoire « noir et blanc » pour
31_jours
Prompt : Saint-Sébastien
Continuité : post-Le document secret
Notes : rien à faire, je ne me sortirai jamais cette idée de la tête !
Nombre de mots : 500
***
Contrairement à son grand-père et son presque-petit frère, Jean n’a jamais été sensible à la beauté des montagnes. Ce paysage désolé, de la neige et des pierres, il l’englobe d’un caractère trop entier. Il a grandi avec une vision du monde fermée : soit noir soit blanc, pas de nuances, et il ne s’attarde pas sur les couleurs.
C’est arrivé seulement quand l’étranger a débarqué chez eux.
Norbert lui a fait beaucoup de mal. Il lui a brisé le cœur, a failli anéantir sa réputation, et c’est sa faute s’il s’est cassé le bras. Ç’aurait pu être encore plus grave et il s’en est fallu de peu.
Avant ça pourtant, il avait commencé par lui faire du bien. Ah, d’avoir un ami, se sentir aimé, et même désiré, c’était nouveau. De la part de sa famille, il ne s’en apercevait pas ; des gens du village, il ne pouvait pas y croire.
D’avoir été ensuite trahi a fait encore plus mal. Et longtemps après il continue à espérer que tout n’était pas feint dans son intérêt. Que tout n’était pas que mensonge dans ce qu’il lui a dit…
Norbert lui a ouvert les yeux sur la duplicité des gens en le trahissant, mais aussi sur quantité de possibilités nouvelles. Il lui a appris les nuances. Jean a grandi grâce à lui, quand il refusait d’entendre les leçons de César, de Guillaume ou de qui que ce soit d’autre.
Maintenant, il est prêt à s’ouvrir à tant de nouvelles choses !
Ni le barrage EDF ni son grand-père – pour autant qu’il tienne à son emploi et au vieux César – ne seront éternel. Il viendra un jour où son grand-père reposera sous terre et où le barrage n’aura plus besoin de lui… L’idée lui donne un peu le vertige, mais il y fait face.
Il n’a pas peur de l’idée de partir, d’aller chercher ailleurs, de se faire une autre vie. Dans d’autres lieux, auprès d’autres gens. Dans ce qu’il espère être une vérité, il pense qu’un jour, il rencontrera ces gens, comme Norbert et pas comme Norbert : comme lui peut-être.
Les autres gars du barrage parlent parfois de ces gens là des grandes villes avec des mots affreusement durs qu’il n’a commencé à comprendre que très récemment. Norbert y faisait allusion comme d’une chose toute à fait normale et presque… désirable. Pour tout le reste maintenant, il fait confiance aux pays et se méfie de ce que lui a dit Norbert. Mais là dessus, juste là dessus, ça faisait trop bien écho à ce qu’il avait toujours espéré entendre sans jamais oser demander.
Il ne va se précipiter dedans. Il ne foncera plus tête baissée sans réfléchir. Mais un jour, il ira chercher toutes les réponses dont il sait qu’elles l’attendent pas si loin. La vallée de son enfance n’est pas si fermée, après tout. Si les étrangers peuvent venir tout y chambouler, ça ne sera pas si difficile non plus d’en sortir et de se confronter à leur monde en retour.
Auteur :
Base : Belle et Sébastien
Personnage/Couple : Jean(/Norbert)
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Cécile Aubry, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thèmes : « ouverture » + contrainte accessoire « noir et blanc » pour
Prompt : Saint-Sébastien
Continuité : post-Le document secret
Notes : rien à faire, je ne me sortirai jamais cette idée de la tête !
Nombre de mots : 500
Contrairement à son grand-père et son presque-petit frère, Jean n’a jamais été sensible à la beauté des montagnes. Ce paysage désolé, de la neige et des pierres, il l’englobe d’un caractère trop entier. Il a grandi avec une vision du monde fermée : soit noir soit blanc, pas de nuances, et il ne s’attarde pas sur les couleurs.
C’est arrivé seulement quand l’étranger a débarqué chez eux.
Norbert lui a fait beaucoup de mal. Il lui a brisé le cœur, a failli anéantir sa réputation, et c’est sa faute s’il s’est cassé le bras. Ç’aurait pu être encore plus grave et il s’en est fallu de peu.
Avant ça pourtant, il avait commencé par lui faire du bien. Ah, d’avoir un ami, se sentir aimé, et même désiré, c’était nouveau. De la part de sa famille, il ne s’en apercevait pas ; des gens du village, il ne pouvait pas y croire.
D’avoir été ensuite trahi a fait encore plus mal. Et longtemps après il continue à espérer que tout n’était pas feint dans son intérêt. Que tout n’était pas que mensonge dans ce qu’il lui a dit…
Norbert lui a ouvert les yeux sur la duplicité des gens en le trahissant, mais aussi sur quantité de possibilités nouvelles. Il lui a appris les nuances. Jean a grandi grâce à lui, quand il refusait d’entendre les leçons de César, de Guillaume ou de qui que ce soit d’autre.
Maintenant, il est prêt à s’ouvrir à tant de nouvelles choses !
Ni le barrage EDF ni son grand-père – pour autant qu’il tienne à son emploi et au vieux César – ne seront éternel. Il viendra un jour où son grand-père reposera sous terre et où le barrage n’aura plus besoin de lui… L’idée lui donne un peu le vertige, mais il y fait face.
Il n’a pas peur de l’idée de partir, d’aller chercher ailleurs, de se faire une autre vie. Dans d’autres lieux, auprès d’autres gens. Dans ce qu’il espère être une vérité, il pense qu’un jour, il rencontrera ces gens, comme Norbert et pas comme Norbert : comme lui peut-être.
Les autres gars du barrage parlent parfois de ces gens là des grandes villes avec des mots affreusement durs qu’il n’a commencé à comprendre que très récemment. Norbert y faisait allusion comme d’une chose toute à fait normale et presque… désirable. Pour tout le reste maintenant, il fait confiance aux pays et se méfie de ce que lui a dit Norbert. Mais là dessus, juste là dessus, ça faisait trop bien écho à ce qu’il avait toujours espéré entendre sans jamais oser demander.
Il ne va se précipiter dedans. Il ne foncera plus tête baissée sans réfléchir. Mais un jour, il ira chercher toutes les réponses dont il sait qu’elles l’attendent pas si loin. La vallée de son enfance n’est pas si fermée, après tout. Si les étrangers peuvent venir tout y chambouler, ça ne sera pas si difficile non plus d’en sortir et de se confronter à leur monde en retour.