Titre : La jeune fille sur les barricades
Auteur :
ylg/
malurette
Bases : Good Omens + Les Misérables
Personnages/Couples : War, Éponine->Marius
Genre : tragédie
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Terry Pratchett, Neil Gaiman et Victor Hugo ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : dû à un mème d’écriture, mais je ne sais plus lequel
Prompt : achevé pour le little-big-bang-of-our-own lancé par
benebu (1er mai-31 août '10)
Nombre de mots : 333
**
Le passage de Guerre à Paris en 1832 tenait plus du passe-temps que d’un véritable travail, estimait-elle. Elle le fit bien, mais sans grande envergure. Une création à échelle très locale, soigneusement peaufinée.
Il y avait là des hommes venus tuer et se faire tuer. Il y avait même vieillards et enfants, tous sous sa coupe. Au milieu des émeutiers, elle remarqua également un petit fantôme, venu là juste pour mourir par la guerre, pas pour elle. Elle n’était là que pour trouver la mort, guidée par l’aveuglement de l’amour.
Une fillette pâlichonne et maigrichonne, grimée en homme, qui avait voulu se servir de la guerre pour mourir et qui en définitive ne lui serait même pas utile. Des enfants tragiques comme celle-ci, on en croise dans tous les lieux et à toutes les époques Guerre n’y fait jamais attention, pas plus qu’à aucune de ses victimes collatérales. Cette fille ne faisait pas partie du conflit. Et pourtant, elle possédait quelque chose qui attirait l’œil.
Quand le dénommé « Monsieur Marius » se pencha sur la jeune fille, la Mort était là aussi. Bien sûr, la Mort est toujours là, partout, toujours, même au cœur de l’émeute, il prend le temps d’assister à chaque décès. À ce moment-là, Guerre elle-même délaissa les combats pour venir contempler cette fille qui n’était pas à elle.
La belle femme aux cheveux rouges, dressée dans toute sa splendeur au milieu de la ruelle, contempla ce triste spectacle resté inaperçu depuis la barricade.
« Restez pas là Mam’zelle, il fait pas sain, lui lança un combattant, indifférent à cette mort.
- Ne vous inquiétez pas pour moi. »
Cette fois, elle se rendit invisible aux yeux des passants et même, le court temps de s’intéresser à cette fille, à ceux des combattants. Après tout, ils se débrouillaient très bien sans elle pour le carnage : la preuve. Elle pouvait avoir confiance en eux pour cela. Le temps d’une élégie...
Et la tuerie ne reprendrait ensuite que de plus belle.
Auteur :
Bases : Good Omens + Les Misérables
Personnages/Couples : War, Éponine->Marius
Genre : tragédie
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Terry Pratchett, Neil Gaiman et Victor Hugo ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : dû à un mème d’écriture, mais je ne sais plus lequel
Prompt : achevé pour le little-big-bang-of-our-own lancé par
Nombre de mots : 333
Le passage de Guerre à Paris en 1832 tenait plus du passe-temps que d’un véritable travail, estimait-elle. Elle le fit bien, mais sans grande envergure. Une création à échelle très locale, soigneusement peaufinée.
Il y avait là des hommes venus tuer et se faire tuer. Il y avait même vieillards et enfants, tous sous sa coupe. Au milieu des émeutiers, elle remarqua également un petit fantôme, venu là juste pour mourir par la guerre, pas pour elle. Elle n’était là que pour trouver la mort, guidée par l’aveuglement de l’amour.
Une fillette pâlichonne et maigrichonne, grimée en homme, qui avait voulu se servir de la guerre pour mourir et qui en définitive ne lui serait même pas utile. Des enfants tragiques comme celle-ci, on en croise dans tous les lieux et à toutes les époques Guerre n’y fait jamais attention, pas plus qu’à aucune de ses victimes collatérales. Cette fille ne faisait pas partie du conflit. Et pourtant, elle possédait quelque chose qui attirait l’œil.
Quand le dénommé « Monsieur Marius » se pencha sur la jeune fille, la Mort était là aussi. Bien sûr, la Mort est toujours là, partout, toujours, même au cœur de l’émeute, il prend le temps d’assister à chaque décès. À ce moment-là, Guerre elle-même délaissa les combats pour venir contempler cette fille qui n’était pas à elle.
La belle femme aux cheveux rouges, dressée dans toute sa splendeur au milieu de la ruelle, contempla ce triste spectacle resté inaperçu depuis la barricade.
« Restez pas là Mam’zelle, il fait pas sain, lui lança un combattant, indifférent à cette mort.
- Ne vous inquiétez pas pour moi. »
Cette fois, elle se rendit invisible aux yeux des passants et même, le court temps de s’intéresser à cette fille, à ceux des combattants. Après tout, ils se débrouillaient très bien sans elle pour le carnage : la preuve. Elle pouvait avoir confiance en eux pour cela. Le temps d’une élégie...
Et la tuerie ne reprendrait ensuite que de plus belle.