malurette: (kabuto)
[personal profile] malurette posting in [community profile] glyfic
Titre : Effets secondaires
Auteur : [livejournal.com profile] ylg/[personal profile] malurette
Base : Naruto
Personnages/Couple : Orochimaru, Kabuto ; mention de Sarutobi
Genre : entre angst bizarre et humour débile
Gradation : PG / K
Légalité : propriété de Kishimoto Masashi, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : "kabuto"
Prompt : achevé pour le little-big-bang-of-our-own lancé par [livejournal.com profile] benebu (1er mai-31 août '10)
Note : ceci a été écrit plusieurs années avant que la back-story de Kabuto soit enfin révélée
Nombre de mots : 900

***

Maudit, maudit, maudit Sarutobi. Orochimaru aurait dû le tuer beaucoup plus tôt, quand il était encore digne d’estime, avant de se décrépir autant. Il aurait dû le tuer dès la nomination de Minato à sa succession. Avant qu’il ne devienne vieux et laid, quand il était encore un shinobi, un homme plein de vigueur, quand Orochimaru pouvait encore le considérer comme son maître. Ç’aurait peut-être été plus difficile encore, mais à le tuer dans de telles circonstances il aurait prouvé définitivement qu’il l’avait dépassé.

En réalité malgré son âge, Sarutobi est resté assez fort, avec ses saletés de sceaux, Orochimaru l’a constaté à ses dépends. Sa défaite n’en est que plus cuisante.

Il revoit leur combat et a envie de mordre quelque chose jusqu’à le broyer, par dépit. Il aurait voulu torde le cou de ce vieux singe, mais c’est devenu impossible. Chaque fois qu’il y pense, la douleur et la lourdeur dans ses bras se rappelle à lui. Il souffre dans sa chair et dans son cœur. La blessure est plus profonde que ce tout à quoi il se serait attendu, dans les deux cas.

Il revoit la peau vieillie - qu’il craint tant pour lui-même - les taches de lune, les rides, toutes ces rides... la déchéance du vieil homme. Ce vieux fou qui osait juger sa conduite ! Le fantôme de son maître dans ce visage enlaidi par l’âge. Sarutobi n’a jamais été beau, non, mais il avait son charme, son charisme, surtout auprès de ses élèves. Il peut constater tous les ravages de l’âge.

Hors de question qu’il finisse ainsi, Orochimaru veut continuer à vivre, vivre pour assimiler toute la force du monde. Il ne vieillira jamais.

Son sourire content de mourir au combat, l’imbécile ! et son ridicule chapeau en fer-blanc. Le rictus du Shinigami et le sourire de Sarutobi sous son casque. Tenue de combat sortie des boules anti-mites, lamentable, risible, à pleurer. Écho d’une splendeur qu’il n’a plus depuis longtemps et d’une époque révolue.

Pour une raison stupide, Orochimaru se focalise sur ce casque, symbole de sa décrépitude. Un éclair le secoue de ses sombres ruminations. Oh non, surtout ne plus penser à ce casque, ne pas prononcer son nom...

Le spasme ravive sa douleur. De rage, il donne des coups de pieds dans ses draps, dans le matelas.

Alerté par son agitation - ne pas prononcer son nom, pense hystériquement Orochimaru - son homme de main vient aux nouvelles.

« Tes médicament ne marchent pas, gronde Orochimaru en guise d’explication.
- Ils devraient pourtant. Je sais que vous les avez pris cette fois, je vous les ai administrés moi-même.
- He bien non, rien du tout.
- Bon. Voyons, ils n’ont pas d’effet secondaire ?
- Secondaire ? Mes bras sont morts, tombent en putréfaction, tu es incapable de les régénérer, incapable d’en soulager la douleur, et tu me parles d’effets secondaires ? Y’a pas d’effet du tout, nom de . . . ! »

Malgré les invectives, son subordonné - prononce pas son nom - ne se laisse pas démonter.

« Ces médicaments agissent sur votre système nerveux. Ils pourraient entraîner, éventuellement, des démangeaisons dans d’autres régions du corps, des hallucinations, des cauch-
- Des hallucinations ? »

Son médecin réprime un haussement d’épaule et explique,

« Il reste des parts de vous que je ne connais pas, je ne peux pas deviner ce que vous verriez dans ce cas. Ça peut être des serpents roses à pois verts ou Uchiha Sasuke égrenant un chapelet de Sharingan, pour ce que j’en sais... vos cauchemars vous appartiennent, Maître. D’autres patients ont décrit des trucs sans queue ni tête, apparemment en rapport avec leurs angoisses personnelles. Je ne sais pas, » admet-il.

Et en plus il se moque de lui ! Orochimaru s’apprête à le reprendre sur son attitude.

« Kabuto.
- Oui Maître ? »

Et soudain devant lui, au sourire du jeune homme se superpose celui de Sarutobi. La vision du casque flotte au-dessus de son visage.

Ça y est, trop tard, il y a pensé !

ka. bu. to.

Tout se brouille. Il ne voulait pas, non, surtout pas associer son bras droit avec le chapeau en fer-blanc ridicule qui porte le même nom, non non non.

Les yeux dans le vague, il grince
« Je te déteste, »
s’adressant peut-être à Kabuto lui-même et peut-être à Sarutobi. Kabuto en tout cas ne se formalise pas du venin qu’il crache. Il met son sursaut d’agressivité sur le compte de ses blessures et de sa maladie. Sans se démonter, il l’oblige doucement mais fermement à se recoucher, tente de l’apaiser.

Si Orochimaru avait été seulement malade et non handicapé en prime, il l’aurait écarté d’un revers de la main. Mais bien sûr, ses bras ne lui obéissent plus et il a hélas besoin d’assistance.

Il se noie dans les images grotesques de Sarutobi en armure. Qui de ses hommes était Yoroi, lequel était Misumi ? Juste des pions, oubliés, balayés. Perdu une de ses armes avec cet échec.

S’il en avait la force, il partirait d’un rire hystérique, de désespoir.

Les suggestions de son aide de camp restent imprimées dans sa mémoire.

Quand il aura le corps de Sasuke-kun, il ira arracher les yeux d’Itachi, se promet-il. Kabuto a parlé d’un chapelet ? Il sait bien qu’il n’existe plus assez de sharingan dans le monde pour cela mais il retient la suggestion :
Il s’en fera des boucles d’oreille.

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