Titre : « Avant tout, ne pas nuire »
Auteur :
ylg
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Winry Rockbell/Scieszka
Genre : hurt/comfort
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété d'Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « dites ahh... » pour
30_baisers
Avertissements : dur
Nombre de mots : 500
***
La chose la plus terrible quand on travaille dans les automails ? ça n’est même pas de se dire qu’on vit du malheur des autres, de leurs accidents et de leurs blessures, qu’on fait de l’argent sur leur reconstruction. On n’est pas responsable de ce qui leur est arrivé, on ne souhaite pas plus qu’un quidam soit mutilé, qu’un médecin ne souhaite que son voisin tombe malade ou qu’un plombier n’attende que quelque chose se mette à clocher quelque part. Mais ça arrive malgré tout, et alors il faut faire tout ce qu’on peut pour aider ces personnes. Vraiment, il ne faut pas se faire du mal à penser cela.
Alors, le moment le plus horrible quand on s’occupe d’un client ? …juste avant l’opération. L’anesthésie est impossible, on a besoin que les nerfs fonctionnent et que le patient réagisse. De nombreux essais ont déjà été tentés sur des anesthésies partielles aucune n’a jamais donné de résultats satisfaisants. On doit se contenter de leur donner un léger calmant pour qu’ils soient détendus avant de commencer. Et rien de plus n’est possible. On vérifie tous les appareillages, les instruments. Et on leur demande d’ouvrir la bouche pour y glisser le bâillon de cuir qui les empêchera de se mordre la langue ou de se faire péter les dents.
Ouvrez, dites ahhh… c’est bien. Ne vous inquiétez pas, c’est juste une précaution. Mais ils savent bien que ça va faire mal, c’est juste qu’ils n’envisagent pas encore à quel point. Et ensuite, il ne se passe pas bien longtemps avant que des ahhh, il en sorte à n’en plus finir.
Et Winry raconte encore, les cris, le bruit d’une scie à os qui reprend parfois un moignon quand l’amputation n’a pas exactement laissé la conformation nécessaire pour la prothèse, le grésillement du métal en fusion quand on soude les pièces, l’impossibilité de se boucher les oreilles parce qu’il faut qu’on soit attentif à tous les autres bruits, la distance qu’on tente de mettre avec la voix du patient, les vis qu’on serre, le métal qui rentre dans la chair, le sang, les nerfs à vif, les arcs électriques qui s’échappent parfois-
Jusqu’à ce que Scieszka n’en puisse plus et essaie de la faire taire, en la prenant dans ses bras, en la serrant très fort tout contre elle. Elle tente de l’apaiser comme elle peut, elle caresse ses cheveux, son visage. Elle voudrait la bâillonner, mais elle sait bien, tous ces mots ont besoin d’être prononcés : elle ne peut pas. Il faut qu’ils sortent, tout comme les hurlements de douleur des patients que Winry doit opérer à vif. Il faut qu’elle s’en libère l’esprit, ne serait-ce qu’un instant.
Tout ce que Scieszka peut faire, c’est l’assurer de sa présence, saine et solide, tout le temps que dure cette souffrance qui s’échappe.
Et ça n’est que quand enfin, d’elle-même, Winry s’épuise et se tait, qu’elle ose couvrir ses lèvres des siennes, le plus doucement possible, comme elle panserait une blessure.
Auteur :
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Winry Rockbell/Scieszka
Genre : hurt/comfort
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété d'Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #18, « dites ahh... » pour
Avertissements : dur
Nombre de mots : 500
La chose la plus terrible quand on travaille dans les automails ? ça n’est même pas de se dire qu’on vit du malheur des autres, de leurs accidents et de leurs blessures, qu’on fait de l’argent sur leur reconstruction. On n’est pas responsable de ce qui leur est arrivé, on ne souhaite pas plus qu’un quidam soit mutilé, qu’un médecin ne souhaite que son voisin tombe malade ou qu’un plombier n’attende que quelque chose se mette à clocher quelque part. Mais ça arrive malgré tout, et alors il faut faire tout ce qu’on peut pour aider ces personnes. Vraiment, il ne faut pas se faire du mal à penser cela.
Alors, le moment le plus horrible quand on s’occupe d’un client ? …juste avant l’opération. L’anesthésie est impossible, on a besoin que les nerfs fonctionnent et que le patient réagisse. De nombreux essais ont déjà été tentés sur des anesthésies partielles aucune n’a jamais donné de résultats satisfaisants. On doit se contenter de leur donner un léger calmant pour qu’ils soient détendus avant de commencer. Et rien de plus n’est possible. On vérifie tous les appareillages, les instruments. Et on leur demande d’ouvrir la bouche pour y glisser le bâillon de cuir qui les empêchera de se mordre la langue ou de se faire péter les dents.
Ouvrez, dites ahhh… c’est bien. Ne vous inquiétez pas, c’est juste une précaution. Mais ils savent bien que ça va faire mal, c’est juste qu’ils n’envisagent pas encore à quel point. Et ensuite, il ne se passe pas bien longtemps avant que des ahhh, il en sorte à n’en plus finir.
Et Winry raconte encore, les cris, le bruit d’une scie à os qui reprend parfois un moignon quand l’amputation n’a pas exactement laissé la conformation nécessaire pour la prothèse, le grésillement du métal en fusion quand on soude les pièces, l’impossibilité de se boucher les oreilles parce qu’il faut qu’on soit attentif à tous les autres bruits, la distance qu’on tente de mettre avec la voix du patient, les vis qu’on serre, le métal qui rentre dans la chair, le sang, les nerfs à vif, les arcs électriques qui s’échappent parfois-
Jusqu’à ce que Scieszka n’en puisse plus et essaie de la faire taire, en la prenant dans ses bras, en la serrant très fort tout contre elle. Elle tente de l’apaiser comme elle peut, elle caresse ses cheveux, son visage. Elle voudrait la bâillonner, mais elle sait bien, tous ces mots ont besoin d’être prononcés : elle ne peut pas. Il faut qu’ils sortent, tout comme les hurlements de douleur des patients que Winry doit opérer à vif. Il faut qu’elle s’en libère l’esprit, ne serait-ce qu’un instant.
Tout ce que Scieszka peut faire, c’est l’assurer de sa présence, saine et solide, tout le temps que dure cette souffrance qui s’échappe.
Et ça n’est que quand enfin, d’elle-même, Winry s’épuise et se tait, qu’elle ose couvrir ses lèvres des siennes, le plus doucement possible, comme elle panserait une blessure.