Titre : En terre étrangère
Auteur :
malurette
Base : Papyrus, Les larmes du géant
Personnages : Anitti & Theti-Cheri
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de De Gieter, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Jealousy » pour
ladiesbingo
Note : histoire de remplacer la fic genderbend qui était fun mais sans doute hors limites ?
Nombre de mots : 800+
***
Anitti est anxieuse… On l’a envoyée comme tribut en Égypte, offerte à Pharaon comme une vulgaire monnaie d’échange sur l’échiquier politique. Et la route qui la mène à son destin est longue et dangereuse. D’ailleurs, dans le désert, une faction rebelle hostile à l’Égypte tente de l’enlever pour faire échouer le renouvellement de l’alliance avec le Hatti et ça n’est que par chance qu’elle leur échappe.
La Princesse Royale dÉgypte vient à sa rencontre et, grâce à son escorte, elle arrive sans encombre, sans autre incident, à la capitale. C’est elle seule qui était visée, et plus personne n’osera les attaquer désormais.
Anitti nourrit instantanément pour Theti-Cheri admiration et jalousie. Elle est princesse royale elle aussi, mais elles ne sont pas égales : la politique de leurs pères a placé entre elles une relation de vassalité. Nfer Neferou Theti-Cheri ne quittera jamais sa terre, elle. Elle est héritière du trône… à moins qu’il n’incombe à Anitti de donner le jour à un prince qui lui damera le pion dans la succession. Elle frémit d’horreur à cette idée.
Le Pharaon à qui on la donne en mariage est aussi vieux que son père, il est certes plutôt bel homme malgré son âge, mais Anitti n’est pas du tout intéressée. Lui non plus d’ailleurs ; il l’accueille comme une fille. Elle est là pour une alliance politique, pas amoureuse. Et il ne veut pas qu’une épouse secondaire fasse ombrage à sa première reine, sans doute. C’est délicat de sa part, mais il n’est pas son père !
Theti n’est pas la sœur d’Anitti non plus d’ailleurs, même si elle aimerait se présenter comme telle… techniquement, elle est sa belle-fille !
Theti est jolie, puissante, aimée de tous parmi son peuple. La foule les a acclamées toutes deux sur le trajet : Bienvenue à l’étrangère, et gloire à la princesse ! Elle est aimée aussi de ses deux parents, et de son serviteur dévoué. Aussi, elle n’a pas de frère aîné pour lui empoisonner l’existence… ou pire.
Anitti, aujourd’hui, se retrouve loin de tout ce qu’elle connaissait. Elle n’a plus rien. Un prestige emprunté et un secret bien gardé… elle ne peut se vanter ni de l’un ni de l’autre. Elle découvre en Égypte une liberté grisante, jamais éprouvée avant. Elle est la propriété du maître du pays mais pas de son mari. Il lui a demandé son accord pour ce mariage, par principe – mais, son père étant derrière elle, elle ne pouvait pas refusé. Il ne compte la forcer en rien.
Elle est normale pour Theti qui en a toujours bénéficié. Elle pourra choisir elle-même son époux, et pas juste parce qu’elle est la princesse. Toute femme en Égypte y a droit. Elle peut se promener en robe légère sans manteau et n’exciter que l’admiration, pas la convoitise. On lui donne des gardes pour la protéger, pas la surveiller.
Mais que de nouveautés pour Anitti ! Elle prend tout à coup conscience d’un manque toute son enfance, et se demande, mais à quoi rime-t-elle désormais, cette liberté des égyptiennes ? Sa venue dans ce pyas est une autre forme de captivité, après tout.
Ça n’est pas la faute de Theti, ni même celle de Pharaon, et Anitti a honte de cette jalousie. Theti est adorable, elle se montre toute gentille et accueillante. Anitti sait qu’elle sera sa seule alliée dans ce pays et ne veut surtout pas la détester ; elle préfèrerait tant s’en faire une amie plutôt qu’une rivale ! Et ça sera elle seule – Anitti ne peut rien dire des serviteurs qui l’entourent déjà, elle ne se sent en droit de leur accorder aucune attention. Theti seule est de rang égal avec elle.
Elle veut s’entendre avec elle, elle veut être rassurée, mais ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de ressentiment envers elle. Elle se promet de l’apprivoiser ; il faut juste qu’avant ça, elle fasse le deuil de son ancienne vie…
Ensuite, elles s’entendront bien. Il faut qu’elles s’entendent bien, sans quoi son séjour sera invivable. Theti, très désireuse de la mettre le plus à l’aise possible, présente à Anitti toutes ses richesses, toutes les beautés de son palais, tout ce qui est sien désormais. Elle promet de tout partager. Anitti reçoit tout cela avec l’éblouissement attendu… et aussi un pincement au cœur. Car tout ça n’est pas à elle. Theti lui assure que ça le sera, mais… ça n’est pas sa culture, pas ce à quoi elle est habituée.
Si Anitti accepte de devenir petit à petit de plus en plus égyptienne, elle sera aussi de moins en moins hittite. Elle ne sera plus elle-même. Ressembler à Theti est à la fois un rêve et un cauchemar. Elle pourrait y perdre son identité… et elle ne sait pas encore ce qu’elle a à y gagner. Mais elle espère pouvoir lui faire confiance pour lui montrer.
Auteur :
Base : Papyrus, Les larmes du géant
Personnages : Anitti & Theti-Cheri
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de De Gieter, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Jealousy » pour
Note : histoire de remplacer la fic genderbend qui était fun mais sans doute hors limites ?
Nombre de mots : 800+
Anitti est anxieuse… On l’a envoyée comme tribut en Égypte, offerte à Pharaon comme une vulgaire monnaie d’échange sur l’échiquier politique. Et la route qui la mène à son destin est longue et dangereuse. D’ailleurs, dans le désert, une faction rebelle hostile à l’Égypte tente de l’enlever pour faire échouer le renouvellement de l’alliance avec le Hatti et ça n’est que par chance qu’elle leur échappe.
La Princesse Royale dÉgypte vient à sa rencontre et, grâce à son escorte, elle arrive sans encombre, sans autre incident, à la capitale. C’est elle seule qui était visée, et plus personne n’osera les attaquer désormais.
Anitti nourrit instantanément pour Theti-Cheri admiration et jalousie. Elle est princesse royale elle aussi, mais elles ne sont pas égales : la politique de leurs pères a placé entre elles une relation de vassalité. Nfer Neferou Theti-Cheri ne quittera jamais sa terre, elle. Elle est héritière du trône… à moins qu’il n’incombe à Anitti de donner le jour à un prince qui lui damera le pion dans la succession. Elle frémit d’horreur à cette idée.
Le Pharaon à qui on la donne en mariage est aussi vieux que son père, il est certes plutôt bel homme malgré son âge, mais Anitti n’est pas du tout intéressée. Lui non plus d’ailleurs ; il l’accueille comme une fille. Elle est là pour une alliance politique, pas amoureuse. Et il ne veut pas qu’une épouse secondaire fasse ombrage à sa première reine, sans doute. C’est délicat de sa part, mais il n’est pas son père !
Theti n’est pas la sœur d’Anitti non plus d’ailleurs, même si elle aimerait se présenter comme telle… techniquement, elle est sa belle-fille !
Theti est jolie, puissante, aimée de tous parmi son peuple. La foule les a acclamées toutes deux sur le trajet : Bienvenue à l’étrangère, et gloire à la princesse ! Elle est aimée aussi de ses deux parents, et de son serviteur dévoué. Aussi, elle n’a pas de frère aîné pour lui empoisonner l’existence… ou pire.
Anitti, aujourd’hui, se retrouve loin de tout ce qu’elle connaissait. Elle n’a plus rien. Un prestige emprunté et un secret bien gardé… elle ne peut se vanter ni de l’un ni de l’autre. Elle découvre en Égypte une liberté grisante, jamais éprouvée avant. Elle est la propriété du maître du pays mais pas de son mari. Il lui a demandé son accord pour ce mariage, par principe – mais, son père étant derrière elle, elle ne pouvait pas refusé. Il ne compte la forcer en rien.
Elle est normale pour Theti qui en a toujours bénéficié. Elle pourra choisir elle-même son époux, et pas juste parce qu’elle est la princesse. Toute femme en Égypte y a droit. Elle peut se promener en robe légère sans manteau et n’exciter que l’admiration, pas la convoitise. On lui donne des gardes pour la protéger, pas la surveiller.
Mais que de nouveautés pour Anitti ! Elle prend tout à coup conscience d’un manque toute son enfance, et se demande, mais à quoi rime-t-elle désormais, cette liberté des égyptiennes ? Sa venue dans ce pyas est une autre forme de captivité, après tout.
Ça n’est pas la faute de Theti, ni même celle de Pharaon, et Anitti a honte de cette jalousie. Theti est adorable, elle se montre toute gentille et accueillante. Anitti sait qu’elle sera sa seule alliée dans ce pays et ne veut surtout pas la détester ; elle préfèrerait tant s’en faire une amie plutôt qu’une rivale ! Et ça sera elle seule – Anitti ne peut rien dire des serviteurs qui l’entourent déjà, elle ne se sent en droit de leur accorder aucune attention. Theti seule est de rang égal avec elle.
Elle veut s’entendre avec elle, elle veut être rassurée, mais ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de ressentiment envers elle. Elle se promet de l’apprivoiser ; il faut juste qu’avant ça, elle fasse le deuil de son ancienne vie…
Ensuite, elles s’entendront bien. Il faut qu’elles s’entendent bien, sans quoi son séjour sera invivable. Theti, très désireuse de la mettre le plus à l’aise possible, présente à Anitti toutes ses richesses, toutes les beautés de son palais, tout ce qui est sien désormais. Elle promet de tout partager. Anitti reçoit tout cela avec l’éblouissement attendu… et aussi un pincement au cœur. Car tout ça n’est pas à elle. Theti lui assure que ça le sera, mais… ça n’est pas sa culture, pas ce à quoi elle est habituée.
Si Anitti accepte de devenir petit à petit de plus en plus égyptienne, elle sera aussi de moins en moins hittite. Elle ne sera plus elle-même. Ressembler à Theti est à la fois un rêve et un cauchemar. Elle pourrait y perdre son identité… et elle ne sait pas encore ce qu’elle a à y gagner. Mais elle espère pouvoir lui faire confiance pour lui montrer.
no subject
Date: 2015-02-02 11:28 am (UTC)no subject
Date: 2015-02-02 03:40 pm (UTC)Merci !