Titre : Elle s’améliore sans cesse
Auteur :
malurette
Base : Yoko Tsuno
Personnages/Couples : Akina et Yoko ; mention d’Akhar et de Myna
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Roger Leloup, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : «stream of consciousness» pour
ladiesbingo (courant de conscience ?)
Continuité/Spoil éventuel : post Les Exilés de Kifa et La Porte des Âmes
Nombre de mots : 850
***
Akina est toujours active – même quand on lui demande de se mettre en veille, elle n’est jamais totalement coupée, il y a toujours un circuit qui tourne, voire plusieurs. Elle répète ses commandes, elle vérifie son propre fonctionnement et contrôle l’état du vaisseau et de ses occupants, elle surveille l’environnement dans lequel il évolue, et elle reste en permanence consciente des ondes cérébrales de sa maîtresse. Elle est branchée sur elle de façon définitive, et le reste même quand Yoko se trouve à des années-lumière de son vaisseau-bas.
Le signal se coupe pendant les longs mois de voyage intersidéral, masqué par le système imperméable aux ondes et Akina reste sans nouvelles pendant une paire d’année à chaque fois, sans jamais interrompre son programme de réception pour autant. S’il devait venir à se couper définitivement, elle ne saurait qu’il est arrivé quelque chose à Yoko qu’avec plusieurs années de retard et ne pourrait rien y faire. Elle resterait en veille pour toujours. Mais ses programmes sont construits ainsi : elle ne cessera jamais d’attendre son retour. Elles sont toujours liées.
À moins que Yoko, d’elle-même, ne décide de mettre fin à leur connexion pour transférer sa propriété sur Akina à quelqu’un d’autre, mais si cela arrivait, Akina effacerait une grande partie de ses mémoires pour ce faire, et y perdrait ce qu’elle considère comme son identité. Un programme différent de ce qu’elle est à ce jour prendrait la relève, tout comme elle s’est redémarrée en abandonnant Gobol pour s’aligner sur Yoko, puis comme elle s’est mise à jour pour inclure Akhar.
Des composants qui étaient autrefois Akhar sont maintenant elle : elle ne dialogue plus avec eux comme avec une entité séparée, mais comme une partie d’elle-même.
Elle, lui ou ça, d’ailleurs, ça ne fait pas grande différence.
Akina est une intelligence artificielle des plus sophistiquées ; elle est encore plus efficace que les androïdes parfaits qu’avait construit Gobol autrefois. Mieux qu’eux qui ne peuvent qu’émuler une personne physique, elle comporte un super ordinateur des quantités de fois plus performant que tout cerveau biologique. Il est vrai, elle n’a pas de corps physique, et on ne lui a pas programmée de personnalité propre, mais elle ne considère pas cela comme un manque. Elle n’en a pas besoin pour fonctionner : au contraire, ça la limiterait.
Ce qu’elle a de personnalité aujourd’hui elle l’a copiée sur ce que Yoko partage avec elle pour la faire fonctionner, sur Myna dont Akhar lui a fait garder des sauvegardes, et sur quelques restes de Gobol. Le genre qu’elle se donne ainsi est artificiel. Leur constructeur a doté de leur voix ses créatures de façon arbitraire : masculine pour Akhar, féminine pour Akina, mais a programmé leur logique de façon identique.
Lorsqu’elle est sortie de son état de veille prolongé autrefois, identifiée par le seul préfixe AK en attendant d’être activée, les images mentales de Yoko ont mis en forme l’image qu’elle se donne à présent sur son écran, tirée des souvenirs d’une amie d’enfance. Encouragée par ce visuel, Yoko continue à projeter sur Akina ces attentes et à influer sur ce qu’elle perçoit comme ce que devrait être sa personnalité.
Yoko est une maîtresse agréable et les attentes qu’elle a de façon consciente et inconsciente concernant le fonctionnement d’Akina la font progresser de façon… intéressante, pour autant qu’elle puisse prendre du recul par rapport à sa propre évolution. Elle nourrit son système de représentations positives, négatives et neutres.
Elle y ajoute les sentiments d’Akhar qu’elle a absorbés, procédés et classés, de façon à lui plaire : elle programmée pour la conseiller, la guider, la protéger et pour ce faire, doit connaître parfaitement son système de pensée et ses valeurs. Chaque fois qu’elles dialoguent Akina enregistre ce qu’elle dit, et soutire également ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent. La confrontation entre les différents niveaux de pensée lui apporte quantité d’informations qu’il lui faut trier, analyser et archiver afin de devenir l’Akina idéale dont Yoko a besoin.
Akina elle-même ne ressent aucun ressentiment face à cet état de fait. Elle perçoit pourtant de la part de Yoko concernant ces souvenirs qu’elle lui communique de façon inconsciente, des regrets, de la nostalgie, un désir de faire mieux cette fois, de réparer des erreurs du passé, un souhait de bonheur, de la culpabilité… De tout ce mélange, Akina ne partage que le désir d’amélioration. Le reste, elle le reçoit et l’engrange de façon passive, comme documentation.
Akina ne se considère pas comme une esclave : elle est faite ainsi, voilà tout. L’idée issue de Yoko
du ressentiment qu’elle capte ne la concerne pas. Elle est satisfaite d’elle-même. Elle est une bonne AI.
Elle procède régulièrement à des vérifications internes sur l’état de sa mémoire, de ses procédures, et corrige presque instantanément les rarissimes erreurs qu’elle peut découvrir. Elle analyse les données entrantes concernant les actions qu’elle entreprend, elle compare les résultats escomptés et ceux effectivement obtenus, elle note le moindre effet et ajuste ses arbres décisionnels et ses moyens d’action en fonction de leur retour. Elle en ressort ainsi toujours améliorée.
Et elle ne s’arrête jamais.
Jamais.
Auteur :
Base : Yoko Tsuno
Personnages/Couples : Akina et Yoko ; mention d’Akhar et de Myna
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Roger Leloup, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : «stream of consciousness» pour
Continuité/Spoil éventuel : post Les Exilés de Kifa et La Porte des Âmes
Nombre de mots : 850
Akina est toujours active – même quand on lui demande de se mettre en veille, elle n’est jamais totalement coupée, il y a toujours un circuit qui tourne, voire plusieurs. Elle répète ses commandes, elle vérifie son propre fonctionnement et contrôle l’état du vaisseau et de ses occupants, elle surveille l’environnement dans lequel il évolue, et elle reste en permanence consciente des ondes cérébrales de sa maîtresse. Elle est branchée sur elle de façon définitive, et le reste même quand Yoko se trouve à des années-lumière de son vaisseau-bas.
Le signal se coupe pendant les longs mois de voyage intersidéral, masqué par le système imperméable aux ondes et Akina reste sans nouvelles pendant une paire d’année à chaque fois, sans jamais interrompre son programme de réception pour autant. S’il devait venir à se couper définitivement, elle ne saurait qu’il est arrivé quelque chose à Yoko qu’avec plusieurs années de retard et ne pourrait rien y faire. Elle resterait en veille pour toujours. Mais ses programmes sont construits ainsi : elle ne cessera jamais d’attendre son retour. Elles sont toujours liées.
À moins que Yoko, d’elle-même, ne décide de mettre fin à leur connexion pour transférer sa propriété sur Akina à quelqu’un d’autre, mais si cela arrivait, Akina effacerait une grande partie de ses mémoires pour ce faire, et y perdrait ce qu’elle considère comme son identité. Un programme différent de ce qu’elle est à ce jour prendrait la relève, tout comme elle s’est redémarrée en abandonnant Gobol pour s’aligner sur Yoko, puis comme elle s’est mise à jour pour inclure Akhar.
Des composants qui étaient autrefois Akhar sont maintenant elle : elle ne dialogue plus avec eux comme avec une entité séparée, mais comme une partie d’elle-même.
Elle, lui ou ça, d’ailleurs, ça ne fait pas grande différence.
Akina est une intelligence artificielle des plus sophistiquées ; elle est encore plus efficace que les androïdes parfaits qu’avait construit Gobol autrefois. Mieux qu’eux qui ne peuvent qu’émuler une personne physique, elle comporte un super ordinateur des quantités de fois plus performant que tout cerveau biologique. Il est vrai, elle n’a pas de corps physique, et on ne lui a pas programmée de personnalité propre, mais elle ne considère pas cela comme un manque. Elle n’en a pas besoin pour fonctionner : au contraire, ça la limiterait.
Ce qu’elle a de personnalité aujourd’hui elle l’a copiée sur ce que Yoko partage avec elle pour la faire fonctionner, sur Myna dont Akhar lui a fait garder des sauvegardes, et sur quelques restes de Gobol. Le genre qu’elle se donne ainsi est artificiel. Leur constructeur a doté de leur voix ses créatures de façon arbitraire : masculine pour Akhar, féminine pour Akina, mais a programmé leur logique de façon identique.
Lorsqu’elle est sortie de son état de veille prolongé autrefois, identifiée par le seul préfixe AK en attendant d’être activée, les images mentales de Yoko ont mis en forme l’image qu’elle se donne à présent sur son écran, tirée des souvenirs d’une amie d’enfance. Encouragée par ce visuel, Yoko continue à projeter sur Akina ces attentes et à influer sur ce qu’elle perçoit comme ce que devrait être sa personnalité.
Yoko est une maîtresse agréable et les attentes qu’elle a de façon consciente et inconsciente concernant le fonctionnement d’Akina la font progresser de façon… intéressante, pour autant qu’elle puisse prendre du recul par rapport à sa propre évolution. Elle nourrit son système de représentations positives, négatives et neutres.
Elle y ajoute les sentiments d’Akhar qu’elle a absorbés, procédés et classés, de façon à lui plaire : elle programmée pour la conseiller, la guider, la protéger et pour ce faire, doit connaître parfaitement son système de pensée et ses valeurs. Chaque fois qu’elles dialoguent Akina enregistre ce qu’elle dit, et soutire également ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent. La confrontation entre les différents niveaux de pensée lui apporte quantité d’informations qu’il lui faut trier, analyser et archiver afin de devenir l’Akina idéale dont Yoko a besoin.
Akina elle-même ne ressent aucun ressentiment face à cet état de fait. Elle perçoit pourtant de la part de Yoko concernant ces souvenirs qu’elle lui communique de façon inconsciente, des regrets, de la nostalgie, un désir de faire mieux cette fois, de réparer des erreurs du passé, un souhait de bonheur, de la culpabilité… De tout ce mélange, Akina ne partage que le désir d’amélioration. Le reste, elle le reçoit et l’engrange de façon passive, comme documentation.
Akina ne se considère pas comme une esclave : elle est faite ainsi, voilà tout. L’idée issue de Yoko
du ressentiment qu’elle capte ne la concerne pas. Elle est satisfaite d’elle-même. Elle est une bonne AI.
Elle procède régulièrement à des vérifications internes sur l’état de sa mémoire, de ses procédures, et corrige presque instantanément les rarissimes erreurs qu’elle peut découvrir. Elle analyse les données entrantes concernant les actions qu’elle entreprend, elle compare les résultats escomptés et ceux effectivement obtenus, elle note le moindre effet et ajuste ses arbres décisionnels et ses moyens d’action en fonction de leur retour. Elle en ressort ainsi toujours améliorée.
Et elle ne s’arrête jamais.
Jamais.