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Titre : La Fille du Nil, chapitre 11
Auteur : [personal profile] malurette
Base : Papyrus
Personnages/Couple : Theti Cheri/Papyrus
Genre : familial
Gradation : G / K
Légalité : propriété de De Gieter, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Notes :
Continuité/Spoil éventuel : à situer quelques années dans le futur ; ignore Les Enfants d’Isis ; écrit avant la sortie de Papyrus Pharaon
Nombre de mots : +1100

***

« C’est une fille ! » annonça fièrement la sage-femme.
Une petite princesse… La confrérie des Hathor nota le plus important : qu’elle était en pleine santé, et que dès sa naissance on voyait bien qu’elle serait jolie : c’était tout le portrait de sa mère. Seule la Reine pensa tout de suite qu’elle ne serait pas une menace directe à la succession de Pharaon et devrait donc être à l’abri de querelles de cour supplémentaire. Elle deviendrait la gardienne suivante de la légitimité si Nefer Neferou Theti Cheri ne produisait pas d’enfant mâle d’ici à ce qu’elle ait à succéder à son père, mais sauf triste accident de la vie, que les Dieux l’en gardent ! Pharaon avait encore de belles années devant lui, et Theti et son jeune époux donc tout le temps d’avoir un ou deux autres enfants s’ils le souhaitaient. Mais rien ne pressait !

L’enfant fut baigné, séché, langé. Le cordon coupé devrait être plus tard monté en amulette protectrice. En attendant, mère et enfant reçurent d’autres amulettes pour écarter tout danger. Les Hathor s’occupèrent de tout, jusqu’à baigner Theti Cheri et la ramener à son lit. On n’avait plus besoin de Papyrus, mais on le laissa prendre la petite dans ses bras le temps de s’occuper de la mère. Ému aux larmes, il lui souhaita la bienvenue.
Son enfant et celle de Theti Cheri. Leur amour. Celle qu’il avait aidé à porter et mettre au monde lui aussi… même s’il ne pourrait jamais le revendiquer. Il se promit quand même de demander à faire ajouter aux ses sacrifices et aux offrandes de remerciements à la Déesse aux cheveux resplendissants en plus de tous ceux envers les nombreuses déesses qui avaient permis cette naissance, cette vie nouvelle. Des réjouissances supplémentaires accompagneraient bientôt la crue du Nil.
Les femmes reçurent sa prière et reprirent l’enfant pour la placer dans son berceau, et disparurent trop vite pour qu’il puisse comprendre ce qui se passait.

Hors de la salle désormais déserte, vidé, épuisé, Papyrus retrouva Imoutep qui l’attendait avec patience. La procession joyeuse des Hathor venant de passer, il savait que tout s’était bien terminé. Mais à part ça ?

Une petite princesse belle comme le jour, se vanta Papyrus. Si tu savais comme je suis heureux.
Et pourtant, réalisa-t-il, inexplicablement triste à la fois. Sa fille ne lui appartenait déjà plus seulement. Mais cela, il ne pouvait pas le dire. Encore moins quand Imoutep était là pour le féliciter et lui rendre une part de responsabilité dans ce petit miracle dont il avait bien failli être exclus.
« Je suis heureux pour toi. Pour vous deux. »

Papyrus, sous le coup de l’émotion, manqua de se confier entièrement à son ami. De partager avec lui ce secret, celui de la naissance de leur enfant, comment il y avait pris part. Juste à temps, il se reprit. La Déesse l’avait interdit… et il respectait sa parole. Imoutep était peut-être le seul, ayant partagé plusieurs de leurs aventures et sachant ce qu’il avait vécu d’étrange avant ça, qui pourrait le croire sur parole, mais cette parole ne devait pas s’ébruiter.

Et puis croire quoi ? Maintenant que c’était fini, à mesure que les corps de Papyrus et de Theti reprenaient leurs formes normales et que l’enfant s’élançait dans sa propre vie, Papyrus lui-même se prit à douter de ce qu’ils avaient vécu cette dernière année.
Avait-il réellement porté l’enfant à la place de Theti Cheri ?
Raouser affirmait que rien n’était impossible aux Dieux, mais que seule une femme pouvait porter un enfant. Peut-être l’enfant n’avait-il jamais quitté le corps de Theti mais y était demeuré caché par magie, alors que par magie encore Papyrus exprimait de faux signes pour attirer sur lui les forces extérieures.
Ils ne surent jamais. Mais quelle importance désormais ?
Ce qui est fait est fait. Et leur enfant était là, vivante et belle. Qui se souciait de comment elle était venue au monde, vraiment ? L’essentiel, c’est qu’elle était là désormais, et changeait leur monde entier.

Ils connurent une journée entière de bonheur et de calme pour apprivoiser cette nouvelle vie autour du berceau, pendant qu’à l’extérieur, le reste du palais, de la ville, du pays entier était en liesse et accueillait l’Inondation.

Theti Cheri voulut allaiter son enfant elle-même les premiers temps. Elle-même avait été confiée très jeune à une nourrice, car sa mère était souffrante. Ensuite, la Reine quitta la cour et il fallut bien que la bonne Choubra l’élève. Theti ne s’en plaignait pas, mais elle voulait pouvoir rester proche de son enfant. Déjà qu’elle avait vécu les mois avant sa naissance à distance, étrangement… Elle comptait bien profiter de ceux qui suivraient, pour elle-même, sa fille, et pour Papyrus, aussi, qui s’était investi au moins autant qu’elle, peut-être même plus, pour cette enfant. Elle ne séparerait pas père et enfant, comme avant la naissance elle avait refusée d’être séparée de son mari.

Des ordres furent donnés aux gardes et aux servantes pour qu’ils ne soient pas dérangés. Ils acceptaient seulement les plus proches ; une seule suivante en qui confiance pour couvrir leurs besoins domestiques, la chef des Hathor qui s’assurait de la bonne santé de Theti et du bébé, la Reine bien sûr, et puis Imoutep, brièvement.

Il était grand temps de réparer l’erreur de s’être autant éloigné de leurs amis. Fidèle malgré le temps et la distance, il fut le premier à savoir après la Grande Épouse Royale et Pharaon – le protocole l’exigeait – avant que la rumeur ne puisse se répandre, avant les annonces officielles, un des rares à pouvoir contempler leur petite merveille toute neuve.
« Merci d’avoir attendu, merci d’avoir été là.
- Mais non, voyons. Alors… cette petite princesse ? »
La petite princesse dormait dans son berceau et ne faisait rien de plus. Pour un œil extérieur non intéressé, elle était petite, fripée, étrange, mais pour un ami soucieux de ne pas commettre d’impair il fallait bien reconnaître que oui, elle avait un côté mignon et qu’en y cherchant bien elle ressemblait à sa mère.

« Et toi, quand te trouveras-tu une épouse ? La petite Inouis ? Une autre ?
- Oh ho, non, ça n’est pas dans mes projets immédiats.
- Et futurs ?
- Rien ne presse. Et elle, a-t-elle déjà un prénom ?
- Pas encore… »

Ça n’était pas qu’ils n’y avaient pas réfléchi, mais ils avaient du mal à décider, et savaient que le choix n’était pas entièrement leur. Beaucoup d’autorités plus ou moins légitimes s’en mêlaient et proposaient. Quelle déesse ou quel dieu, quel ancêtre ou quel ami honorer en arrêtant le nom qu’elle porterait toute son enfance, peut-être toute sa vie ? Il était difficile de refuser un nom chargé de gloire pour quelque chose de plus modeste et moins princier, mais plus difficile encore d’arrêter définitivement un seul protecteur au risque de froisser les autres…

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