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Titre : L'ombre d'une sirène, chapitre 10
Auteur : [personal profile] malurette
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Clara (’Psiren’) et Lust
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Arakawa Hiromu, Square Enix, studio Bones ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Continuité/Spoil éventuel : pré série
Nombre de mots : 700

***

À partir de là, quelque chose changea dans leur relation. Lust se mit à placer des attentes encore plus grandes dans les capacités de Clara, en se réjouissant pourtant beaucoup moins de ses progrès. Ses découvertes en alchimie lui faisaient plus l’obligation d’un pensum que d’une récréation.

Quant à la fameuse pierre sur laquelle elles achoppaient…
« J’ai cherché un peu : il n’y a rien. Les quelques théories sont trop vagues, trop fumeuses, fondées plus sur un désir qu’un réel principe scientifique. Ça ne vaut pas la peine.
- Le défi ne t’intéresse pas ?
- Pas celui-ci. Je préfère continuer à faire avec ce que j’ai et qui marche. Ça au moins je peux toujours l’affiner, l’améliorer. Alors que partir de rien, à l’aveugle, sans garantie de résultat… je laisse ça à d’autres. »

Et au moment même où elle prononça ce mot, Clara eut la certitude qu’il y en avait, des autres, dans la vie de Lust. Peut-être assez fous pour courir après du vent en espérant lui offrir une légende. Elle-même avait son genre de folie et de rêves impossibles, mais elle les préférait plus… concrets. Elle rêvait de choses hors de sa portée, mais existantes : il lui fallait le moyen de les atteindre. Ça, c’était un défi excitant, qui l’appelait à se dépasser elle-même.
Rêver de choses dont l’existence n’avait jamais été prouvée ? Ça n’était pas impossible de les transformer en réalité, mais ça l’intéressait bien moins. C’était, quelque part, travailler pour les autres, et qu’en retirerait-elle ?

Et Lust, irrémédiablement, glissait hors de sa portée. Mais Clara était trop fière pour lui refaire la cour, pour chercher à la séduire à nouveau en étant autrement qu’elle-même. Elle ne construirait rien sur des faux semblants. Mais Lust, depuis le début, ne lui avait-elle donné que ça ou y avait-il eu de la sincérité quand même ? Elle n’arrivait pas à faire la part des choses.

Elle pouvait seulement évaluer ce qu’elle avait retiré de leur relation jusque là… sans être sûre de quel prix elle avait vraiment donné en échange. Elle avait beaucoup progressé en alchimie, alors qu’elle pensait ne jamais avancer dans cette voie. Elle avait défini son projet professionnel. Quant à son projet de vie personnel et ses attentes sentimentales, elle ne savait plus si elle les avait découvert en elles, ou si ses idées s’étaient transformées sous l’influence de Lust.

Lust lui procura alors la plus grosse surprise de toute leur relation en parlant de l’influence qu’autrui pouvait avoir sur… elle-même :

« Si je te disais que ma famille n’approuve pas que je te fréquente ? »

C’était le plus proche d’un aveu qu’elle ait jamais fait. Jusqu’ici, elle avait toujours éludé toutes les questions qu’elle avait tenté de poser au début sur où elle vivait, d’où elle venait, au point qu’elle avait appris à ne plus en poser. L’idée que sa sirène puisse avoir une famille l’étonna beaucoup : elle l’avait volontiers crue seule au monde, gardant une légère distance au milieu de sa horde d’admirateurs. Elle devait en avoir partout, peut-être pas précisément dans cette ville, mais dans toutes les autres du pays, et peut-être même dans un ou deux pays voisins si ça se trouve, mais aucun proche.

« Évidemment, je ne suis pas assez bien pour toi ?
- Je n’ai pas dit ça. Mais eux pourraient quand même le penser… J’ai un grand frère très jaloux.
- Alors ça ! Je m’attendais à ce que tu me parles de pingrerie et de dot élevée. C’est plus intéressant que je croyais !
- Mais je préfère que tu ne les rencontres jamais. Ça vaudra mieux pour tout le monde. »

Balayant du revers de la main une poussière imaginaire, Lust ferma également ce sujet. Le moment des confidences était passé, elle avait un point important à aborder, sans plus aucun détour.

« Je n’arriverai pas à te faire changer d’avis, c’est entendu. Je n’ai pas envie de prendre ça comme un échec mais un investissement. Un pari, disons. Certains penseraient que j’ai perdu mon temps avec toi ; j’aime penser que non. Prouve-le-moi par ce que tu feras ensuite. »

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