malurette: (kinky)
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Titre : Entre leurs bras
Auteur : [personal profile] malurette
Base : Gensōmaden Saiyūki
Personnages/Couple : Cho Hakkai/Sha Gojyō
Genre : UST
Gradation : PG~ / K++
Légalité : cette réinterprétation de la légende et de ses personnages est la propriété de Minekura Kazuya ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : C#3, « étreinte » d’après [livejournal.com profile] 7_liens
Nombre de mots : 475

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Ils étaient peu tactiles, peu démonstratifs l’un envers l’autre… avant.
Autrefois, Kanan était la seule personne que Gonō touchait avec enthousiasme, et encore, il fallait que ça soit elle qui initie le contact pour qu’il n’arrive plus à ôter ses mains d’elle. À part elle, il n’aimait pas que les gens l’approchent.
Gojyō a toujours aimé caresser les filles, mais sitôt le plaisir pris, il se dépêchait de se désenlacer d’elles, de ne surtout garder aucun lien avec aucune, et de les oublier vite.

Dans leur groupe, c’est avec Gokū qu’ils avaient l’un et l’autre le plus de contact. Gojyō se battait pour de faux avec lui, Hakkai retrouvait ses attitudes de professeur et posait une main encourageante sur son bras ou son épaule quand il lui parlait. Personne ne touchait jamais Sanzō, qui détestait plus que quiconque qu’on entre dans son espace personnel. Tous respectaient ça.

Et puis au gré de leur voyage et de leurs combats, quand Hakkai en faisait trop et s’écroulait, Gojyō était toujours là pour le soutenir. L’inverse était plus rare mais arrivait parfois.
Être proche de quelqu’un, émotionnellement, c’était prendre trop de risque d’être blessé à nouveau, et cette peur, de refus se traduisait par un distance physique. Pourtant, le contact charnel autant que la connexion émotionnelle leur manquait à tous deux. Secrètement, ils voulaient être capables d’aimer et d’être aimés.

Le jour où, enfin, après des mois, des années de retenue et avoir frôlé la mort d’encore un peu trop près, ils craquèrent et reconnurent enfin combien ils tenaient l’un à l’autre et ne voulaient pas risquer de devoir vivre l’un sans l’autre, ils écrasèrent d’un coup toute cette frustration accumulée dans une étreinte forcenée, sans égard pour leurs blessures respectives.
Ce qui avait commencé par une main serrée fort et continué avec une autre posée sur un visage et une caresse tendre se poursuivit par une étreinte plus fébrile. Des baisers furent bien échangés, mais légers, à peine effleurés, incapables de se fixer à un endroit : plus aurait demandé trop de distance entre leurs visages, quand ils voulaient pouvoir nicher leur visage au creux du cou ou de l’épaule de l’autre au plus près. Ils se serrèrent dans leurs bras le plus fort possible.

L’idée de concrétiser tout de suite leurs sentiments fraîchement révélés par du sexe ne leur vint même pas à l’esprit. Ç’eut été de toute façon impossible : ça leur demanderait de se séparer, même un instant, pour se dévêtir et pour le reste ; et puis ils étaient trop épuisés, pas en état physique ni même émotionnel pour ça… ils n’en avaient même pas envie. En tout cas pas tout de suite.
Pour le moment, et toute une éternité qui suivrait, ils voulaient juste se tenir peau à peau, souffle à souffle, si près qu’ils auraient pu croire ne faire qu’un, et rien de plus.

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