malurette: (tracy)
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Série : Criminel
Titre : Qu’est-ce que c’est que ce bordel…
Auteur : [personal profile] malurette
Base : LastMan
Personnages : Dave McKenzie, Howard McKenzie, des OCs
Genre : legal drama ?
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Balak, Vivès, Périn, etc ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect

Continuité/Spoil éventuel : pré-série/épisodes 17 & 25
Fork : l'éclat de miroir tenu horizontalement
Notes : et il a fallu que je réécrive deux fois ce chapitre, la première parce qu’il n’était pas assez fini, la seconde parce qu’il n’était pas assez cohérent
Nombre de mots : 1700+

***

Dave ruminait. Howard était salement blessé, et en prime, il déraillait sec. Qu’est-ce qu’il n’avait pas su voir à temps ? Il se sentait dépassé. Toutes ces années à s’occuper de lui, à le voir grandir, et apparemment ne pas voir les aspects sur lesquels il ne grandissait pas. Il lui avait promis qu’il arrêterait ses conneries de soi-disant magie, et voilà où il en était !
Il avait clairement besoin d’une aide qu’il n’était plus en mesure de lui apporter.

Et les gens de l’hôpital l’avaient fichu dehors, comme si c’était lui qui mettait des idées stupides dans la tête de son frère. D’accord, il ne pouvait rien faire. Mais il aurait préféré rester et savoir ce qui se passait. Il voulait la certitude qu’on aidait Howard efficacement. Au lieu de ça il restait là comme un con avec ce fichu livre à la main. Tout était de sa faute, à ça, pas à lui !
Puis, considérant que justement, il y avait peut-être dedans des indices sur comment il y était tombé si profondément, si gravement, il pourrait comprendre le nœud du problème, et du coup y trouver une solution pour l’en ressortir, il accepta de le garder en attendant de pouvoir le refiler au premier psychiatre venu, dès qu’il pourrait. D’ici là, il allait bien falloir qu’il le mette de côté et en lieu sûr pour éviter de le perdre. La liste griffonnée par Howard glissée dedans, il le balança sur le siège passager de l’Impala et se mit en route.

Intrigué par la scène étrange dont il avait été témoin sur le parking du club, inquiet de ce qu’il risquait d’avoir inventé qui l’ait bouleversé à ce point, Dave décida de passer voir l’appartement de Howard pendant qu’il était toujours coincé aux urgences. Le bon prétexte, c’était qu’après avoir ruiné au moins une manche de chemise et qui sait quoi d’autre encore, sans compter qu’après une nuit blanche dans les mêmes fringues il lui faudrait sans doute du linge propre de rechange quand il sortirait. Lui et son style vestimentaire à la con, comme s’il n’avait jamais quitté ce foutu pensionnat, son uniforme, ses règles débiles, ses contes pour enfants et… comme s’il n’avait jamais grandi du tout.
La vérité c’est qu’il cherchait un indice, n’importe quoi, qui pourrait peut-être l’éclairer sur sa conduite bizarre. Des drogues. De la prostitution auprès des vieux Indiens bizarres. Autre chose que son foutu livre. N’importe quoi. Le temps d’arriver, le foutu livre, de toute façon, avait eu le temps de glisser loin de son esprit – un coup de frein brutal l’ayant fait sauter et glisser sous le siège, hors de vue, il pouvait bien l’y oublier.

L’immeuble s’ouvrait en théorie avec un code, qu’il avait, mais en pratique la porte d’entrée fermait mal et deux fois sur trois en forçant à peine on pouvait l’ouvrir sans le taper.
Six étages plus haut, la porte de l’appartement était tirée mais pas verrouillée. Il la poussa, tenta d’actionner un interrupteur. Rien ne répondit. Un souffle froid balayait l’appartement plongé dans le noir. Howard était parti précipitamment, en laissant une fenêtre ouverte ? Gardant la porte ouverte pour laisser entrer un peu de la lumière du palier, au moins tant que la minuterie tiendrait, il s’aventura plus avant. Et resta pétrifié sur place.
N’importe quoi sauf ça.
« Mais qu’est-ce que tu as foutu, bordel ? »

Le type. Il l’avait déjà vu. Un camarade de fac. Préférait ne pas en savoir plus. À poil. Immobile. Une flaque sombre… du sang ? De la peinture ? Pitié, qu’on lui dise que c’était une mauvaise blague, une mise en scène morbide… mais la puanteur ne trompait pas.
Il s’approcha prudemment, attentif à ne rien toucher. Une plaie béante à la gorge, une autre en plein milieu de la poitrine. Définitivement immobile, pas de trace de respiration visible d’ici. Et puis au vu des blessures et de la quantité de sang répandue… il n’allait pas s’approcher pour tenter de tâter un pouls.

Qu’est-ce qu’il devait faire ? Appeler les flics ? Il n’allait quand même pas balancer Howard comme ça. Howard était son frère. Howard était malade. Il n’avait aucune preuve que c’était sa faute. Juste de fortes présomptions.
Pourvu que Howard n’ait rien à voir avec tout ça… mais si ça n’était pas lui, quoi alors ? Un autre camarade qui les aurait attaqués tous les deux ? Non, il aurait dû se plaindre de l’attaque ensuite, au lieu de partir dans ses délires. D’un autre coté… il délirait. Qu’est-ce qu’il avait vu qui avait mal tourné à ce point ?
Allait-il prétendre que c’était son démon qui avait fait ça ? Était-ce une formule de déni pour désigner un pétage de plombs ?

Dave recula lentement vers la sortie, n’osant détourner les yeux de la forme pâle.
Des pas résonnèrent dans la cage d’escalier. Une voix aiguë et brisée l’interpela.
« Vous êtes qui vous ? Vous n’habitez pas ici ! Vous n’êtes pas de la police ? »
Une voisine du dessous, visiblement, à l’air encore plus terrifiée qu’en colère, alertée par son passage.
« Je. Euh. Non. C’est mon frère qui…
- J’vous préviens j’ai déjà appelé la police ! lança la pauvre dame. Je ne veux rien avoir à faire avec tout ça mais il y a du sang qui coule de mon plafond ! »
Dave recatalogua sa première impression de « harpie probablement invivable » à « hystérique parce que légitimement effrayée ».
Combien de litres y avait-il dans une crevette de la taille du pauvre type étalé là ? Assez s’infiltrer entre les lames du parquet, tomber par l’interstice entre les étages et suinter par les plâtres du plafond, apparemment avant de coaguler.
La lumière s’éteignit brusquement, avec un clac sonore qui le fit sursauter. La minuterie du palier à laquelle il ne pensait déjà plus. La voisine émit un couinement. Dave décida de s’enfuir. Tant pis pour la chemise propre. Et pas question d’attendre que les flics débarquent non plus. Retourner chez lui. Trouver n’importe quoi d’autre. Et une excuse ? Toujours rien.
Il dévala l’escalier, indifférent aux cris de la voisine qui essayait de lui interdire de partir. Il démarra en trombe. Alors qu’il tournait au coin de la rue, il entendit des sirènes se rapprocher et aperçut des gyrophares. Il était juste temps ! Pas question de faire demi-tour maintenant. Il fallait qu’il retrouve Howard. Pour le protéger. Non, il fallait qu’il passe effectivement chez lui chercher ce foutu linge propre pour justifier d’avoir quitté l’hôpital avant d’y retourner. Et il fallait faire vite.
Tout le temps du court trajet, ses pensées gambergèrent.

À se trouver comme ça sur les lieux du crime sans appeler spontanément lui-même la police, et surtout en s’enfuyant sans attendre leur arrivée, se rendait-il peut-être bon, pas exactement coupable. Mais complice ? il avait encore bêtement confiance dans le système : se sachant innocent, il ne s’attendait pas à ce qu’on le traite comme un coupable. Mais il avait entendu suffisamment d’histoires d’horreur dans le voisinage du Club pour hésiter là-dessus. Et qu’on ne lui demande pas de balancer son frère, putain !
Si les flics trouvaient à redire, il expliquerait qu’il était trop choqué pour réagir, qu’il n’avait pas de téléphone sur lui, qu’il n’avait pas osé entrer plus avant et utiliser celui de Howard, au risque de déranger la scène, avant que les voisins viennent le faire réagir, et il leur en était reconnaissant pour ça puisqu’il n’arrivait pas à se défaire du choc par lui-même. Hein ?
Qu’avait-il réellement fait sur place ? Il n’avait rien touché. Sauf l’interrupteur de l’entrée, et avec le côté du doigt, ça ne devrait pas avoir laissée d’empreintes dessus ? Est-ce que ça serait grave ?

Il n’avait même pas eu le temps de se poser la question de s’il devait peut-être faire disparaître le cadavre discrètement ; il n’avait aucune idée de comment s’y prendre et maintenant c’était trop tard de toute façon.
Merde.

Il resta an double file devant chez lui sans prendre le temps de se garer. Soupira lourdement. Jura encore une fois. Claqua la portière. Fouilla ses placards. Qu’est-ce qu’il pouvait trouver qui fasse l’affaire, un haut de survêtement tant pis s’il était trop grand pour Howard, un débardeur –
Dut retenir un cri quand la sonnerie du téléphone fit voler en éclat toute sa tension nerveuse.
Pourquoi juste maintenant ! Au milieu de la nuit. …Et si c’était l’hôpital ? Il avait noté son numéro sur la fiche que Howard a remplie ? À regret, il décrocha.
« Dave McKenzie, j’écoute.
- Police de Paxtown. Nous enquêtons sur… une agression signalée -
et ils donnèrent l’adresse de Howard 
» Vous êtes en haut d’une liste de contacts de… la victime présumée. »
Donc leur première idée était que probablement, le cadavre trouvé sur place était le locataire. Logique.
Dave se força à prendre une grande inspiration. Ne pas mentir. Mais ne rien dire qu’ils n’aient pas explicitement demandé non plus. Essayer d’abréger la conversation.
« C’est… c’est l’adresse de mon frère. Mais écoutez, je ne peux pas rester en ligne, je dois retourner à l’hôpital : il est blessé, et incohérent, et -
- …à l’hôpital ? Vous êtes sûr ?
- Sûr et certain.
- Pas chez lui.
- À moins qu’il se soit enfui dès que j’ai eu le dos tourné. »
mais il n’aurait pas eu le temps de revenir chez lui dans l’intervalle mais ça il n’allait pas leur dire. Hein. Qu’il le savait personnellement parce qu’il avait fait le trajet lui-même et ne l’avait pas croisé ni sur place ni sur le chemin du retour.
Et c’était déjà en dire trop, de confirmer que le corps n’était pas Howard et donc si Howard n’était pas la victime il pouvait être… n’importe quoi d’autre, mais il lui fallait cette excuse pour couper là et partir.
« Restez où vous êtes. Nous aurons besoin de vous poser d’autres questions.
- Je regrette, ma place est auprès de mon frère. »
Et ils en savaient bien assez désormais pour le retrouver facilement. Ça n’était qu’une question de temps, et du temps il en avait très peu. Retour à l’hôpital, vite.

(Les flics, donc, sachant que c’était quelqu’un d’autre, n’avaient plus qu’à étendre le champ de recherche à tout le reste du carnet d’adresses de Howard. Les appeler les uns après les autres. Charles ne répondrait pas. Thomas sans doute, qui s’inquiétait pour Charles et avait tenté de le joindre sans succès pour s’assurer qu’il avait fini par rentrer chez lui ; Benji qui ne s’en préoccupait pas autant peut-être, décrocheront, raconteront la soirée catastrophique, donneront le nom de Charles, accepteront de se déplacer pour jeter un œil à un polaroïd et l’identifieront et tout sera bouclé.)

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