Titre : J'ai beaucoup entendu parler de vous
Auteur :
malurette
Base : LastMan (cartoon)
Personnagess/Couples : Rizel (Charles Vales), Howard McKenzie, Dave McKenzie
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Balak, Vivès, Périn, etc ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : yaoi daywaaah je voulais "juste" faire du Rizel/Dave en mode torture/glauque et une fois de plus Howard a tout highjacké !!
Continuité/Spoil éventuel : pré série/épisode 25
Avertissements :
Nombre de mots :
***
« Mon frère, » lâche Howard à bout de résistance.
« Pardon ?
- C’est mon frère qui a Siri. »
He bien voilà, ça n’était pas si difficile. Bien sûr Rizel aura besoin de son nom complet, de son adresse, de ses horaires de travail pour aller le cueillir facilement ; il n’a pas encore tout ce qu’il veut, mais ça approche. En une seule phrase, Howard a laissé échapper deux, peut-être trois informations cruciales. Qui possède les informations dont il a besoin, le fait qu’il ne les aie pas lui-même : sécurité par cloisonnement… ou faille ; et qu’il désigne le bébé par un prénom personnel plutôt que comme Chorum ou la Clé : il y a un lien étroit entre eux.
« Ton frère… Oh, oui. Je me souviens. »
Charles Vales a croisé ce frère, autrefois. Ce qu’il peut tirer de sa mémoire est vieux de dix ans et il faut qu’il sache si c’est toujours d’actualité, et si non, où il en est.
« David, c’est cela ? grand, costaud ? il est toujours boxeur ? il désapprouve toujours tes choix de vie ?
» Comme tu désapprouves les siens, dirait-on. »
Et il ne te fait pas confiance, sinon il t’aurait mis dans le secret et tu saurais me dire exactement ce qu’il a fait du bébé.
Même pas besoin de rajouter,
Et il avait raison, vu comment tu viens de le trahir.
Rizel s’accorde quelques secondes pour faire le point… et permettre par la même occasion à Howard de réaliser ce qu’il vient de laisser arriver.
Charles avait été impressionné par ce Dave. Il ressemblait à Howard en plus grand, en plus costaud, avec une très belle moustache. Il portait un blazer, un style sportif décontracté mais pas débraillé. Le contact avait été bref et limité mais il s’était montré agréable. Oh bien sûr Charles préférait toujours Howard lui-même, avec son esprit, son intellect, et le fameux Livre. Mais quand même…
Quand ils se retrouvèrent seuls, toujours poli, il se fendit d’un compliment en sa faveur,
« Il a l’air gentil ton frère. »
Howard acquiesça, et renchérit, mais d’une voix bizarrement distante, comme s’il ne croyait qu’à moitié ce qu’il disait. Ou, qu’il ne considérait pas les traits qu’il lui attribuait comme de véritables qualités.
« Gentil et dévoué. Il m’a pratiquement élevé. »
Forcément, ça avait intrigué Charles qui voulut en savoir plus, avaient-ils une telle différence d’âge, depuis combien de temps étaient-ils seuls, à quel point était-ce dur, et que faisait-il maintenant qu’ils étaient tous les deux lancés dans la vie ?
Howard répondit de manière succinte, et avec une certaine ambivalence. Il n’aimait pas parler de son passé ou de son frère. Le présent et l’avenir étaient bien plus intéressants. Oh, il l’aimait, oui, parce que c’était sa seule famille, et en même temps, ils n’avaient pas l’air d’être très proches et il y avait une sorte de… rivalité et d’incompréhension entre eux. À l’époque. Et maintenant ?
De ce qu’il avait glané par bribes au fil des semaines suivantes, Charles avait dû conclure que Howard ne tenait pas vraiment son frère en très haute estime, qu’il éprouvait envers lui presque autant de ressentiment que de reconnaissance. Il ne considérait pas vraiment son choix de devenir boxeur professionnel comme très raisonnable, et craignait en retour, Dave n’en pense pas moins de ses études trop abstraites.
En outre, le mépris qu’il ne pouvait pas se permettre d’avoir pour son propre frère, il le reportait sur ses mauvaises fréquentations. Il habitait un quartier dangereux, avait des voisins peu recommandables : Howard était arrivé en cours plusieurs fois avec des traces de blessures récoltées suite à des agressions alors qu’il venait l’y retrouver. À contre-cœur, il dut reconnaître qu’il ne s’en était pas sorti seul et qu’il avait fallu que Dave vienne le sauver. Évidemment, c’était aussi sa faute en premier lieu si ça arrivait !
Avec un recul que ni Howard ni Charles n’avaient, Rizel peut voir tout le ressentiment qu’il pouvait éprouver envers sa propre faiblesse et le fait d’avoir tellement dépendu de ce frère à l’époque, pour le protéger, le soigner, et que savait-il d’autre encore. Oh, il faudra bien plus que ça cette fois, pour rafistoler le corps comme l’estime personnelle qu’il se fait un malin plaisir de mettre à mal.
« Si tu l’appelles au secours, viendra-t-il encore te sauver ? »
La panique qui passe sur le visage de Howard lui confirme tout ce qu’il avait besoin de savoir. Oui, l’humiliation est complète. Il peut l’abandonner là et se concentrer sur sa proie suivante. Celle-ci n’a plus rien à lui apporter.
Dave McKenzie a été une célébrité autrefois et il est encore connu dans le milieu ; un peu moins du grand public, mais il reste facile et rapide à trouver, même s’il ne disposait pas des moyens de l’Ordre du Lion. C’est un boxeur professionnel, un grand costaud. En disposant de moyens supplémentaires pour effectuer une recherche sur son passé fait apparaître de sérieuses zones d’ombres : port d’armes illégales, sérieux soupçons dans une affaire de meurtre, et, même si la police l’ignore, Rizel le déduit du fait qu’il cache Chorum : kidnapping d’un bébé... Ce type connaît assez les Roitelets pour être capable d’en affronter.
Il va devoir superviser sa capture lui-même : il n’a pas suffisamment confiance en ses hommes là-dessus. Et à raison d’ailleurs : même à quatre contre... bon, deux, ils ne sont pas capables de le maîtriser. Le voilà forcé d’intervenir lui-même, pour moucher un importun et finir le travail.
Il a déjà tiré un peu trop sur ses pouvoirs avec Howard un peu plus tôt ; heureusement il n’a pas besoin de beaucoup contre ce Dave, et l’autre, là. L’affaire est vite pliée. Cependant, de retour à la crypte, il se voit contraint de confier le début de l’interrogatoire à un sbire.
Il a pris en main lui-même celui de Howard un peu plus tôt – et y a pris plaisir d’ailleurs – mais ça, il y porte moins d’intérêt. Les mêmes méthodes n’auront pas les mêmes résultats sur les deux frères, leur mode de fonctionnement est trop différent.
Celui-ci, il faut le fatiguer un peu d’abord, le désorienter. Son homme de main le frappe tant et plus. Ça peut ne sembler pas très utile sur un boxeur habitué à encaisser les coups... mais Rizel y voit une subtilité dont il compte profiter : des coups, oui, mais dans un cadre précis, sur le ring, dans des limites de temps, d’espace, de règles définies, contre un adversaire connu et dans un but – qu’il trouve personnellement léger, mais auquel ce boxeur, lui, doit bien croire et ce qui lui importe ici . Là, il ne peut pas savoir pourquoi il subit tout ça et ça finit par faire son petit effet.
Le gorille en masque n’a rien un adversaire noble ; ligoté à sa chaise, il ne peut opposer aucune défense, aucune parade, encore moins de riposte. Il ne sait pas pourquoi il est là, ce qu’on lui veut, combien de temps ça va durer, jusqu’où ils iront...
Ce Dave McKenzie est un homme droit et simple ; contrairement à son tordu de frère, il n’a pas besoin de grande mise en scène. La scène, pourtant, lui plaît : cet homme fort et pur lui rappelle le Chorum d’autrefois, le plus puissant, le plus dangereux d’entre eux, celui qui pourra détenir bientôt sur eux tous le pouvoir du retour ou de l’anéantissement total.
Il arrive tout de même à le surprendre : oh, comme ça, il connaît les uniformes de l’Ordre du Lion ? Mais ça ne suffit pas à l’inquiéter. Il reconnaît aussi Rizel lui-même ? Mais pas Charles. Howard a dû lui parler ; il se demande sous quels termes : lui avoir montré une photo peut-être ? Il ne posera pas cette question, elle n’a plus aucun pertinence. Il veut juste savoir où est Chorum – Siri, puisque tel est son nom désormais. Le bébé qui a dû bien grandir en dix ans... mais pas encore assez, et il lui appartient de faire ce qu’il peut pour combler le fossé entre ses deux incarnations.
Dave était finalement assez décevant, moins amusant que Howard, et il a facilement tiré de lui le peu qui lui importait. Il n’en a plus besoin et peut s’en débarrasser. C’est un peu dommage... mais Chorum passe avant tout le reste. Oh, il a beau savoir pertinemment qu’il ne ressemble plus à ses souvenirs, il lui tarde de le revoir.
Auteur :
Base : LastMan (cartoon)
Personnagess/Couples : Rizel (Charles Vales), Howard McKenzie, Dave McKenzie
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Balak, Vivès, Périn, etc ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : yaoi day
Continuité/Spoil éventuel : pré série/épisode 25
Avertissements :
Nombre de mots :
« Mon frère, » lâche Howard à bout de résistance.
« Pardon ?
- C’est mon frère qui a Siri. »
He bien voilà, ça n’était pas si difficile. Bien sûr Rizel aura besoin de son nom complet, de son adresse, de ses horaires de travail pour aller le cueillir facilement ; il n’a pas encore tout ce qu’il veut, mais ça approche. En une seule phrase, Howard a laissé échapper deux, peut-être trois informations cruciales. Qui possède les informations dont il a besoin, le fait qu’il ne les aie pas lui-même : sécurité par cloisonnement… ou faille ; et qu’il désigne le bébé par un prénom personnel plutôt que comme Chorum ou la Clé : il y a un lien étroit entre eux.
« Ton frère… Oh, oui. Je me souviens. »
Charles Vales a croisé ce frère, autrefois. Ce qu’il peut tirer de sa mémoire est vieux de dix ans et il faut qu’il sache si c’est toujours d’actualité, et si non, où il en est.
« David, c’est cela ? grand, costaud ? il est toujours boxeur ? il désapprouve toujours tes choix de vie ?
» Comme tu désapprouves les siens, dirait-on. »
Et il ne te fait pas confiance, sinon il t’aurait mis dans le secret et tu saurais me dire exactement ce qu’il a fait du bébé.
Même pas besoin de rajouter,
Et il avait raison, vu comment tu viens de le trahir.
Rizel s’accorde quelques secondes pour faire le point… et permettre par la même occasion à Howard de réaliser ce qu’il vient de laisser arriver.
Charles avait été impressionné par ce Dave. Il ressemblait à Howard en plus grand, en plus costaud, avec une très belle moustache. Il portait un blazer, un style sportif décontracté mais pas débraillé. Le contact avait été bref et limité mais il s’était montré agréable. Oh bien sûr Charles préférait toujours Howard lui-même, avec son esprit, son intellect, et le fameux Livre. Mais quand même…
Quand ils se retrouvèrent seuls, toujours poli, il se fendit d’un compliment en sa faveur,
« Il a l’air gentil ton frère. »
Howard acquiesça, et renchérit, mais d’une voix bizarrement distante, comme s’il ne croyait qu’à moitié ce qu’il disait. Ou, qu’il ne considérait pas les traits qu’il lui attribuait comme de véritables qualités.
« Gentil et dévoué. Il m’a pratiquement élevé. »
Forcément, ça avait intrigué Charles qui voulut en savoir plus, avaient-ils une telle différence d’âge, depuis combien de temps étaient-ils seuls, à quel point était-ce dur, et que faisait-il maintenant qu’ils étaient tous les deux lancés dans la vie ?
Howard répondit de manière succinte, et avec une certaine ambivalence. Il n’aimait pas parler de son passé ou de son frère. Le présent et l’avenir étaient bien plus intéressants. Oh, il l’aimait, oui, parce que c’était sa seule famille, et en même temps, ils n’avaient pas l’air d’être très proches et il y avait une sorte de… rivalité et d’incompréhension entre eux. À l’époque. Et maintenant ?
De ce qu’il avait glané par bribes au fil des semaines suivantes, Charles avait dû conclure que Howard ne tenait pas vraiment son frère en très haute estime, qu’il éprouvait envers lui presque autant de ressentiment que de reconnaissance. Il ne considérait pas vraiment son choix de devenir boxeur professionnel comme très raisonnable, et craignait en retour, Dave n’en pense pas moins de ses études trop abstraites.
En outre, le mépris qu’il ne pouvait pas se permettre d’avoir pour son propre frère, il le reportait sur ses mauvaises fréquentations. Il habitait un quartier dangereux, avait des voisins peu recommandables : Howard était arrivé en cours plusieurs fois avec des traces de blessures récoltées suite à des agressions alors qu’il venait l’y retrouver. À contre-cœur, il dut reconnaître qu’il ne s’en était pas sorti seul et qu’il avait fallu que Dave vienne le sauver. Évidemment, c’était aussi sa faute en premier lieu si ça arrivait !
Avec un recul que ni Howard ni Charles n’avaient, Rizel peut voir tout le ressentiment qu’il pouvait éprouver envers sa propre faiblesse et le fait d’avoir tellement dépendu de ce frère à l’époque, pour le protéger, le soigner, et que savait-il d’autre encore. Oh, il faudra bien plus que ça cette fois, pour rafistoler le corps comme l’estime personnelle qu’il se fait un malin plaisir de mettre à mal.
« Si tu l’appelles au secours, viendra-t-il encore te sauver ? »
La panique qui passe sur le visage de Howard lui confirme tout ce qu’il avait besoin de savoir. Oui, l’humiliation est complète. Il peut l’abandonner là et se concentrer sur sa proie suivante. Celle-ci n’a plus rien à lui apporter.
Dave McKenzie a été une célébrité autrefois et il est encore connu dans le milieu ; un peu moins du grand public, mais il reste facile et rapide à trouver, même s’il ne disposait pas des moyens de l’Ordre du Lion. C’est un boxeur professionnel, un grand costaud. En disposant de moyens supplémentaires pour effectuer une recherche sur son passé fait apparaître de sérieuses zones d’ombres : port d’armes illégales, sérieux soupçons dans une affaire de meurtre, et, même si la police l’ignore, Rizel le déduit du fait qu’il cache Chorum : kidnapping d’un bébé... Ce type connaît assez les Roitelets pour être capable d’en affronter.
Il va devoir superviser sa capture lui-même : il n’a pas suffisamment confiance en ses hommes là-dessus. Et à raison d’ailleurs : même à quatre contre... bon, deux, ils ne sont pas capables de le maîtriser. Le voilà forcé d’intervenir lui-même, pour moucher un importun et finir le travail.
Il a déjà tiré un peu trop sur ses pouvoirs avec Howard un peu plus tôt ; heureusement il n’a pas besoin de beaucoup contre ce Dave, et l’autre, là. L’affaire est vite pliée. Cependant, de retour à la crypte, il se voit contraint de confier le début de l’interrogatoire à un sbire.
Il a pris en main lui-même celui de Howard un peu plus tôt – et y a pris plaisir d’ailleurs – mais ça, il y porte moins d’intérêt. Les mêmes méthodes n’auront pas les mêmes résultats sur les deux frères, leur mode de fonctionnement est trop différent.
Celui-ci, il faut le fatiguer un peu d’abord, le désorienter. Son homme de main le frappe tant et plus. Ça peut ne sembler pas très utile sur un boxeur habitué à encaisser les coups... mais Rizel y voit une subtilité dont il compte profiter : des coups, oui, mais dans un cadre précis, sur le ring, dans des limites de temps, d’espace, de règles définies, contre un adversaire connu et dans un but – qu’il trouve personnellement léger, mais auquel ce boxeur, lui, doit bien croire et ce qui lui importe ici . Là, il ne peut pas savoir pourquoi il subit tout ça et ça finit par faire son petit effet.
Le gorille en masque n’a rien un adversaire noble ; ligoté à sa chaise, il ne peut opposer aucune défense, aucune parade, encore moins de riposte. Il ne sait pas pourquoi il est là, ce qu’on lui veut, combien de temps ça va durer, jusqu’où ils iront...
Ce Dave McKenzie est un homme droit et simple ; contrairement à son tordu de frère, il n’a pas besoin de grande mise en scène. La scène, pourtant, lui plaît : cet homme fort et pur lui rappelle le Chorum d’autrefois, le plus puissant, le plus dangereux d’entre eux, celui qui pourra détenir bientôt sur eux tous le pouvoir du retour ou de l’anéantissement total.
Il arrive tout de même à le surprendre : oh, comme ça, il connaît les uniformes de l’Ordre du Lion ? Mais ça ne suffit pas à l’inquiéter. Il reconnaît aussi Rizel lui-même ? Mais pas Charles. Howard a dû lui parler ; il se demande sous quels termes : lui avoir montré une photo peut-être ? Il ne posera pas cette question, elle n’a plus aucun pertinence. Il veut juste savoir où est Chorum – Siri, puisque tel est son nom désormais. Le bébé qui a dû bien grandir en dix ans... mais pas encore assez, et il lui appartient de faire ce qu’il peut pour combler le fossé entre ses deux incarnations.
Dave était finalement assez décevant, moins amusant que Howard, et il a facilement tiré de lui le peu qui lui importait. Il n’en a plus besoin et peut s’en débarrasser. C’est un peu dommage... mais Chorum passe avant tout le reste. Oh, il a beau savoir pertinemment qu’il ne ressemble plus à ses souvenirs, il lui tarde de le revoir.
no subject
Date: 2018-08-03 01:29 pm (UTC)no subject
Date: 2018-08-03 07:13 pm (UTC)