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https://glyfic.dreamwidth.org/2546473.html
Série : Criminel
Titre : Tu t’enfonces
Auteur :
malurette
Base : LastMan
Personnages : Dave, Howard,
Genre :
Gradation : PG-13
Légalité : propriété de Balak, Vivès, Périn, etc ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect
Continuité/Spoil éventuel : pré-série/épisodes 17 & 25
Fork : l'éclat de miroir tenu horizontalement
Notes :
Nombre de mots : 1500
***
Howard était toujours coincé à l’hôpital, sous la menace de ne le quitter que pour aller en prison, et à côté, la vie continuait pour Dave. Le tournoi régional approchait et le Saint-Père tenait non seulement à ce qu’il participe mais encore qu’il gagne – la demi-finale ne suffirait pas, il le voulait champion.
D’une part, Dave lui-même espérait bien faire décoller sa carrière, d’une autre il avait besoin de fonds – ça n’était pas sûr que l’assurance-maladie étudiante couvre les frais de santé de Howard entre le moment où il l’avait déposé la première fois à l’hôpital et celle où la police était venue l’y cueillir, ni que le système judiciaire prendrait la suite en charge à partir du moment où il était en état d’arrestation – et enfin en face de ça, il lui était difficile de se concentrer sur son sport quand il était tellement préoccupé.
L’agression sur le parking avait dores et déjà été classée sans suite, le laissant furieux.
Mais c’était lui la victime à ce moment-là ! S’il y avait un lien il fallait creuser cette piste, s’il n’y en avait pas il méritait quand même justice là-dessus ?
Mais tout le monde s’en foutait…
Lui seul s’obstinait à penser qu’il y avait quelque chose à creuser là, et dans la liste que Howard lui avait donnée ce terrible soir – il avait bien failli la jeter par erreur, même pas exprès, et peut-être que ça lui aurait facilité la vie si… mais il la conserva, conscient de commettre peut-être là peut-être une grave erreur.
Elle comportait trente et un nom, dont un déjà barré : celui qui était mort. Il fit taire sa conscience et la garda pour lui.
Il croisa, par hasard, un camarade d’université convoqué au commissariat pour y faire une déposition.
« S’il vous plaît, j’essaie juste de comprendre… »
Le type soupira, essaya de se défiler, puis haussa les épaules. Après tout, il n’avait rien à perdre, lui.
« C’est vrai, on avait prévu de faire du spiritisme. Benji n’y a jamais cru, je n’y crois plus, mais lui et Charles, je… pense qu’ils étaient convaincus que c’était vrai. Je ne sais pas si c’est ce que vous avez besoin d’entendre mais… c’est ce que j’ai vu.
- Merci. Je ne sais pas non plus si ça m’aide, mais c’est déjà ça. »
Dans la foulée, un jour qu’il était occupé à courir entre ses entraînements et les diverses administrations, il rentra chez lui épuisé – comme toujours désormais – pour trouver sa porte fracturée et son appartement retourné. Il manquait de la menue monnaie, une babiole sentimentale sans aucune valeur, tout était sens-dessus dessous, mais heureusement ni le saccage ni le pillage n’allaient plus loin.
Les flics s’empressèrent de venir, des fois que ça serait d’une manière ou d’une autre lié à l’affaire de Howard, et conclurent presque aussitôt que bah, ça devait être des voyous locaux excités par la publicité, mais déçus de n’y avoir rien trouvé qui vaille la peine. Classé sans suite. Évidemment.
Remettre son appartement en ordre ne mit pas plus d’ordre dans sa vie ni dans ses pensées pour autant. C’était plutôt décourageant.
Le vieux bouquin de Howard ne réapparut pas, d’ailleurs. Tant pis ou tant mieux.
*
Le harcèlement de Dave envers le personnel soignant, aidé peut-être par l’avocat qu’il avait trouvé pour lui, finit tout de même par porter ses fruits – du point de vue de Howard c'était que quelqu’un essayait de diriger sa vie à sa place : un nouveau médecin débarqua un jour sans s’annoncer, se présenta sommairement et attaqua aussitôt ;
« Alors dites-moi, commença le type au-dessus de son clipboard, très sûr de lui, limite condescendant. Il y a longtemps que vous voyez des démons ?
- Je ne vois pas des démons, cracha Howard. Mais les vieilles légendes ont souvent un fond de vérité que les nouvelles théories scientifiques peuvent expliquer. Je suis étudiant en physique et j’ai voulu tester une théorie concernant les mondes parallèles et la relativité pour une séance de travaux pratiques. Le résultat produit n’était juste pas celui que j’attendais.
- Et c’était avant ou après de vous blesser ?
- Avant. Comment dire, l’expérience s’est soldée par un accident, d’où… la blessure.
- Mh-hm. »
Après quoi, il se mura dans le silence. Comme s’il allait raconter sa vie à un inconnu qui le prenait de haut et lui imposait ses préjugés. Il estimait même lui en avoir déjà trop dit en acceptant d’essayer de le corriger. Que voulez-vous, il ne supportait pas les erreurs grossières dans son champ d’études…
Le psychiatre envoyé traiter son cas lui-même n’aidait pas, et il refusait de se laisser traiter ainsi.
Bien sûr qu’il savait de quoi ça avait l’air. C’était vrai. Mais il ne pouvait pas entrer dans les détails. Si même Dave refusait de l’entendre…
c’était la faute de Charles et des autres qui l’avaient trahi, d’abord. Et si Charles ne l’avait pas attaqué comme ça…
…C’est alors que le type sortit une photographie du Livre.
« Et si je vous pose des questions plus concrètes… »
Il connut un très bref moment d’excitation en pensant trouver un esprit semblable, en possession d’une autre copie. Oui mais. Si ça n’était pas une autre, mais bien le sien, son livre ! qui jusqu’à preuve du contraire était le seul exemplaire connu, et qu’il avait confié à Dave pour des raisons de sûreté. Car entre de mauvaises mains il pouvait être tellement dangereux : si Raghan le retrouvait…
« Comment vous l’avez eu ? »
Si quelqu’un l’avait volé alors Dave était en danger.
Et la liste dans ce cas – avaient-ils la liste aussi ?
Ou alors… si au contraire Dave l’avait donné de son plein gré… alors il l’aurait trahi.
Ce fut comme un coup de poignard au ventre. C’était plus facile de croire que son propre frère pouvait l’abandonner, que quelqu’un l’ait soumis par la force. Même un Roitelet. Dave était plus fort que tout, mais Dave ne l’aimait pas assez.
Ça fit bien plus mal que tout le reste. Il était absolument impossible de faire confiance à qui que ce soit.
Benji, Thomas, Charles, et même Dave ! Ils l’avaient tous trahi. Tous. Les salauds.
Et ce faux frère entendait le faire passer pour fou ! En prétendant que c’était pour son bien ! Sale traître. Sale traître !
Non, non, non il ne dirait rien de plus.
Et puis même si, même si Dave n’y était pour rien, alors seul le silence le protégerait encore. Qu’il le mérite ou non.
*
On l’interrogea, encore et encore. Des médecins en blouse blanche. Des avocats en costume. Des policiers en uniforme. Des gens dont il ne savait même plus dans quelle catégorie ils se trouvaient. Mais tous s’entendaient à vouloir le cuisiner et exiger de lui des aveux, ou une délation.
Désespéré, il finit tout de même par craquer et raconter le peu qu’il pouvait. Si ça pouvait être la dernière fois et qu’on le laisse enfin seul et tranquille après ça, si quelqu’un, n’importe qui, une seule personne, acceptait de le croire…
On lui fit récapituler une fois de plus la soirée fatale. De quoi était-il sûr ?
Benji et Thomas les avaient abandonnés, l’un moqueur l’autre terrifié. Seul Charles lui avait fait confiance. Même si pas tout de suite, pas entièrement.
Et.
Et Charles avait disparu. Ils avaient ouvert une brèche entre les mondes : comment expliquer autrement les éclairs qui l’avaient enveloppé ? Il avait eu un instant l’impression, peut-être illusion optique, peut-être réalité, que son corps s’effaçait dans la lumière, pour se recomposer peu après.
Mais il avait alors changé d’attitude, et l’avait attaqué.
Oui, il admettait sans honte qu’ils avaient fait du spiritisme. Benji n’y croyait pas, Thomas avait eu peur, mais quand ils avaient tenté d’invoquer un esprit le verre avait vraiment bougé !
(Appelés à témoigner, Benji affirma n’y avoir jamais cru ; Thomas tenta de minimiser la chose et de se concentrer sur la démarche scientifique, la recherche d’explication pour les phénomènes étranges, le fond de vérité incomprise à la source des légende… Promis tous deux à un brillant avenir, ils n’allaient pas ruiner leurs chances, d’abord en s’associant à un détraqué, ensuite en passant eux-mêmes pour des demeurés. Et si ça s’ébruitait dans les milieux universitaires, hein ?
Déjà que cette affaire de meurtre violent risquait de leur coller longtemps à la peau alors qu’ils n’y étaient pas associés…)
Et ce fut tout.
Pour lui, cette nuit-là était du passé. Il voulait passer à autre chose. Les conséquences, c’était la libération accidentelle des Roitelets. Il y avait en un de mort, oui, voilà, c’était admis – Rizel s’il ne se trompait pas – mais Raghan courait toujours, et les autres, tous les autres…
…mais ça, il ne pouvait pas le dire à la police. Et Dave n’allait plus l’écouter non plus.
https://glyfic.dreamwidth.org/2546473.html
Série : Criminel
Titre : Tu t’enfonces
Auteur :
Base : LastMan
Personnages : Dave, Howard,
Genre :
Gradation : PG-13
Légalité : propriété de Balak, Vivès, Périn, etc ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect
Continuité/Spoil éventuel : pré-série/épisodes 17 & 25
Fork : l'éclat de miroir tenu horizontalement
Notes :
Nombre de mots : 1500
Howard était toujours coincé à l’hôpital, sous la menace de ne le quitter que pour aller en prison, et à côté, la vie continuait pour Dave. Le tournoi régional approchait et le Saint-Père tenait non seulement à ce qu’il participe mais encore qu’il gagne – la demi-finale ne suffirait pas, il le voulait champion.
D’une part, Dave lui-même espérait bien faire décoller sa carrière, d’une autre il avait besoin de fonds – ça n’était pas sûr que l’assurance-maladie étudiante couvre les frais de santé de Howard entre le moment où il l’avait déposé la première fois à l’hôpital et celle où la police était venue l’y cueillir, ni que le système judiciaire prendrait la suite en charge à partir du moment où il était en état d’arrestation – et enfin en face de ça, il lui était difficile de se concentrer sur son sport quand il était tellement préoccupé.
L’agression sur le parking avait dores et déjà été classée sans suite, le laissant furieux.
Mais c’était lui la victime à ce moment-là ! S’il y avait un lien il fallait creuser cette piste, s’il n’y en avait pas il méritait quand même justice là-dessus ?
Mais tout le monde s’en foutait…
Lui seul s’obstinait à penser qu’il y avait quelque chose à creuser là, et dans la liste que Howard lui avait donnée ce terrible soir – il avait bien failli la jeter par erreur, même pas exprès, et peut-être que ça lui aurait facilité la vie si… mais il la conserva, conscient de commettre peut-être là peut-être une grave erreur.
Elle comportait trente et un nom, dont un déjà barré : celui qui était mort. Il fit taire sa conscience et la garda pour lui.
Il croisa, par hasard, un camarade d’université convoqué au commissariat pour y faire une déposition.
« S’il vous plaît, j’essaie juste de comprendre… »
Le type soupira, essaya de se défiler, puis haussa les épaules. Après tout, il n’avait rien à perdre, lui.
« C’est vrai, on avait prévu de faire du spiritisme. Benji n’y a jamais cru, je n’y crois plus, mais lui et Charles, je… pense qu’ils étaient convaincus que c’était vrai. Je ne sais pas si c’est ce que vous avez besoin d’entendre mais… c’est ce que j’ai vu.
- Merci. Je ne sais pas non plus si ça m’aide, mais c’est déjà ça. »
Dans la foulée, un jour qu’il était occupé à courir entre ses entraînements et les diverses administrations, il rentra chez lui épuisé – comme toujours désormais – pour trouver sa porte fracturée et son appartement retourné. Il manquait de la menue monnaie, une babiole sentimentale sans aucune valeur, tout était sens-dessus dessous, mais heureusement ni le saccage ni le pillage n’allaient plus loin.
Les flics s’empressèrent de venir, des fois que ça serait d’une manière ou d’une autre lié à l’affaire de Howard, et conclurent presque aussitôt que bah, ça devait être des voyous locaux excités par la publicité, mais déçus de n’y avoir rien trouvé qui vaille la peine. Classé sans suite. Évidemment.
Remettre son appartement en ordre ne mit pas plus d’ordre dans sa vie ni dans ses pensées pour autant. C’était plutôt décourageant.
Le vieux bouquin de Howard ne réapparut pas, d’ailleurs. Tant pis ou tant mieux.
Le harcèlement de Dave envers le personnel soignant, aidé peut-être par l’avocat qu’il avait trouvé pour lui, finit tout de même par porter ses fruits – du point de vue de Howard c'était que quelqu’un essayait de diriger sa vie à sa place : un nouveau médecin débarqua un jour sans s’annoncer, se présenta sommairement et attaqua aussitôt ;
« Alors dites-moi, commença le type au-dessus de son clipboard, très sûr de lui, limite condescendant. Il y a longtemps que vous voyez des démons ?
- Je ne vois pas des démons, cracha Howard. Mais les vieilles légendes ont souvent un fond de vérité que les nouvelles théories scientifiques peuvent expliquer. Je suis étudiant en physique et j’ai voulu tester une théorie concernant les mondes parallèles et la relativité pour une séance de travaux pratiques. Le résultat produit n’était juste pas celui que j’attendais.
- Et c’était avant ou après de vous blesser ?
- Avant. Comment dire, l’expérience s’est soldée par un accident, d’où… la blessure.
- Mh-hm. »
Après quoi, il se mura dans le silence. Comme s’il allait raconter sa vie à un inconnu qui le prenait de haut et lui imposait ses préjugés. Il estimait même lui en avoir déjà trop dit en acceptant d’essayer de le corriger. Que voulez-vous, il ne supportait pas les erreurs grossières dans son champ d’études…
Le psychiatre envoyé traiter son cas lui-même n’aidait pas, et il refusait de se laisser traiter ainsi.
Bien sûr qu’il savait de quoi ça avait l’air. C’était vrai. Mais il ne pouvait pas entrer dans les détails. Si même Dave refusait de l’entendre…
c’était la faute de Charles et des autres qui l’avaient trahi, d’abord. Et si Charles ne l’avait pas attaqué comme ça…
…C’est alors que le type sortit une photographie du Livre.
« Et si je vous pose des questions plus concrètes… »
Il connut un très bref moment d’excitation en pensant trouver un esprit semblable, en possession d’une autre copie. Oui mais. Si ça n’était pas une autre, mais bien le sien, son livre ! qui jusqu’à preuve du contraire était le seul exemplaire connu, et qu’il avait confié à Dave pour des raisons de sûreté. Car entre de mauvaises mains il pouvait être tellement dangereux : si Raghan le retrouvait…
« Comment vous l’avez eu ? »
Si quelqu’un l’avait volé alors Dave était en danger.
Et la liste dans ce cas – avaient-ils la liste aussi ?
Ou alors… si au contraire Dave l’avait donné de son plein gré… alors il l’aurait trahi.
Ce fut comme un coup de poignard au ventre. C’était plus facile de croire que son propre frère pouvait l’abandonner, que quelqu’un l’ait soumis par la force. Même un Roitelet. Dave était plus fort que tout, mais Dave ne l’aimait pas assez.
Ça fit bien plus mal que tout le reste. Il était absolument impossible de faire confiance à qui que ce soit.
Benji, Thomas, Charles, et même Dave ! Ils l’avaient tous trahi. Tous. Les salauds.
Et ce faux frère entendait le faire passer pour fou ! En prétendant que c’était pour son bien ! Sale traître. Sale traître !
Non, non, non il ne dirait rien de plus.
Et puis même si, même si Dave n’y était pour rien, alors seul le silence le protégerait encore. Qu’il le mérite ou non.
On l’interrogea, encore et encore. Des médecins en blouse blanche. Des avocats en costume. Des policiers en uniforme. Des gens dont il ne savait même plus dans quelle catégorie ils se trouvaient. Mais tous s’entendaient à vouloir le cuisiner et exiger de lui des aveux, ou une délation.
Désespéré, il finit tout de même par craquer et raconter le peu qu’il pouvait. Si ça pouvait être la dernière fois et qu’on le laisse enfin seul et tranquille après ça, si quelqu’un, n’importe qui, une seule personne, acceptait de le croire…
On lui fit récapituler une fois de plus la soirée fatale. De quoi était-il sûr ?
Benji et Thomas les avaient abandonnés, l’un moqueur l’autre terrifié. Seul Charles lui avait fait confiance. Même si pas tout de suite, pas entièrement.
Et.
Et Charles avait disparu. Ils avaient ouvert une brèche entre les mondes : comment expliquer autrement les éclairs qui l’avaient enveloppé ? Il avait eu un instant l’impression, peut-être illusion optique, peut-être réalité, que son corps s’effaçait dans la lumière, pour se recomposer peu après.
Mais il avait alors changé d’attitude, et l’avait attaqué.
Oui, il admettait sans honte qu’ils avaient fait du spiritisme. Benji n’y croyait pas, Thomas avait eu peur, mais quand ils avaient tenté d’invoquer un esprit le verre avait vraiment bougé !
(Appelés à témoigner, Benji affirma n’y avoir jamais cru ; Thomas tenta de minimiser la chose et de se concentrer sur la démarche scientifique, la recherche d’explication pour les phénomènes étranges, le fond de vérité incomprise à la source des légende… Promis tous deux à un brillant avenir, ils n’allaient pas ruiner leurs chances, d’abord en s’associant à un détraqué, ensuite en passant eux-mêmes pour des demeurés. Et si ça s’ébruitait dans les milieux universitaires, hein ?
Déjà que cette affaire de meurtre violent risquait de leur coller longtemps à la peau alors qu’ils n’y étaient pas associés…)
Et ce fut tout.
Pour lui, cette nuit-là était du passé. Il voulait passer à autre chose. Les conséquences, c’était la libération accidentelle des Roitelets. Il y avait en un de mort, oui, voilà, c’était admis – Rizel s’il ne se trompait pas – mais Raghan courait toujours, et les autres, tous les autres…
…mais ça, il ne pouvait pas le dire à la police. Et Dave n’allait plus l’écouter non plus.