Titre : Au vent
Auteur :
malurette
Base : Escalier C
Personnages/Couple : Forster Tuncurry(/Coleen Shepherd), Mrs Bernhardt
Genre : gen-ish/léger angst
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Elvire Murail, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : "un dernier adieu" d'après
10_choix
Nombre de mots : 400
**
Forster a pris sur lui d’accomplir ce qu’il perçoit comme les dernières volontés de Mrs Bernhardt, d’apaiser son dernier regret a défaut de pouvoir faire quoique ce soit d’autre pour toutes les tragédies passées. Il n’est pas très au fait des traditions juives, il a vaguement conscience qu’elle est poussière qui retourne a la poussière et de l’erreur grossière de l’avoir laissée incinérer. S’il peut au moins la rendre à la terre…
Dans le soleil de la campagne solymitaine il disperse son ancienne vie avec. Le rituel n’est pas orthodoxe pour deux sous, et il ne sait plus trop s’il le fait encore pour elle ou seulement pour lui, mais lancer les poignées de cendres aux quatre vents est une étrange purification.
De ce voyage dont il s’est fait un devoir moral, il sait qu’il va revenir changé et il compte que ça soit digne d’être aimé. Il a encore du mal à admettre que quiconque, hormis ses parents qui n’ont pas beaucoup le choix, et surtout Coleen, puisse l’aimer malgré ses défauts. Il ne fait pas suffisamment confiance à la générosité humaine ni à ses propres qualités. Enfin, il se souvient trop bien à qui Coleen a fait l’erreur de donner son cœur avant lui !
Mrs Bernhardt n’est pas morte pour expier ses péchés, mais sous le poids d’une vie injuste, et sa mort l’a réveillé. Dans le sillage de la tragédie, il s’est trouvé une conscience et le besoin terrible de s’excuser auprès d’elle. Tout ce qu’elle a subi n’était pourtant pas sa faute à lui... mais celle d’un monde dont il faisait partie et dont il ne se souciait pas jusque la. Et il aurait pu faire plus, il aurait pu faire mieux.
Ce qu’il est venu faire ici ne compense pas ses manquements passés, et il ne sait pas si ça suffira à ce qu’il garde assez de conscience pour en éviter de futurs, de se reposer sur cet acte une fois accompli une bonne fois pour toutes.
Il ne croit pas réellement pouvoir ainsi rendre la paix à Mrs Bernhardt et à la petite Rachel… mais à lui-même enfin, et il se le jure : il essaiera désormais, sincèrement, d’être meilleur avant qu’il soit trop tard. S’excuser auprès des mortes ne changera plus rien, mais il leur souhaite quand même le repos… et en ayant conscience de son propre égoïsme, il les remercie.
Auteur :
Base : Escalier C
Personnages/Couple : Forster Tuncurry(/Coleen Shepherd), Mrs Bernhardt
Genre : gen-ish/léger angst
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété d’Elvire Murail, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : "un dernier adieu" d'après
Nombre de mots : 400
Forster a pris sur lui d’accomplir ce qu’il perçoit comme les dernières volontés de Mrs Bernhardt, d’apaiser son dernier regret a défaut de pouvoir faire quoique ce soit d’autre pour toutes les tragédies passées. Il n’est pas très au fait des traditions juives, il a vaguement conscience qu’elle est poussière qui retourne a la poussière et de l’erreur grossière de l’avoir laissée incinérer. S’il peut au moins la rendre à la terre…
Dans le soleil de la campagne solymitaine il disperse son ancienne vie avec. Le rituel n’est pas orthodoxe pour deux sous, et il ne sait plus trop s’il le fait encore pour elle ou seulement pour lui, mais lancer les poignées de cendres aux quatre vents est une étrange purification.
De ce voyage dont il s’est fait un devoir moral, il sait qu’il va revenir changé et il compte que ça soit digne d’être aimé. Il a encore du mal à admettre que quiconque, hormis ses parents qui n’ont pas beaucoup le choix, et surtout Coleen, puisse l’aimer malgré ses défauts. Il ne fait pas suffisamment confiance à la générosité humaine ni à ses propres qualités. Enfin, il se souvient trop bien à qui Coleen a fait l’erreur de donner son cœur avant lui !
Mrs Bernhardt n’est pas morte pour expier ses péchés, mais sous le poids d’une vie injuste, et sa mort l’a réveillé. Dans le sillage de la tragédie, il s’est trouvé une conscience et le besoin terrible de s’excuser auprès d’elle. Tout ce qu’elle a subi n’était pourtant pas sa faute à lui... mais celle d’un monde dont il faisait partie et dont il ne se souciait pas jusque la. Et il aurait pu faire plus, il aurait pu faire mieux.
Ce qu’il est venu faire ici ne compense pas ses manquements passés, et il ne sait pas si ça suffira à ce qu’il garde assez de conscience pour en éviter de futurs, de se reposer sur cet acte une fois accompli une bonne fois pour toutes.
Il ne croit pas réellement pouvoir ainsi rendre la paix à Mrs Bernhardt et à la petite Rachel… mais à lui-même enfin, et il se le jure : il essaiera désormais, sincèrement, d’être meilleur avant qu’il soit trop tard. S’excuser auprès des mortes ne changera plus rien, mais il leur souhaite quand même le repos… et en ayant conscience de son propre égoïsme, il les remercie.