Série : She was a boy and he was a girl
Titre :
Auteur :
malurette
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari/Kikuchi Sora
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 950
***
Arriva le jour où ils s'embrassèrent enfin, dans un recoin sombre, à l'abri de tout regard. Ils purent enfin donner libre cours à tous ces désirs rentrés depuis qu'ils se fréquentaient, et tout à coup, ils ne pouvaient plus se séparer. Nichée au creux des bras de Sora, Yukari se sentait en sécurité comme jamais. Aimée, protégée, chérie, valorisée…
Yukari contre lui, Sora aurait pu toucher le ciel. Même à l'époque où il consolait sa petite sœur de ses cauchemars, il n'avait jamais ressenti avec tant d'intensité l'impression de se voir confier un trésor précieux.
Ils se battaient avec deux désirs contradictoires : celui de la chair, impérieux, qui leur commandait de se rapprocher encore et encore et de chercher la satisfaction physique à l'amour qui les portait l'un vers l'autre… et celui de l'esprit et de la peur, porté par les insécurités, la peur de ne pas être à la hauteur aux yeux de l'être aimé, de la société, même de leurs propres attentes. De faire peur en se montrant trop intéressé, trop entreprenant. La révolution sexuelle était passée en Occident, mais les jeunes gens bien, ici, se devaient de rester plus réservés. Et puis… ils avaient leur terrible secret, leur corps cachés sous les vêtements qui ne correspondaient par à leur cœur et qui risquaient de dégoûter l'autre s'il savait un jour.
Sora pensait que s'il se montrait habile, il pourrait faire plaisir à Yukari sans avoir à lui révéler son handicap. Elle se laissa caresser le visage, le cou, les épaules, le creux des hanches et même les fesses, rougissante mais sans chercher à l'arrêter. C'est seulement quand il voulut glisser sous son chemisier qu'elle se déroba.
Il prit sa rebuffade pour de la timidité et s'excusa de son audace.
« Je ne voulais pas me montrer déplacé. »
Il voulait être audacieux et sûr de lui et entreprenant. Mais pas si ça la gênait.
« Non, non. Mais j'ai honte de moi, s'excusa Yukari. J'ai une si petite poitrine, j'ai rembourré un peu mon soutien-gorge pour être plus jolie. Je ne voudrais pas que tu sois déçu… »
Elle se reprit trop tard. À s'excuser de son physique seulement et pas de sa timidité, elle lui donnait l'autorisation implicite de penser à elle de façon sexuelle. Il continua donc sur cette lancée :
« Mais quelle importance s'ils sont petits, tenta de la rassurer Sora ; tant qu'ils sont beaux… et doux… et sensibles… »
C'était la chose à ne pas dire. Sa pudeur heurtée, Yukari lui interdit l'accès. Pour l'instant. Enfin. Ça allait trop vite, ça n'était encore ni le moment ni le lieu. Si on venait à les surprendre !
Jamais ils n'allèrent boire d'alcool ensemble. Yukari craignait de se donner l'air vulgaire si elle acceptait une bière, et Sora n'osait pas se désinhiber trop devant elle.
Ils commencèrent à s'inviter l'un chez l'autre après s'être raccompagnés, toujours en tout bien tout honneur. À entrer. À faire visiter. Le cœur battant ! d'appréhension pour Yukari à l'idée de ce qu'allaient penser les voisins d'elle, d'appréhension aussi pour Sora à l'idée de ce que Yukari allait penser de lui, d'excitation pour tous les deux à l'idée du haut degré d'intimité qu'une telle confiance demandait pour l'un comme pour l'autre.
« C'est là que je vis.
- C'est très coquet et très bien rangé. Tu feras une maîtresse de maison parfaite un jour.
- C'est mon souhait le plus cher… mais j'ignore s'il se réalisera.
- Allons donc.
- J'espère si fort, mais j'ai peur, et je tiens les hommes à plus de distance que je ne voudrais. Tu es le premier en qui j'ai autant confiance. »
Sora rangea tout comme jamais, rendant sa chambre minuscule impeccable pour impressionner Yukari. Rien ne devait traîner ! Ni vaisselle ni lessive… mais à la dernière minute, un pot à pinceaux et une tasse de café refirent leur apparition.
Yukari, les apercevant, trouva la dévotion de Sora à son art plus touchante encore que la tenue de son intérieur. Bon, elle aurait effectivement été déçue s'il faisait partie de ces clichés d'hommes vivant dans des porcheries, mais on n'avait pas non plus besoin d'un palais. Tant que c'était propre ! Et le rappel qu'il consacrait autant d'énergie à poursuivre son rêve, était admirable.
Émue et pensant à ce que ces doigts d'artiste pouvaient faire, Yukari accepta, après force baisers et frissons, par se laisser toucher du côté du soutien-gorge, mais à la condition de faire ça dans le noir où Sora ne verrait ni ses rougissements continus ni la réelle petitesse de ses seins, même s'il la sentirait. Et de ne pas en chercher plus pour l'instant.
Sora déploya donc toute la science dont il disposait pour les caresser, pour en faire dresser la pointe et frémir la peau, jusqu'à tirer à Yukari, malgré toute la retenue dont elle tentait de faire preuve, des gémissements de désir.
De son côté, il tentait de retenir le sien en cachant entre ses cuisses serrées… non pas l'érection gênante qui aurait embarrassé nombre d'autres jeunes hommes, mais sa cuisante absence. Enfin… il en avait bien une, et ce qui l'embarrassait n'était pas qu'elle gêne sa compagne en étant trop évidente : c'était qu'elle était au contraire trop discrète et n'humiliait que lui. Si Yukari venait à croire qu'il se comportait comme un chien, ce serait bien dommage, mais qu'il ne la trouve pas belle et désirable, ça serait encore plus triste ! Et tellement faux !
L'excuse de vouloir se comporter en gentleman ne dura qu'un temps. Il était un homme, un jeune homme en pleine santé et oui, il l'aimait et la désirait et espérait plus de leur relation et souffrait d'être bloqué là.
Titre :
Auteur :
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari/Kikuchi Sora
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 950
Arriva le jour où ils s'embrassèrent enfin, dans un recoin sombre, à l'abri de tout regard. Ils purent enfin donner libre cours à tous ces désirs rentrés depuis qu'ils se fréquentaient, et tout à coup, ils ne pouvaient plus se séparer. Nichée au creux des bras de Sora, Yukari se sentait en sécurité comme jamais. Aimée, protégée, chérie, valorisée…
Yukari contre lui, Sora aurait pu toucher le ciel. Même à l'époque où il consolait sa petite sœur de ses cauchemars, il n'avait jamais ressenti avec tant d'intensité l'impression de se voir confier un trésor précieux.
Ils se battaient avec deux désirs contradictoires : celui de la chair, impérieux, qui leur commandait de se rapprocher encore et encore et de chercher la satisfaction physique à l'amour qui les portait l'un vers l'autre… et celui de l'esprit et de la peur, porté par les insécurités, la peur de ne pas être à la hauteur aux yeux de l'être aimé, de la société, même de leurs propres attentes. De faire peur en se montrant trop intéressé, trop entreprenant. La révolution sexuelle était passée en Occident, mais les jeunes gens bien, ici, se devaient de rester plus réservés. Et puis… ils avaient leur terrible secret, leur corps cachés sous les vêtements qui ne correspondaient par à leur cœur et qui risquaient de dégoûter l'autre s'il savait un jour.
Sora pensait que s'il se montrait habile, il pourrait faire plaisir à Yukari sans avoir à lui révéler son handicap. Elle se laissa caresser le visage, le cou, les épaules, le creux des hanches et même les fesses, rougissante mais sans chercher à l'arrêter. C'est seulement quand il voulut glisser sous son chemisier qu'elle se déroba.
Il prit sa rebuffade pour de la timidité et s'excusa de son audace.
« Je ne voulais pas me montrer déplacé. »
Il voulait être audacieux et sûr de lui et entreprenant. Mais pas si ça la gênait.
« Non, non. Mais j'ai honte de moi, s'excusa Yukari. J'ai une si petite poitrine, j'ai rembourré un peu mon soutien-gorge pour être plus jolie. Je ne voudrais pas que tu sois déçu… »
Elle se reprit trop tard. À s'excuser de son physique seulement et pas de sa timidité, elle lui donnait l'autorisation implicite de penser à elle de façon sexuelle. Il continua donc sur cette lancée :
« Mais quelle importance s'ils sont petits, tenta de la rassurer Sora ; tant qu'ils sont beaux… et doux… et sensibles… »
C'était la chose à ne pas dire. Sa pudeur heurtée, Yukari lui interdit l'accès. Pour l'instant. Enfin. Ça allait trop vite, ça n'était encore ni le moment ni le lieu. Si on venait à les surprendre !
Jamais ils n'allèrent boire d'alcool ensemble. Yukari craignait de se donner l'air vulgaire si elle acceptait une bière, et Sora n'osait pas se désinhiber trop devant elle.
Ils commencèrent à s'inviter l'un chez l'autre après s'être raccompagnés, toujours en tout bien tout honneur. À entrer. À faire visiter. Le cœur battant ! d'appréhension pour Yukari à l'idée de ce qu'allaient penser les voisins d'elle, d'appréhension aussi pour Sora à l'idée de ce que Yukari allait penser de lui, d'excitation pour tous les deux à l'idée du haut degré d'intimité qu'une telle confiance demandait pour l'un comme pour l'autre.
« C'est là que je vis.
- C'est très coquet et très bien rangé. Tu feras une maîtresse de maison parfaite un jour.
- C'est mon souhait le plus cher… mais j'ignore s'il se réalisera.
- Allons donc.
- J'espère si fort, mais j'ai peur, et je tiens les hommes à plus de distance que je ne voudrais. Tu es le premier en qui j'ai autant confiance. »
Sora rangea tout comme jamais, rendant sa chambre minuscule impeccable pour impressionner Yukari. Rien ne devait traîner ! Ni vaisselle ni lessive… mais à la dernière minute, un pot à pinceaux et une tasse de café refirent leur apparition.
Yukari, les apercevant, trouva la dévotion de Sora à son art plus touchante encore que la tenue de son intérieur. Bon, elle aurait effectivement été déçue s'il faisait partie de ces clichés d'hommes vivant dans des porcheries, mais on n'avait pas non plus besoin d'un palais. Tant que c'était propre ! Et le rappel qu'il consacrait autant d'énergie à poursuivre son rêve, était admirable.
Émue et pensant à ce que ces doigts d'artiste pouvaient faire, Yukari accepta, après force baisers et frissons, par se laisser toucher du côté du soutien-gorge, mais à la condition de faire ça dans le noir où Sora ne verrait ni ses rougissements continus ni la réelle petitesse de ses seins, même s'il la sentirait. Et de ne pas en chercher plus pour l'instant.
Sora déploya donc toute la science dont il disposait pour les caresser, pour en faire dresser la pointe et frémir la peau, jusqu'à tirer à Yukari, malgré toute la retenue dont elle tentait de faire preuve, des gémissements de désir.
De son côté, il tentait de retenir le sien en cachant entre ses cuisses serrées… non pas l'érection gênante qui aurait embarrassé nombre d'autres jeunes hommes, mais sa cuisante absence. Enfin… il en avait bien une, et ce qui l'embarrassait n'était pas qu'elle gêne sa compagne en étant trop évidente : c'était qu'elle était au contraire trop discrète et n'humiliait que lui. Si Yukari venait à croire qu'il se comportait comme un chien, ce serait bien dommage, mais qu'il ne la trouve pas belle et désirable, ça serait encore plus triste ! Et tellement faux !
L'excuse de vouloir se comporter en gentleman ne dura qu'un temps. Il était un homme, un jeune homme en pleine santé et oui, il l'aimait et la désirait et espérait plus de leur relation et souffrait d'être bloqué là.