Série : She was a boy and he was a girl
Titre :
Auteur :
malurette
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Kikuchi Sora
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 750+
***
Yukari se torturait l'esprit à se demander si elle passerait pour une traînée si elle acceptait de coucher avec Sora… à la condition de le faire par derrière parce qu'elle ne prenait pas la pilule et ne voulait pas lui imposer de s'emprisonner dans un condom ? (Ça ne serait pas vraiment un mensonge, puisqu'elle n'avait effectivement plus accès aux hormones, mais qu'il n'y avait absolument aucune possibilité pour qu'elle tombe enceinte, après tout.)
Elle le désirait, et espérait qu'il la désirait, et qu'il demanderait bientôt plus d'elle, et elle ne voulait pas avoir à refuser de peur de le vexer et qu'il aille chercher ailleurs…
Mais s'il se rendait compte en cours de route, malgré toutes ses précautions, et considérait qu'elle lui mentait, voire pire, qu'elle tentait de le piéger exprès ? Avec une grande appréhension, elle décida d'être enfin honnête avec lui et de tout lui avouer.
« Je. Je te demande pardon. Je n'avais pas l'intention de te le cacher. J'espérais si fort que ça ne serait pas important. Mais. Mais je tiens à toi et je te respecte et je ne supporte pas l'idée de te mentir plus longtemps.
- Tu es déjà fiancée à un autre plus riche !
- Non ! Quelle idée !
- Une fille aussi épatante que toi, je pensais devoir me battre en duel avec des dizaines de prétendants pour le privilège de te courtiser.
- Je ne suis pas une fille facile, à fréquenter des dizaines de garçons à la fois !
- Je ne l'ai jamais pensé.
- À vrai dire… C'est là tout le problème. Je ne suis pas… une vraie fille.
- Une ?
- Je suis… je suis un travesti. Dans ma tête et dans mon cœur, je suis une femme, je veux être une femme, mais mon corps… je suis prisonnière d'un corps d'homme. »
Sora, abasourdi, garda un long silence pendant lequel, mortifiée, Yukari garda la tête baissée et n'osa pas chercher son regard. Finalement, il éclata d'un rire nerveux, qui se mua en fou rire.
« Pardon… pardon, hoqueta-t-il. Je ne me moque pas de toi. Jamais. Mais. C'est la surprise. Attends. Je… je vais t'expliquer. »
Mais il n'avait pas autant de courage qu'elle. Il n'arrivait pas comment formuler le fait qu'il ne soit pas un homme. Il était un homme, que diable !
« Ne dis pas que tu n'est pas une fille, parce que les hommes ne m'intéressent pas. Tu es une jeune fille, une jeune femme, formidable et c'est pour cela que tu me plais.
Non, non ça n'est pas du déni.
Je te crois.
Je te comprends.
Si je pouvais trouver les mots… »
La situation semblait grotesque. Dans la chambre de Yukari, proprette, coquette, toute petite mais si féminine, avec juste quelques fanfreluches, une seule peluche sur la table de chevet, et flottant partout, un parfum de femme discret mais impossible à confondre avec autre chose. Rien ne semblait artificiel, rien n'était fait en excès. Il n'y avait aucun mensonge, aucune fausseté dans son environnement. Yukari se croyait et se vivait comme femme, et pour Sora son identité était définitive. Il ne supportait pas qu'elle s'accuse elle-même et se traite comme une moitié de ce qu'elle était à cœur.
Il aurait voulu être capable de simplement ouvrir sa chemise pour lui montrer les honteuses déformations de sa poitrine et s'épargner une explication douloureuse. Mais même ce geste, réalisa-t-il, était trop difficile à accomplir. Il n'osait pas s'exposer à son regard.
« Je ne veux pas t'entendre dire que tu n'es pas une femme. Je suis un homme. Je suis un homme même si mon pénis est minuscule et si j'ai de la graisse sur la poitrine. Je veux être un homme digne de toi, vivre de mon métier et combler tes besoins. Euh. Pas seulement sexuels, même si je me demande comment je peux m'y prendre si tu ne me laisses pas te toucher. Ramener assez d'argent à à la maison pour payer le loyer et les provisions et toutes les factures et tous ces trucs sérieux et t'offrir des fleurs et des bijoux si tu en veux même si je ne sais pas les choisir. »
Mais pourquoi fallait-il qu'il ramène tout à lui, à ses propres insécurités, ses propres angoisses, quand il essayait de calmer Yukari ? Il se serait donné des baffes s'il avait pu.
« Je t'aime. Telle que tu es. Mon problème est qu'à côté, je ne m'aime pas tel que je suis et j'ai peur de ce que tu penseras, à ton tour, de moi. »
Titre :
Auteur :
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Kikuchi Sora
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 750+
Yukari se torturait l'esprit à se demander si elle passerait pour une traînée si elle acceptait de coucher avec Sora… à la condition de le faire par derrière parce qu'elle ne prenait pas la pilule et ne voulait pas lui imposer de s'emprisonner dans un condom ? (Ça ne serait pas vraiment un mensonge, puisqu'elle n'avait effectivement plus accès aux hormones, mais qu'il n'y avait absolument aucune possibilité pour qu'elle tombe enceinte, après tout.)
Elle le désirait, et espérait qu'il la désirait, et qu'il demanderait bientôt plus d'elle, et elle ne voulait pas avoir à refuser de peur de le vexer et qu'il aille chercher ailleurs…
Mais s'il se rendait compte en cours de route, malgré toutes ses précautions, et considérait qu'elle lui mentait, voire pire, qu'elle tentait de le piéger exprès ? Avec une grande appréhension, elle décida d'être enfin honnête avec lui et de tout lui avouer.
« Je. Je te demande pardon. Je n'avais pas l'intention de te le cacher. J'espérais si fort que ça ne serait pas important. Mais. Mais je tiens à toi et je te respecte et je ne supporte pas l'idée de te mentir plus longtemps.
- Tu es déjà fiancée à un autre plus riche !
- Non ! Quelle idée !
- Une fille aussi épatante que toi, je pensais devoir me battre en duel avec des dizaines de prétendants pour le privilège de te courtiser.
- Je ne suis pas une fille facile, à fréquenter des dizaines de garçons à la fois !
- Je ne l'ai jamais pensé.
- À vrai dire… C'est là tout le problème. Je ne suis pas… une vraie fille.
- Une ?
- Je suis… je suis un travesti. Dans ma tête et dans mon cœur, je suis une femme, je veux être une femme, mais mon corps… je suis prisonnière d'un corps d'homme. »
Sora, abasourdi, garda un long silence pendant lequel, mortifiée, Yukari garda la tête baissée et n'osa pas chercher son regard. Finalement, il éclata d'un rire nerveux, qui se mua en fou rire.
« Pardon… pardon, hoqueta-t-il. Je ne me moque pas de toi. Jamais. Mais. C'est la surprise. Attends. Je… je vais t'expliquer. »
Mais il n'avait pas autant de courage qu'elle. Il n'arrivait pas comment formuler le fait qu'il ne soit pas un homme. Il était un homme, que diable !
« Ne dis pas que tu n'est pas une fille, parce que les hommes ne m'intéressent pas. Tu es une jeune fille, une jeune femme, formidable et c'est pour cela que tu me plais.
Non, non ça n'est pas du déni.
Je te crois.
Je te comprends.
Si je pouvais trouver les mots… »
La situation semblait grotesque. Dans la chambre de Yukari, proprette, coquette, toute petite mais si féminine, avec juste quelques fanfreluches, une seule peluche sur la table de chevet, et flottant partout, un parfum de femme discret mais impossible à confondre avec autre chose. Rien ne semblait artificiel, rien n'était fait en excès. Il n'y avait aucun mensonge, aucune fausseté dans son environnement. Yukari se croyait et se vivait comme femme, et pour Sora son identité était définitive. Il ne supportait pas qu'elle s'accuse elle-même et se traite comme une moitié de ce qu'elle était à cœur.
Il aurait voulu être capable de simplement ouvrir sa chemise pour lui montrer les honteuses déformations de sa poitrine et s'épargner une explication douloureuse. Mais même ce geste, réalisa-t-il, était trop difficile à accomplir. Il n'osait pas s'exposer à son regard.
« Je ne veux pas t'entendre dire que tu n'es pas une femme. Je suis un homme. Je suis un homme même si mon pénis est minuscule et si j'ai de la graisse sur la poitrine. Je veux être un homme digne de toi, vivre de mon métier et combler tes besoins. Euh. Pas seulement sexuels, même si je me demande comment je peux m'y prendre si tu ne me laisses pas te toucher. Ramener assez d'argent à à la maison pour payer le loyer et les provisions et toutes les factures et tous ces trucs sérieux et t'offrir des fleurs et des bijoux si tu en veux même si je ne sais pas les choisir. »
Mais pourquoi fallait-il qu'il ramène tout à lui, à ses propres insécurités, ses propres angoisses, quand il essayait de calmer Yukari ? Il se serait donné des baffes s'il avait pu.
« Je t'aime. Telle que tu es. Mon problème est qu'à côté, je ne m'aime pas tel que je suis et j'ai peur de ce que tu penseras, à ton tour, de moi. »