Titre : Une gentille vieille dame
Auteur :
malurette
Base : Le Petit Spirou
Personnage : Tante Phlébite
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Tome & Janry, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : 50 ans de Pride
Nombre de mots : 300
*
On la surnommait tante Phlébite depuis longtemps, un vieux pseudonyme de théâtre risible devenu une appellation affectueuse. Et quoi si elle n’avait pas officiellement de neveu ? c’était l’attitude qui comptait !
Elle adorait les enfants, de loin, et gardait volontiers son petit voisin – une chance que les parents l’aimaient bien aussi. Ils ne se posaient pas beaucoup de question, ou ne se souciaient pas des réponses.
Il semble qu’elle a été depuis toujours la voisine gentille mais pas jolie, timide avec un cœur grand comme ça, qui ne trouvait pas l’amour (mais le cherchait-elle seulement ?), qui aimait les petits enfants et recueillait les chiens perdus. Elle a vieilli doucement ; elle en avait déjà l’air avant même d’avoir l’âge. À croire qu’elle était née pour être une vieille dame excentrique avec des dizaines de chiens qui remplaçaient le mari et les enfants qu’elle n’a pas eu.
Elle s’est toujours habillée et maquillée de manière très classique, un peu trop stricte, vieillotte, fanée, sachant qu’elle n’avait pas le visage et pas le corps pour faire des folies. Elle a toujours été sérieuse et douce.
« Vous auriez pu rendre un homme heureux, » avance un voisin plein de bonnes intentions mais affreusement maladroit. En voulant la complimenter il ne se rend même pas compte qu’il est involontairement blessant.
« Oh non, répond-elle avec une légèreté étudiée : personne n’est pas parfait, et… non.
» Mais je suis heureuse ainsi, dit-elle doucement, et c’est l’essentiel. »
Loin dans sa mémoire il y avait un jeune homme malheureux, qu’elle a enterré sans plus de regrets. Depuis, elle n’a jamais voulu d’autre homme dans sa vie, non. C’est juste elle : une femme, seule peut-être, mais mieux vaut ça que mal accompagnée, comme dit l’adage… et puis elle a de la compagnie, avec tous ses petits !
Auteur :
Base : Le Petit Spirou
Personnage : Tante Phlébite
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Tome & Janry, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : 50 ans de Pride
Nombre de mots : 300
On la surnommait tante Phlébite depuis longtemps, un vieux pseudonyme de théâtre risible devenu une appellation affectueuse. Et quoi si elle n’avait pas officiellement de neveu ? c’était l’attitude qui comptait !
Elle adorait les enfants, de loin, et gardait volontiers son petit voisin – une chance que les parents l’aimaient bien aussi. Ils ne se posaient pas beaucoup de question, ou ne se souciaient pas des réponses.
Il semble qu’elle a été depuis toujours la voisine gentille mais pas jolie, timide avec un cœur grand comme ça, qui ne trouvait pas l’amour (mais le cherchait-elle seulement ?), qui aimait les petits enfants et recueillait les chiens perdus. Elle a vieilli doucement ; elle en avait déjà l’air avant même d’avoir l’âge. À croire qu’elle était née pour être une vieille dame excentrique avec des dizaines de chiens qui remplaçaient le mari et les enfants qu’elle n’a pas eu.
Elle s’est toujours habillée et maquillée de manière très classique, un peu trop stricte, vieillotte, fanée, sachant qu’elle n’avait pas le visage et pas le corps pour faire des folies. Elle a toujours été sérieuse et douce.
« Vous auriez pu rendre un homme heureux, » avance un voisin plein de bonnes intentions mais affreusement maladroit. En voulant la complimenter il ne se rend même pas compte qu’il est involontairement blessant.
« Oh non, répond-elle avec une légèreté étudiée : personne n’est pas parfait, et… non.
» Mais je suis heureuse ainsi, dit-elle doucement, et c’est l’essentiel. »
Loin dans sa mémoire il y avait un jeune homme malheureux, qu’elle a enterré sans plus de regrets. Depuis, elle n’a jamais voulu d’autre homme dans sa vie, non. C’est juste elle : une femme, seule peut-être, mais mieux vaut ça que mal accompagnée, comme dit l’adage… et puis elle a de la compagnie, avec tous ses petits !