Série : She was a boy and he was a girl
Titre :
Auteur :
malurette
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Sora
Genre :
Gradation : PG~ / K++
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 1000+
***
Yukari se renseigna soigneusement sur les modalités, prit le rendez-vous directement à l'hôpital et y traîna Sora de force, à la condition expresse qu'on se conterait d'une échographie et qu'il n'y aurait aucun examen interne. Évidemment, outre Sora, il fallut convaincre le médecin, carte d'identité avec la mention détestée « F » à l'appui. Une fois en chemise d'examen, le doute était toujours possible mais l'indice de la poitrine faisait pencher la balance.
L'examen d'imagerie, quoi qu'il en soit, leva le dernier doute. Sora était bel et bien enceinte, de trois mois, et tout semblait normal.
Oui, même les nausées : d'après le médecin, elles étaient dues aux bouleversements hormonaux.
« Pas étonnant que je le rejette si violemment, grommela Sora : je ne veux rien de féminin dans mon corps.
- Mais si vous prenez un traitement accessoire à côté, il faut l'interrompre immédiatement.
- Aucun. Pas la peine.
- Bon.
- En revanche, intervint Yukari, pour… après, et éviter que ça se reproduise ?
- Pas question ! » protesta Sora, alors qu'elle lui filait un coup de coude discret pour le faire taire.
L'idée ne fut pas plus creusée pour l'instant, mais, expliqua-t-elle quand ils se retrouvèrent seuls après coup : c'était pour elle. S'il voulait bien. Ça n'était pas ce qu'il y avait de plus efficace, mais ça aiderait un petit peu. Après tout, c'était des hormones simulant la grossesse, et ça faisait pousser les seins chez les hommes.
Yukari s'occupa de tout, depuis la déclaration en mairie jusqu'à la réservation de la place à la maternité, et se mit à travailler à temps plein. À Sora qui s'en effarait, elle expliqua qu'ils auraient besoin de plus d'argent quand le bébé serait là et qu'il fallait bien commencer tout de suite à faire des économies en prévision de la naissance, d'autant qu'il était absolument impossible qu'il reprenne un travail physique tout le temps de sa grossesse. Qu'il se concentre sur le dessin et ne prenne aucun risque !
Vexé, frustré, mais reconnaissant à contre-cœur le bien-fondé de l'argument, Sora laissa sa femme piétiner son orgueil en la laissant subvenir elle à ses besoins à lui au lieu de l'inverse, ou d'un partage équitable.
Il y avait une quantité phénoménale de trucs à acheter pour s'occuper d'un nouveau-né. Il ne serait là que l'année suivante, mais déjà Yukari, enchantée, commençait à tout planifier et à accumuler petit à petit tout ce dont ils auraient besoin. Berceau, linge, biberons, et quantité de trucs et de machins dont Sora ne connaissait ni les noms ni l'usage, et s'inquiétait de voir la place qu'ils prenaient dans leur minuscule appartement. Et il leur était impossible, en l'état des choses, de déménager dans un endroit plus grand. Leurs finances ne le leur permettaient pas, et ça n'allait pas s'arranger.
Mais ils se débrouilleraient.
Les nausées de Sora continuèrent à l'accabler de longues, très longues semaines. Elles s'espacèrent et se calmèrent quelques peu mais ne disparurent pas. Juste quand elles commençaient à se faire moins violentes, il remarqua des changements notables dans son corps. Il ne pouvait plus ignorer le gonflement de sa poitrine, et il prenait nettement du ventre.
Ses chevilles enflèrent ; comble d'horreur, ses doigts aussi, rendant son tracé maladroit.
Et il commença à percevoir des mouvements… Ce qu'il prit d'abord pendant longtemps pour de simples mouvements intestinaux – et ça n'était pas seulement par déni profond, mais parce que, avec ses troubles digestifs fréquents, la confusion était facile à faire – augmenta en intensité. Bientôt, il ne put plus ignorer les petits coups lancés ni même les glissements.
Il y avait bel et bien quelque chose de vivant qui habitait son ventre et prenait de plus en plus de place. L'idée seule le dégoûtait ; la sensation réelle, impossible à nier, l'écœurait complètement.
Quand il n'arrivait pas à travailler sur ses illustrations, ses gribouillis de recherche personnelle représentaient souvent des monstres parasites. Il rédigea, dans cette période, une très courte œuvre qu'il ne chercha jamais, jamais à faire publier, dont il cacha soigneusement l'existence à Yukari mais qu'il n'arriva jamais à se résoudre à jeter ou détruire même des années après ; une pièce d'horreur autant physique que psychologique. Le scenario n'en valait pas grand' chose, et les dessins torturés n'auraient été appréciés que d'un très petit nombre de fétichistes du gore.
Au fur et à mesure que les semaines s'égrenaient et que son ventre enflait, Sora souffrait de maux de dos de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Les sessions à sa table de travail devenaient de plus en plus pénibles. Il se voyait forcé de les écourter, d'augmenter la fréquence et la durée de ses pauses, et sa productivité s'en ressentait. Comme son humeur se gâtait, sa créativité également en prit un coup.
Yukari, à côté, présentait un front solide et prenait soin de tout et tous à la maison ; lui, elle-même, et tout ce qu'il fallait pour l'enfant à venir. Et Sora haïssait encore plus d'être ainsi confiné au foyer.
À sa grande horreur, Sora prenait du ventre, de la poitrine, et ne rentrait plus dans ses vêtements. Mais il n'avait ni les moyens ni l'envie de refaire sa garde-robe entière, surtout pour un état qui allait durer certes plusieurs longs mois, mais pas toujours non plus. Yukari comprenait bien qu'il n'ait aucune envie de s'enfermer dans des vêtements de maternité féminins. Les robes étaient absolument hors de question. Les salopettes lui donnaient l'air ridicule. Il se contentait pour l'instant de chemises d'homme plus grandes, en laissant ses pantalons déboutonnés, mais leur nombre disponible limité imposait des lessives plus fréquentes. Qu'est-ce que ça serait quand le bébé serait là et qu'il faudrait le changer souvent, soupira Yukari en constatant que ça en tout cas, était parti pour durer.
La solution de rechange fut d'investir dans un kimono bon marché : il suffisait de choisir la bonne largeur d'épaule et la bonne hauteur totale pour que, quelle que soit la circonférence qu'il finisse par atteindre, il puisse toujours en adapter la largeur à sa taille.
Titre :
Auteur :
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Sora
Genre :
Gradation : PG~ / K++
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots : 1000+
Yukari se renseigna soigneusement sur les modalités, prit le rendez-vous directement à l'hôpital et y traîna Sora de force, à la condition expresse qu'on se conterait d'une échographie et qu'il n'y aurait aucun examen interne. Évidemment, outre Sora, il fallut convaincre le médecin, carte d'identité avec la mention détestée « F » à l'appui. Une fois en chemise d'examen, le doute était toujours possible mais l'indice de la poitrine faisait pencher la balance.
L'examen d'imagerie, quoi qu'il en soit, leva le dernier doute. Sora était bel et bien enceinte, de trois mois, et tout semblait normal.
Oui, même les nausées : d'après le médecin, elles étaient dues aux bouleversements hormonaux.
« Pas étonnant que je le rejette si violemment, grommela Sora : je ne veux rien de féminin dans mon corps.
- Mais si vous prenez un traitement accessoire à côté, il faut l'interrompre immédiatement.
- Aucun. Pas la peine.
- Bon.
- En revanche, intervint Yukari, pour… après, et éviter que ça se reproduise ?
- Pas question ! » protesta Sora, alors qu'elle lui filait un coup de coude discret pour le faire taire.
L'idée ne fut pas plus creusée pour l'instant, mais, expliqua-t-elle quand ils se retrouvèrent seuls après coup : c'était pour elle. S'il voulait bien. Ça n'était pas ce qu'il y avait de plus efficace, mais ça aiderait un petit peu. Après tout, c'était des hormones simulant la grossesse, et ça faisait pousser les seins chez les hommes.
Yukari s'occupa de tout, depuis la déclaration en mairie jusqu'à la réservation de la place à la maternité, et se mit à travailler à temps plein. À Sora qui s'en effarait, elle expliqua qu'ils auraient besoin de plus d'argent quand le bébé serait là et qu'il fallait bien commencer tout de suite à faire des économies en prévision de la naissance, d'autant qu'il était absolument impossible qu'il reprenne un travail physique tout le temps de sa grossesse. Qu'il se concentre sur le dessin et ne prenne aucun risque !
Vexé, frustré, mais reconnaissant à contre-cœur le bien-fondé de l'argument, Sora laissa sa femme piétiner son orgueil en la laissant subvenir elle à ses besoins à lui au lieu de l'inverse, ou d'un partage équitable.
Il y avait une quantité phénoménale de trucs à acheter pour s'occuper d'un nouveau-né. Il ne serait là que l'année suivante, mais déjà Yukari, enchantée, commençait à tout planifier et à accumuler petit à petit tout ce dont ils auraient besoin. Berceau, linge, biberons, et quantité de trucs et de machins dont Sora ne connaissait ni les noms ni l'usage, et s'inquiétait de voir la place qu'ils prenaient dans leur minuscule appartement. Et il leur était impossible, en l'état des choses, de déménager dans un endroit plus grand. Leurs finances ne le leur permettaient pas, et ça n'allait pas s'arranger.
Mais ils se débrouilleraient.
Les nausées de Sora continuèrent à l'accabler de longues, très longues semaines. Elles s'espacèrent et se calmèrent quelques peu mais ne disparurent pas. Juste quand elles commençaient à se faire moins violentes, il remarqua des changements notables dans son corps. Il ne pouvait plus ignorer le gonflement de sa poitrine, et il prenait nettement du ventre.
Ses chevilles enflèrent ; comble d'horreur, ses doigts aussi, rendant son tracé maladroit.
Et il commença à percevoir des mouvements… Ce qu'il prit d'abord pendant longtemps pour de simples mouvements intestinaux – et ça n'était pas seulement par déni profond, mais parce que, avec ses troubles digestifs fréquents, la confusion était facile à faire – augmenta en intensité. Bientôt, il ne put plus ignorer les petits coups lancés ni même les glissements.
Il y avait bel et bien quelque chose de vivant qui habitait son ventre et prenait de plus en plus de place. L'idée seule le dégoûtait ; la sensation réelle, impossible à nier, l'écœurait complètement.
Quand il n'arrivait pas à travailler sur ses illustrations, ses gribouillis de recherche personnelle représentaient souvent des monstres parasites. Il rédigea, dans cette période, une très courte œuvre qu'il ne chercha jamais, jamais à faire publier, dont il cacha soigneusement l'existence à Yukari mais qu'il n'arriva jamais à se résoudre à jeter ou détruire même des années après ; une pièce d'horreur autant physique que psychologique. Le scenario n'en valait pas grand' chose, et les dessins torturés n'auraient été appréciés que d'un très petit nombre de fétichistes du gore.
Au fur et à mesure que les semaines s'égrenaient et que son ventre enflait, Sora souffrait de maux de dos de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Les sessions à sa table de travail devenaient de plus en plus pénibles. Il se voyait forcé de les écourter, d'augmenter la fréquence et la durée de ses pauses, et sa productivité s'en ressentait. Comme son humeur se gâtait, sa créativité également en prit un coup.
Yukari, à côté, présentait un front solide et prenait soin de tout et tous à la maison ; lui, elle-même, et tout ce qu'il fallait pour l'enfant à venir. Et Sora haïssait encore plus d'être ainsi confiné au foyer.
À sa grande horreur, Sora prenait du ventre, de la poitrine, et ne rentrait plus dans ses vêtements. Mais il n'avait ni les moyens ni l'envie de refaire sa garde-robe entière, surtout pour un état qui allait durer certes plusieurs longs mois, mais pas toujours non plus. Yukari comprenait bien qu'il n'ait aucune envie de s'enfermer dans des vêtements de maternité féminins. Les robes étaient absolument hors de question. Les salopettes lui donnaient l'air ridicule. Il se contentait pour l'instant de chemises d'homme plus grandes, en laissant ses pantalons déboutonnés, mais leur nombre disponible limité imposait des lessives plus fréquentes. Qu'est-ce que ça serait quand le bébé serait là et qu'il faudrait le changer souvent, soupira Yukari en constatant que ça en tout cas, était parti pour durer.
La solution de rechange fut d'investir dans un kimono bon marché : il suffisait de choisir la bonne largeur d'épaule et la bonne hauteur totale pour que, quelle que soit la circonférence qu'il finisse par atteindre, il puisse toujours en adapter la largeur à sa taille.