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Série : She was a boy and he was a girl
Titre :
Auteur : [personal profile] malurette
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Sora
Genre : gen/tension
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Nombre de mots :

***

Le jour prévu arriva, sans que Sora ressente rien de plus que l'inconfort devenu tristement ordinaire, les tiraillements habituels, et une l'anxiété accrue, mais toujours rien de concret. Il refusa bien évidemment d'aller consulter un médecin. Yukari appela, pour se renseigner, et s'entendit répondre qu'ils avaient une semaine avant d'avoir à s'inquiéter – ou l'apparition de symptômes différents, ou la disparition des mouvements ressentis.
Subissant une attaque de coups de pieds, Sora grommela qu'ils n'avaient pas à s'en faire pour cela. Quant au retour d'une vague sensation de nausée, elle venait à coup sûr de son appréhension et de sa fatigue et de rien d'autre.
Yukari avait envisagé de prendre des congés anticipés immédiatement, pour passer ces derniers jours avec Sora, mais dut y renoncer. Ils avaient besoin de plus possible de jours payés, et elle ne pouvait pas expliquer la raison exacte à son employeur. Elle avait préparée l'excuse qu'il était souffrant, mais attendait qu'il soit effectivement hospitalisé pour démissionner. Rien avant ça. Comment aurait-elle pu expliquer qu'ils attendaient un enfant, quand elle était si mince, qu'elle travaillait avec tant d'énergie sans se ménager le moins du monde, et qu'elle ne voulais pas donner l'impression qu'elle vivait avec une autre femme pour ne pas choquer son entourage ni mettre Sora dans l'embarras si ses collègues devaient un jour le rencontrer ?

Quelques fois au cours des jours suivants, il ressentit des espèces de crampes qui l'inquiétèrent. Ça n'était pas encore réellement douloureux, mais ça ne ressemblait à rien de ce qu'il avait déjà éprouvé jusqu'ici, et ça partait de l'endroit qu'il détestait le plus dans son corps pour se propager dans tout l'abdomen.

Puis vint une véritable douleur, serrant les muscles de son ventre et lui coupant le souffle, de surprise d'abord, parce qu'elle se prolongeait ensuite. Et il comprit, quoi qu'il aurait aimé pouvoir douter et nier.
Il s'efforça de ne pas s'inquiéter. Il refusait de s'inquiéter. Ça n'était que la première. Ça pouvait toujours être une fausse alerte. Il avait largement le temps de voir venir. Il ne chercha même pas à mesurer le temps.
Yukari était sortie mais il savait à quelle heure elle reviendrait. Il n'avait pas à s'en faire. Il pouvait... s'occuper en attendant. Il était au milieu d'un dessin : il allait le poursuivre et même le finir. Il s'étira, fit jouer ses membres, ses autres muscles endoloris. Comme à chaque fois qu'il s'était coincé quelque chose ou qu'il avait attrapé des fourmis.
Après tout, c'était moins pire que d'avoir ses règles : ça n'avait duré que quelques secondes, au lieu de lui tordre le ventre en continu.
Il eut le temps de finir son dessin. Absorbé par son œuvre, il en avait même oublié l'incident.
Il reprit sa routine, se leva, passa aux toilettes – ça n'était pas qu'il buvait des litres et des litres de thé à la place du café pour rester concentré et s'occuper quand il réfléchissait à la suite, mais le poids dans son abdomen lui comprimait la vessie et il fallait qu'il la vide plus souvent, n'ayant plus la place de la remplir – puis alla rapporter sa tasse vide à la cuisine. Alors qu'il fouillait le frigo en se demandant s'il serait raisonnable de grignoter quelque chose, une nouvelle douleur le prit.
Ça n'était donc pas une fausse alerte mais vraiment le début...
Cette fois, il chercha à vérifier l'heure. Juste pour se rassurer. Yukari serait de retour dans... trois à quatre heures. Ça lui semblait tout à coup très long, malgré tout ce qu'elle avait pu lui dire auparavant. Il envisagea un instant de l'appeler, juste pour entendre sa voix, mais il ne voulait pas l'inquiéter. Elle était bien capable de quitter immédiatement son travail pour le rejoindre, et à quoi est-ce que ça les aurait avancés ? Ils seraient deux à attendre anxieusement au lieu de lui tout seul. Elle ne pouvait rien faire pour lui l'instant. Il n'y avait rien à faire pour le moment.
Et il répugnait à lui parler de son corps.
Il préféra prendre son mal en patience. Puisqu'il n'avait pas encore si mal.

Il tenta de lire pour se changer les idées, mais réalisa bien vite qu'il était justement déjà trop anxieux pour que ça le calme. Les lignes se mélangeaient et il oubliait ce qu'il venait de voir aussitôt lu.
Il savait bien qu'il serait absolument incapable de dormir, mais tenta quand même de faire une sieste pour oublier et prendre des forces. Allongé sous le kotatsu, il ressentait son corps avec une intensité accrue.
C'était lourd, ça bougeait toujours. Ça n'avait pas changé.
La seule différence, c'était la crampe qui revint au bout d'un bon quart d'heure, juste quand il commençait à se calmer et à apprivoiser son état du jour.

Agacé, il changea de position et tenta de penser à autre chose. En vain. Il se leva et se mit à faire les cent pas, malgré le poids et le volume de son corps qui l'encombraient et le ralentissaient.
Il entreprit de chercher... quelque chose, il ne savait pas, mais il allait bien trouver. Il fouilla les placards, sans voir ce qu'il avait sous les yeux, et ne s'arrêta que quand il eut fait tout le tour. Ça n'était pas comme s'ils avaient beaucoup de possessions, de toute façon. À part celles du...
...il réprima une sensation de nausée à l'idée du bébé qui s'annonçait. Il pouvait le supporter tant qu'elle restait abstraite. Tout à coup, elle s'était faite beaucoup plus menaçante.
Là-dessus, une nouvelle contraction se fit sentir. Elle ne lui fit même pas si mal, mais, tombant à si mauvais point avec ses réflexions, elle lui tordit complètement le ventre et l'envoya se vider l'estomac aux toilettes.
Il passa le quart d'heure suivant prostré dans la salle de bains.
Quand une nouvelle douleur le secoua, il se leva précipitamment et décida qu'il avait absolument besoin de se laver, pour se changer les idées, et parce que l'eau chaude ne pouvait que faire du bien à son corps lourd et douloureux. N'ayant pas le courage de se brosser les dents, il se contenta de se rincer la bouche quelques fois.
Même la contraction suivante ne le fit pas bouger : il fallut que l'eau commence à tiédir pour qu'il accepte de la couper, de se sécher et de changer de yukata.

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