Série : She was a boy and he was a girl
Titre :
Auteur :
malurette
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Sora
Genre : gen/drama
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots :
***
Dans leur salle de bain minuscule, ils trouvèrent moyen de tenir tous les deux. Yukari tenait à aider Sora en tout, et pour le moment, ça voulait dire lui masser tout le corps, et, malgré la pudeur qui le prenait, découlant de son dégoût et de sa crainte de son propre corps qui lui échappait, de voir justement ce qui était en train d'arriver.
Ses défenses vaincues et ayant terriblement besoin de réconfort, voulant d'ailleurs autant qu'elle lui transférer tout ce qui serait possible de cet événement, puisqu'elle regrettait de ne pas pouvoir s'en charger et qu'il aurait tellement voulu pouvoir s'en décharger, il la laissa faire.
Rien ne l'obligeait à regarder pendant qu'elle s'occupait de lui. Il pouvait la regarder elle, ou fermer les yeux et se concentrer sur toutes les autres sensations qui n'étaient pas son ventre.
L'eau chaude s'était reconstituée. Bien que Sora se soit déjà lavé deux fois dans la journée, Yukari savonna lentement, soigneusement, tout son corps, le geste du massage étant plus important que l'utilité du nettoyage. Ceci dit, comme l'effort pour contenir la douleur et l'angoisse le faisait transpirer, ça n'était pas inutile non plus.
Cette fois, Sora n'avait même plus l'impression d'être une femme entre les mains de son époux. Il était toujours lui, mais souffrant, et son épouse le réconfortait, voilà tout.
Ce moment partagé ayant ravivé leur intimité, une fois séchés, au lieu de se rhabiller, ils le prolongèrent d'une étreinte câline au lit. Malgré ses douleurs, Sora avait envie de sa femme, maintenant, tout de suite... et, à sa honte rentrée, l'idée de la naissance prochaine, de la concrétisation de leur amour, excitait Yukari. De plus, s'ils voulaient en profiter encore avant que le bébé soit là et partage pleinement leur vie, il leur fallait se dépêcher.
Les mains de Yukari trouvèrent leur place entre les cuisses de Sora, caressant avec ardeur l'endroit qu'il détestait d'habitude et craignait encore plus aujourd'hui, mais il la laissa faire car il réclamait toute son attention. De là, bientôt, viendrait...
Il ne voulait pas y penser. Tout ce qu'il arrivait à se dire, c'est qu'il ressentait un grand vide sous ce poids terrible et qu'il fallait... à la fois le sortir et le combler.
Une fois, deux fois, Yukari le fit jouir. Ensuite, il sombra dans un état second, ressentant toujours les crampes intermittentes mais les laissant passer à l'arrière-plan.
Roulé sur le côté, la tête sur les genoux de Yukari qui lui caressait doucement les cheveux, il plongeait vers le sommeil, pour en être immédiatement tiré par une douleur.
Jusqu'ici, il avait refusé de s'autoriser à gémir, se contentant de respirer plus fort pour faire passer. Même quand il était seul et qu'il n'y avait personne pour l'entendre, lui aurait pris ça comme un aveu de faiblesse.
Maintenant, n'ayant plus envie de lutter, il se laissait aller à grogner.
Une contraction plus forte, plus appuyée, lui tira une brève exclamation de surprise, un grognement d'agacement. Il était à nouveau parfaitement réveillé.
Ils minutèrent à nouveau la durée et l'espacement, et trouvèrent que le rapprochement visé approchait.
Yukari appela de nouveau la maternité. Cette fois, on leur conseilla de venir. Il fallut donc se rhabiller, s'assurer d'être présentable, attraper la valise, appeler un taxi.
Le trajet se passa sans encombre, Sora préférant serrer les dents plutôt que proférer la moindre plainte devant autrui. Arrivés devant l'hôpital cependant, alors que Yukari se chargeait de régler la course, il refusa de quitter immédiatement la banquette : non pas qu'il ait besoin d'aide pour se relever et se tenir debout, mais il guettait une contraction prochaine qui ne saurait plus tarder et qu'il préférait laisser passer d'abord.
Ensuite seulement, ils se mirent en chemin vers l'accueil et l'enregistrement.
« Nous sommes M. et Mme Wakanae. Je vous ai appelés tout à l'heure.
Oui... un instant... »
Le regard de la réceptionniste, évidemment, s'arrêta sur Yukari et sa taille mince et se teinta d'incrédulité.
« Ça n'est pas moi la patiente, c'est mon mari. »
Sora, le visage buté, refusa de faire le moindre commentaire, d'assentiment ni de dénégation. Tant pis si elle croyait à une mauvaise blague, il ne rentrerait pas dans ce jeu.
« Nous sommes bien inscrits sous son prénom, pas le mien, précisa Yukari.
Il vous suffit de l'examiner, vous verrez bien. »
Sora ravala sa protestation automatique : Je ne veux pas qu'un médecin me touche ; pour cette fois, il savait bien qu'il faudrait qu'il se laisse faire puisqu'il allait réellement avoir besoin d'aide.
Le temps que Yukari procède à la confirmation de toutes les données administratives que la réceptionniste réclamait sans trop vouloir croire à leur histoire, Sora leur apporta la preuve dont ils avaient besoin. Il avait beau faire de son mieux pour supporter stoïquement les contractions, malgré lui, quand elles survenaient, il se courbait et pressait son ventre des deux mains en respirant bruyamment et en réprimant ce qui ressemblait de plus en plus à des jurons. Le personnel hospitalier, habitué à ce genre d'attitude, ne la prit pas pour une simulation.
Malgré leur incrédulité, ils escortèrent Sora en salle d'examen.
Et l'obligèrent à quitter son yukata pour une chemise d'hôpital courte et légère qui exposait sans plus aucun doute possible les formes de son corps, avant de le faire grimper sur la table gynécologique. Ça se passa très mal.
« Je ne veux pas qu'on me touche ! »
- Sora, enfin, tu sais bien qu'il faut qu'on sache où tu en es et si tout se passe bien.
Tu ne sentiras rien, promit Yukari un peu en l'air.
- C'est une question de principe.
- Il va pourtant bien falloir les mettre de côté. Juste aujourd'hui. »
L'examen fut rapide, le médecin effaré n'osant pas s'y attarder plus que nécessaire.
« La position est bonne, la dilatation progresse bien mais la poche des eaux est toujours intacte. Vous en avez pour encore plusieurs heures. On va vous installer en salle de travail d'ici là. Une sage-femme repassera vous examiner plus tard. »
Et ils se retrouvèrent livrés à eux-mêmes, avec instruction de presser la sonnette d'appel en cas de besoin... et de juste attendre que ça arrive.
C'était au tour de Sora de ne pas croire à la situation présente.
« Et c'est tout ? Ils ne vont pas... le sortir de là ?
- Tu les as entendus. Il est encore trop tôt.
- Ils doivent bien pouvoir...
- Heh non. La nature est ainsi faite. »
Sora émit un avis fortement négatif et impoli envers la nature, sans même se soucier des oreilles civilisées de Yukari.
Titre :
Auteur :
Base : Family COMPO
Personnages/Couple : Wakanae Yukari & Sora
Genre : gen/drama
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Hōjō Tsukasa, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Nombre de mots :
Dans leur salle de bain minuscule, ils trouvèrent moyen de tenir tous les deux. Yukari tenait à aider Sora en tout, et pour le moment, ça voulait dire lui masser tout le corps, et, malgré la pudeur qui le prenait, découlant de son dégoût et de sa crainte de son propre corps qui lui échappait, de voir justement ce qui était en train d'arriver.
Ses défenses vaincues et ayant terriblement besoin de réconfort, voulant d'ailleurs autant qu'elle lui transférer tout ce qui serait possible de cet événement, puisqu'elle regrettait de ne pas pouvoir s'en charger et qu'il aurait tellement voulu pouvoir s'en décharger, il la laissa faire.
Rien ne l'obligeait à regarder pendant qu'elle s'occupait de lui. Il pouvait la regarder elle, ou fermer les yeux et se concentrer sur toutes les autres sensations qui n'étaient pas son ventre.
L'eau chaude s'était reconstituée. Bien que Sora se soit déjà lavé deux fois dans la journée, Yukari savonna lentement, soigneusement, tout son corps, le geste du massage étant plus important que l'utilité du nettoyage. Ceci dit, comme l'effort pour contenir la douleur et l'angoisse le faisait transpirer, ça n'était pas inutile non plus.
Cette fois, Sora n'avait même plus l'impression d'être une femme entre les mains de son époux. Il était toujours lui, mais souffrant, et son épouse le réconfortait, voilà tout.
Ce moment partagé ayant ravivé leur intimité, une fois séchés, au lieu de se rhabiller, ils le prolongèrent d'une étreinte câline au lit. Malgré ses douleurs, Sora avait envie de sa femme, maintenant, tout de suite... et, à sa honte rentrée, l'idée de la naissance prochaine, de la concrétisation de leur amour, excitait Yukari. De plus, s'ils voulaient en profiter encore avant que le bébé soit là et partage pleinement leur vie, il leur fallait se dépêcher.
Les mains de Yukari trouvèrent leur place entre les cuisses de Sora, caressant avec ardeur l'endroit qu'il détestait d'habitude et craignait encore plus aujourd'hui, mais il la laissa faire car il réclamait toute son attention. De là, bientôt, viendrait...
Il ne voulait pas y penser. Tout ce qu'il arrivait à se dire, c'est qu'il ressentait un grand vide sous ce poids terrible et qu'il fallait... à la fois le sortir et le combler.
Une fois, deux fois, Yukari le fit jouir. Ensuite, il sombra dans un état second, ressentant toujours les crampes intermittentes mais les laissant passer à l'arrière-plan.
Roulé sur le côté, la tête sur les genoux de Yukari qui lui caressait doucement les cheveux, il plongeait vers le sommeil, pour en être immédiatement tiré par une douleur.
Jusqu'ici, il avait refusé de s'autoriser à gémir, se contentant de respirer plus fort pour faire passer. Même quand il était seul et qu'il n'y avait personne pour l'entendre, lui aurait pris ça comme un aveu de faiblesse.
Maintenant, n'ayant plus envie de lutter, il se laissait aller à grogner.
Une contraction plus forte, plus appuyée, lui tira une brève exclamation de surprise, un grognement d'agacement. Il était à nouveau parfaitement réveillé.
Ils minutèrent à nouveau la durée et l'espacement, et trouvèrent que le rapprochement visé approchait.
Yukari appela de nouveau la maternité. Cette fois, on leur conseilla de venir. Il fallut donc se rhabiller, s'assurer d'être présentable, attraper la valise, appeler un taxi.
Le trajet se passa sans encombre, Sora préférant serrer les dents plutôt que proférer la moindre plainte devant autrui. Arrivés devant l'hôpital cependant, alors que Yukari se chargeait de régler la course, il refusa de quitter immédiatement la banquette : non pas qu'il ait besoin d'aide pour se relever et se tenir debout, mais il guettait une contraction prochaine qui ne saurait plus tarder et qu'il préférait laisser passer d'abord.
Ensuite seulement, ils se mirent en chemin vers l'accueil et l'enregistrement.
« Nous sommes M. et Mme Wakanae. Je vous ai appelés tout à l'heure.
Oui... un instant... »
Le regard de la réceptionniste, évidemment, s'arrêta sur Yukari et sa taille mince et se teinta d'incrédulité.
« Ça n'est pas moi la patiente, c'est mon mari. »
Sora, le visage buté, refusa de faire le moindre commentaire, d'assentiment ni de dénégation. Tant pis si elle croyait à une mauvaise blague, il ne rentrerait pas dans ce jeu.
« Nous sommes bien inscrits sous son prénom, pas le mien, précisa Yukari.
Il vous suffit de l'examiner, vous verrez bien. »
Sora ravala sa protestation automatique : Je ne veux pas qu'un médecin me touche ; pour cette fois, il savait bien qu'il faudrait qu'il se laisse faire puisqu'il allait réellement avoir besoin d'aide.
Le temps que Yukari procède à la confirmation de toutes les données administratives que la réceptionniste réclamait sans trop vouloir croire à leur histoire, Sora leur apporta la preuve dont ils avaient besoin. Il avait beau faire de son mieux pour supporter stoïquement les contractions, malgré lui, quand elles survenaient, il se courbait et pressait son ventre des deux mains en respirant bruyamment et en réprimant ce qui ressemblait de plus en plus à des jurons. Le personnel hospitalier, habitué à ce genre d'attitude, ne la prit pas pour une simulation.
Malgré leur incrédulité, ils escortèrent Sora en salle d'examen.
Et l'obligèrent à quitter son yukata pour une chemise d'hôpital courte et légère qui exposait sans plus aucun doute possible les formes de son corps, avant de le faire grimper sur la table gynécologique. Ça se passa très mal.
« Je ne veux pas qu'on me touche ! »
- Sora, enfin, tu sais bien qu'il faut qu'on sache où tu en es et si tout se passe bien.
Tu ne sentiras rien, promit Yukari un peu en l'air.
- C'est une question de principe.
- Il va pourtant bien falloir les mettre de côté. Juste aujourd'hui. »
L'examen fut rapide, le médecin effaré n'osant pas s'y attarder plus que nécessaire.
« La position est bonne, la dilatation progresse bien mais la poche des eaux est toujours intacte. Vous en avez pour encore plusieurs heures. On va vous installer en salle de travail d'ici là. Une sage-femme repassera vous examiner plus tard. »
Et ils se retrouvèrent livrés à eux-mêmes, avec instruction de presser la sonnette d'appel en cas de besoin... et de juste attendre que ça arrive.
C'était au tour de Sora de ne pas croire à la situation présente.
« Et c'est tout ? Ils ne vont pas... le sortir de là ?
- Tu les as entendus. Il est encore trop tôt.
- Ils doivent bien pouvoir...
- Heh non. La nature est ainsi faite. »
Sora émit un avis fortement négatif et impoli envers la nature, sans même se soucier des oreilles civilisées de Yukari.