Titre : Comme un fils
Auteur :
malurette
Base : Angel+Sanctuary
Personnages/Couple : Zaphikel/Raziel
Genre : flangst
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Yuki Kaori, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : octobercest
Nombre de mots :
*
Depuis qu'il lui a sauvé la vie, à cet i-child, qu'il l'a recueilli et a exigé de l'avoir comme apprenti, Zaphikel joue un peu à être son père. Et il joue sans doute bien mal ce rôle, puisqu'il voit comme Raziel l'idéalise, mais de travers. Le jeune garçon l'adulte et s'entiche de lui – une chance quand même, le cher enfant ne se rend pas compte lui-même d'à quel point. C'est aussi embarrassant que flatteur.
Raziel n'a pas les yeux rouges, l'asymétrie ou l'absence des ailes qui trahirait une naissance impie, mais il possède tout de même des pouvoirs anormaux. Il a un certificat attestant du jour et du numéro de cuve dont on l'a tiré, c'est donc un enfant de Dieu, pas d'un autre ange. Mais ses pouvoirs, alors d'où viennent-ils, c'est bien ça qui lui a valu d'être étudié, jusqu'à la menace d'être disséqué pour en découvrir l'origine, et, heureusement, sauvé par maître Zaphikel...
Raziel balaie tout cela : il a bien un père, un père spirituel. Quand maître Zaphikel est venu le tirer de ce laboratoire et lui a rendu sa dignité, un rang, un rôle dans la hiérarchie des anges, il lui a donné la vie. Et s'il a outrepassé des droits en le faisant, le but étant si noble, en quoi est-ce un péché ? N'est-ce pas le plus beau rôle qui soit ?
Zaphikel n'a jamais eu d'enfant. Celui qu'il espérait est mort avec Anaël. Au fil des ans il a fait le deuil de son amante, de sa femme : ils ont été tous deux punis pour s'être aimés, elle de mort, lui de solitude. En revanche, il n'a jamais fait celui de l'enfant qui n'a pas existé : lui n'avait rien fait de mal, n'avait pas demandé à naître, d'ailleurs il n'est pas né. Puni pour les péchés de son père.
À cause de cela, il essaie de se tenir à distance raisonnable de Raziel. Il fait tout pour le mettre en sécurité physique et émotionnelle, pour le protéger de quiconque lui voudrait du mal, et à côté, il continue à se punir lui-même en ne le laissant pas lui apporter tout le réconfort possible. Il refuse de connaître son visage, son corps ; il connaît sa voix, ses mains, son cœur et estime que cela suffit.
Parce qu'il a déjà aimé, il pourrait aimer à nouveau. Alors qu'avec Anaël, il n'en démordra pas, leur amour était beau et la punition indue, quelque chose lui souffle que s'il cédait, avec Raziel, il le souillerait irrémédiablement et il ne supporte pas.
Lorsque Raziel découvre avec Shatiel le désir puis la douleur, le deuil, il se rend compte qu'il connaissait déjà l'amour avec maître Zaphikel et qu'il ne veut pas le perdre. Que plus rien ne doit les séparer. Mais qu'il ne veut plus être protégé, qu'il veut à son tour se battre comme lui pour réparer les injustices du système et Zaphikel, terrifié et admiratif, l'en aime encore plus pour cela.
Et lui accorde le droit de faire ses propres choix, ses propres erreurs, quel que soit le prix qu'ils paieront.
Auteur :
Base : Angel+Sanctuary
Personnages/Couple : Zaphikel/Raziel
Genre : flangst
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Yuki Kaori, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : octobercest
Nombre de mots :
Depuis qu'il lui a sauvé la vie, à cet i-child, qu'il l'a recueilli et a exigé de l'avoir comme apprenti, Zaphikel joue un peu à être son père. Et il joue sans doute bien mal ce rôle, puisqu'il voit comme Raziel l'idéalise, mais de travers. Le jeune garçon l'adulte et s'entiche de lui – une chance quand même, le cher enfant ne se rend pas compte lui-même d'à quel point. C'est aussi embarrassant que flatteur.
Raziel n'a pas les yeux rouges, l'asymétrie ou l'absence des ailes qui trahirait une naissance impie, mais il possède tout de même des pouvoirs anormaux. Il a un certificat attestant du jour et du numéro de cuve dont on l'a tiré, c'est donc un enfant de Dieu, pas d'un autre ange. Mais ses pouvoirs, alors d'où viennent-ils, c'est bien ça qui lui a valu d'être étudié, jusqu'à la menace d'être disséqué pour en découvrir l'origine, et, heureusement, sauvé par maître Zaphikel...
Raziel balaie tout cela : il a bien un père, un père spirituel. Quand maître Zaphikel est venu le tirer de ce laboratoire et lui a rendu sa dignité, un rang, un rôle dans la hiérarchie des anges, il lui a donné la vie. Et s'il a outrepassé des droits en le faisant, le but étant si noble, en quoi est-ce un péché ? N'est-ce pas le plus beau rôle qui soit ?
Zaphikel n'a jamais eu d'enfant. Celui qu'il espérait est mort avec Anaël. Au fil des ans il a fait le deuil de son amante, de sa femme : ils ont été tous deux punis pour s'être aimés, elle de mort, lui de solitude. En revanche, il n'a jamais fait celui de l'enfant qui n'a pas existé : lui n'avait rien fait de mal, n'avait pas demandé à naître, d'ailleurs il n'est pas né. Puni pour les péchés de son père.
À cause de cela, il essaie de se tenir à distance raisonnable de Raziel. Il fait tout pour le mettre en sécurité physique et émotionnelle, pour le protéger de quiconque lui voudrait du mal, et à côté, il continue à se punir lui-même en ne le laissant pas lui apporter tout le réconfort possible. Il refuse de connaître son visage, son corps ; il connaît sa voix, ses mains, son cœur et estime que cela suffit.
Parce qu'il a déjà aimé, il pourrait aimer à nouveau. Alors qu'avec Anaël, il n'en démordra pas, leur amour était beau et la punition indue, quelque chose lui souffle que s'il cédait, avec Raziel, il le souillerait irrémédiablement et il ne supporte pas.
Lorsque Raziel découvre avec Shatiel le désir puis la douleur, le deuil, il se rend compte qu'il connaissait déjà l'amour avec maître Zaphikel et qu'il ne veut pas le perdre. Que plus rien ne doit les séparer. Mais qu'il ne veut plus être protégé, qu'il veut à son tour se battre comme lui pour réparer les injustices du système et Zaphikel, terrifié et admiratif, l'en aime encore plus pour cela.
Et lui accorde le droit de faire ses propres choix, ses propres erreurs, quel que soit le prix qu'ils paieront.