Titre : Au peigne fin
Auteur :
malurette
Base : LastMan
Personnages : Monica Mendoza vs Howard McKenzie
Genre : obsessif
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Balak, Vivès, Perrin etc ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : "stalker" pour
horrible_bingo
Continuité/Spoil éventuel : épisode
Nombre de mots : 1100
***
Le lieutenant Mendoza s’est intéressée de près aux faux fédéraux, ces soi-disant agents Winner et Kosmatos… des faux noms sans doute, de fausses plaques, mais une vraie prothèse pour celui des deux qui avait l’air d’être le meneur, il visait mal de sa main gauche. Elle se souvient de leurs visages, de leurs voix.
Elle épluche les détails de toutes les affaires de meurtre où le cœur a disparu, passées ; les trois attribués à Eric Rose, Eric Rose lui-même, et les autres ; les suivantes qui continuent à apparaître.
Une impression persistante qu’elle ne peut pas justifier logiquement lui dit que la suspecte de cet autre meurtre est morte à son tour. Il y avait bien un second meurtrier : la découpe de la cage thoracique était différente. Cette jeune femme prise en photo par la caméra de sécurité, était présente sur les lieux quand ses supérieurs ont dévissé et elle a décidé de la traquer. Mais ensuite ?
Elle a été victime d’un trama crânien pendant son enquête et n’est plus sûre de ce qu’elle a vu dans les tunnels. Hallucination, rêve, vérité ? la femme géante qui brille, bien sûr, ne pouvait pas être vraie…
Parce que Daniel lui a amené aussitôt après le portrait-robot du principal suspect dans le meurtre d’Eric Rose, elle se concentre d’abord sur lui. Celui qui avait l’air d’être un second dans leur duo, ce type baraqué avec des manières de cowboy. Pourtant il l’a l'a sauvée, dans ce wagon… l’enfoiré de sa putain de race, qu’est-ce qu’il cachait, exactement ?
Elle cherche en pure perte : il est inconnu de tout service.
Elle déteste que son arrestation soit due à un coup de chance, parce qu’il passe à la télé, et pas au fruit de son travail. Mais bon. Elle prend ce qu’elle peut.
Ça se complique encore quand on lui amène une fillette qui était sous la garde de ce Richard Aldana et qui n’a aucune existence légale – kidnappée, probablement ? Il lui faut donc cross-référencer les affaire d’enlèvement pour découvrir qui est réellement cette petite Siri. C’est secondaire par rapport aux meurtres, mais son affaire y liée quand même, elle en est sûre.
Elle n’a pas le temps de trouver de réponse : elle est non seulement dessaisie de l’enquête, mais carrément virée de la police. Elle veut pourtant aller au fond des choses pour la justice et pour son propre sens de l’accomplissement.
Aldana relaxé, ça ne s’arrêtera pas là pour elle.
Depuis elle a épluché sa vie et ça ne suffit pas. Elle reconnaît qu’elle s’est trompée en l’accusant, mais lui, du coup, il doit bien savoir qui d’autre est derrière tout ça et pourtant il n’a balancé personne pour sauver propre sa peau : qui protège-t-il ? cet homme à la prothèse…
Et qui le protège, lui ? car personne ne l’a innocenté formellement mais quelqu’un a eu recourt à un prétendu vice de forme à la place, ça cache encore quelque chose.
Elle remonte à la première apparition d’Aldana dans leurs dossiers : entendu comme témoin dans une autre affaire de meurtre, son coach, et le père que revendique la fillette. Dave McKenzie est-il une victime collatérale là-dedans, est-ce réellement un hasard, ou était-il complètement mouillé dans leur affaire, là encore elle pressent que c’est lié.
Elle exhume son dossier : ce type a été suspecté puis relaxé dans encore une autre affaire de meurtre, enterrée depuis mais qui présente quelques familiarités… et sa photo lui semble familière. Une crinière de boucles rousses c’est peu en soi mais il y a également une ressemblance dans la forme du nez et de la mâchoire…
Renseignement pris sur son passé, ce Dave McKenzie avait un frère et Monica décide de le retrouver.
Elle dissèque leur vie passée : une enfance pourrie dans un orphelinat ça ne sera pas une circonstance atténuante ; dommage pour les préjugés mais ça fera peut-être le début d’un indice sur un possible mobile de revanche contre la société en général, contre un individu en particulier, si jamais, oh, leur éducation incomplète leur a bousillé le jugement et la compassion…
Elle creuse : pourquoi ce Howard ne s’est-il pas manifesté d’une manière ou d’un autre à la mort de son frère ? où en était leur relation, s’étaient-ils perdus de vue, pourquoi, comment ? Elle fouille ses études, ses contacts. Il en a peu.
Elle interroge d’anciens camarades d'université en espérant cerner le personnage et qu’ils puissent l’orienter sur ce qu’est il devenu depuis, mais aucun d’eux ne le sait. Ils se sont brouillés à l’époque. Ils évoquent un incident qui a brisé leur cercle d’amis à l’université ; avant et après cette année il a toujours été un solitaire et a laisse très peu de traces.
Aucun commentaire sur sa vie professionnelle. Le type n’existe pour ainsi dire pas. Elle visite son appartement en douce : il est lugubre et vide. (Elle sait qu’il faudrait qu’elle range le sien d’ailleurs… plus tard.)
Les photos sont rares, datées, mais elle y reconnaît son deuxième larron, celui qui avait l’air d’être le meneur de leur duo et elle se reporte sur lui.
Ce qu’elle ne comprend pas, c’est pourquoi il tue, quel est le point commun entre les victimes, comment il les choisit. Il faut qu’elle trouve le mobile, un motif quelconque, si fumé soit-il, le fil rouge qui relie tout. Elle épluche les détails de sa vie, mais il n’y en a aucun. Pas de partenaire, pas d’amis, pas de hobby, pas de passion, pas de vice caché, ou alors c’est caché très, très, très loin et il va falloir fouiller profond pour le trouver.
C’est son travail que de traquer les tueurs, c’était, ça le sera à nouveau. Elle prend cette affaire à cœur, un peu trop, sans mauvais jeu de mot. Les deux fédéraux, les faux fédéraux, les vrais tueurs, il faut qu’elle comprenne ce qu’ils trafiquent et qu’elle les arrête.
C'était son boulot, ça ne l'est plus, maintenant c’est juste une obsession. Maintenant qu’elle a été démise ça devient même illégal. Mais il faut qu’elle aille jusqu’au bout, qu’elle trouve les raisons inavouables du bel inconnu et de son partenaire pour choisir leurs cibles et d’en prendre les cœurs et les empêcher d’en moissonner d’autres encore…
Elle traque ce type. Entre la mort louche de son frère, toutes ces affaires de meurtre avec ou sans cœurs prélevés, et le fait qu’ils aient kidnappé une enfant…
Elle veut empêcher plus de meurtres, elle doit empêcher plus de meurtres et si possible elle veut être réinstallée. Elle veut prouver qu’elle n’a pas commis de faute. Mais elle se bat contre plus gros plus fort, contre un monstre qui dépasse l’entendement, et contre la corruption du système entier.
Entre les blessures et les marques laissées sur les cadavres, le modus operandi des différents meurtriers, l’absence de mobile clair – qui prélève des cœurs et pourquoi, bon sang ? – les témoignages fumés auxquels elle ne voulait d’abord pas prêter foi… petit à petit elle finit par admettre qu’il y a quelque chose là qui la dépasse… qui dépasse l’entendement.
Auteur :
Base : LastMan
Personnages : Monica Mendoza vs Howard McKenzie
Genre : obsessif
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Balak, Vivès, Perrin etc ; je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Thème : "stalker" pour
Continuité/Spoil éventuel : épisode
Nombre de mots : 1100
Le lieutenant Mendoza s’est intéressée de près aux faux fédéraux, ces soi-disant agents Winner et Kosmatos… des faux noms sans doute, de fausses plaques, mais une vraie prothèse pour celui des deux qui avait l’air d’être le meneur, il visait mal de sa main gauche. Elle se souvient de leurs visages, de leurs voix.
Elle épluche les détails de toutes les affaires de meurtre où le cœur a disparu, passées ; les trois attribués à Eric Rose, Eric Rose lui-même, et les autres ; les suivantes qui continuent à apparaître.
Une impression persistante qu’elle ne peut pas justifier logiquement lui dit que la suspecte de cet autre meurtre est morte à son tour. Il y avait bien un second meurtrier : la découpe de la cage thoracique était différente. Cette jeune femme prise en photo par la caméra de sécurité, était présente sur les lieux quand ses supérieurs ont dévissé et elle a décidé de la traquer. Mais ensuite ?
Elle a été victime d’un trama crânien pendant son enquête et n’est plus sûre de ce qu’elle a vu dans les tunnels. Hallucination, rêve, vérité ? la femme géante qui brille, bien sûr, ne pouvait pas être vraie…
Parce que Daniel lui a amené aussitôt après le portrait-robot du principal suspect dans le meurtre d’Eric Rose, elle se concentre d’abord sur lui. Celui qui avait l’air d’être un second dans leur duo, ce type baraqué avec des manières de cowboy. Pourtant il l’a l'a sauvée, dans ce wagon… l’enfoiré de sa putain de race, qu’est-ce qu’il cachait, exactement ?
Elle cherche en pure perte : il est inconnu de tout service.
Elle déteste que son arrestation soit due à un coup de chance, parce qu’il passe à la télé, et pas au fruit de son travail. Mais bon. Elle prend ce qu’elle peut.
Ça se complique encore quand on lui amène une fillette qui était sous la garde de ce Richard Aldana et qui n’a aucune existence légale – kidnappée, probablement ? Il lui faut donc cross-référencer les affaire d’enlèvement pour découvrir qui est réellement cette petite Siri. C’est secondaire par rapport aux meurtres, mais son affaire y liée quand même, elle en est sûre.
Elle n’a pas le temps de trouver de réponse : elle est non seulement dessaisie de l’enquête, mais carrément virée de la police. Elle veut pourtant aller au fond des choses pour la justice et pour son propre sens de l’accomplissement.
Aldana relaxé, ça ne s’arrêtera pas là pour elle.
Depuis elle a épluché sa vie et ça ne suffit pas. Elle reconnaît qu’elle s’est trompée en l’accusant, mais lui, du coup, il doit bien savoir qui d’autre est derrière tout ça et pourtant il n’a balancé personne pour sauver propre sa peau : qui protège-t-il ? cet homme à la prothèse…
Et qui le protège, lui ? car personne ne l’a innocenté formellement mais quelqu’un a eu recourt à un prétendu vice de forme à la place, ça cache encore quelque chose.
Elle remonte à la première apparition d’Aldana dans leurs dossiers : entendu comme témoin dans une autre affaire de meurtre, son coach, et le père que revendique la fillette. Dave McKenzie est-il une victime collatérale là-dedans, est-ce réellement un hasard, ou était-il complètement mouillé dans leur affaire, là encore elle pressent que c’est lié.
Elle exhume son dossier : ce type a été suspecté puis relaxé dans encore une autre affaire de meurtre, enterrée depuis mais qui présente quelques familiarités… et sa photo lui semble familière. Une crinière de boucles rousses c’est peu en soi mais il y a également une ressemblance dans la forme du nez et de la mâchoire…
Renseignement pris sur son passé, ce Dave McKenzie avait un frère et Monica décide de le retrouver.
Elle dissèque leur vie passée : une enfance pourrie dans un orphelinat ça ne sera pas une circonstance atténuante ; dommage pour les préjugés mais ça fera peut-être le début d’un indice sur un possible mobile de revanche contre la société en général, contre un individu en particulier, si jamais, oh, leur éducation incomplète leur a bousillé le jugement et la compassion…
Elle creuse : pourquoi ce Howard ne s’est-il pas manifesté d’une manière ou d’un autre à la mort de son frère ? où en était leur relation, s’étaient-ils perdus de vue, pourquoi, comment ? Elle fouille ses études, ses contacts. Il en a peu.
Elle interroge d’anciens camarades d'université en espérant cerner le personnage et qu’ils puissent l’orienter sur ce qu’est il devenu depuis, mais aucun d’eux ne le sait. Ils se sont brouillés à l’époque. Ils évoquent un incident qui a brisé leur cercle d’amis à l’université ; avant et après cette année il a toujours été un solitaire et a laisse très peu de traces.
Aucun commentaire sur sa vie professionnelle. Le type n’existe pour ainsi dire pas. Elle visite son appartement en douce : il est lugubre et vide. (Elle sait qu’il faudrait qu’elle range le sien d’ailleurs… plus tard.)
Les photos sont rares, datées, mais elle y reconnaît son deuxième larron, celui qui avait l’air d’être le meneur de leur duo et elle se reporte sur lui.
Ce qu’elle ne comprend pas, c’est pourquoi il tue, quel est le point commun entre les victimes, comment il les choisit. Il faut qu’elle trouve le mobile, un motif quelconque, si fumé soit-il, le fil rouge qui relie tout. Elle épluche les détails de sa vie, mais il n’y en a aucun. Pas de partenaire, pas d’amis, pas de hobby, pas de passion, pas de vice caché, ou alors c’est caché très, très, très loin et il va falloir fouiller profond pour le trouver.
C’est son travail que de traquer les tueurs, c’était, ça le sera à nouveau. Elle prend cette affaire à cœur, un peu trop, sans mauvais jeu de mot. Les deux fédéraux, les faux fédéraux, les vrais tueurs, il faut qu’elle comprenne ce qu’ils trafiquent et qu’elle les arrête.
C'était son boulot, ça ne l'est plus, maintenant c’est juste une obsession. Maintenant qu’elle a été démise ça devient même illégal. Mais il faut qu’elle aille jusqu’au bout, qu’elle trouve les raisons inavouables du bel inconnu et de son partenaire pour choisir leurs cibles et d’en prendre les cœurs et les empêcher d’en moissonner d’autres encore…
Elle traque ce type. Entre la mort louche de son frère, toutes ces affaires de meurtre avec ou sans cœurs prélevés, et le fait qu’ils aient kidnappé une enfant…
Elle veut empêcher plus de meurtres, elle doit empêcher plus de meurtres et si possible elle veut être réinstallée. Elle veut prouver qu’elle n’a pas commis de faute. Mais elle se bat contre plus gros plus fort, contre un monstre qui dépasse l’entendement, et contre la corruption du système entier.
Entre les blessures et les marques laissées sur les cadavres, le modus operandi des différents meurtriers, l’absence de mobile clair – qui prélève des cœurs et pourquoi, bon sang ? – les témoignages fumés auxquels elle ne voulait d’abord pas prêter foi… petit à petit elle finit par admettre qu’il y a quelque chose là qui la dépasse… qui dépasse l’entendement.