Titre : Myopie morale
Auteur :
malurette
Base : Valérian & Laureline
Personnages/Couple : Laureline(/Valérian), Jadna
Genre : gen/drama
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Christin & Mézières ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : "a series of unfortunate events" pour
ladiesbingo (
)
Continuité/Spoil éventuel : Sur les terres truquées
Nombre de mots : 750
***
Ce ne sont peut-être que des clones, qu’elles envoient sur ces terres truquées, mais ce ne sont pas juste des simulations qui se jouent sous leurs yeux. Pour Laureline, c’est terriblement réel. Jadna voudrait qu’elle s’en détache, elle trouve qu’elle manque de professionnalisme et la juge avec sévérité – excusez-la d’avoir un cœur ! et de la compassion pour ces êtres artificiels, d’être attachée à son partenaire.
Ils se font trucider l’un après l’autre. En d’autres circonstances ça serait peut-être amusant de travailler ainsi à trois ; Valérian sur le terrain qui s’amuse – elle est juste un peu jalouse – elle aux commandes qui le guide et profite du paysage, et Jadna qui supervise les détails. Elle pourrait admirer son savoir sur les temps et les époques. Elle adore les missions où elle peut elle-même se déguiser avec un somptueux costume d’époque pour se fondre dans la foule, elle aimerait bien en profiter elle aussi !
En d’autres circonstances, donc, si c’était entièrement simulé ou si ces clones ne mourraient pas aussi bêtement les uns après les autres. Ça, ce n’est pas drôle du tout.
Et cette malchance insensée ! Criblé par une mitraillette, victime d’un stupide accident de la route ? dans une vraie mission elle sait qu’il s’en tirerait toujours, pourquoi ans ces simulations se fait-il toujours abattre, comme un débutant ? (est-ce que les clones sont mal conditionnés, ils n’ont pas tout le savoir-faire de l’original ?)
Ça semble sans fin, d’innombrables copies de Valérian vont y passer. Mais elle les compte justement, et chacune qu’elle perd lui fait mal.
Et Jadna qui la traite avec condescendance pour cela, comme une toute jeune fille, comme une débutante elle aussi. Ses accusations de sexisme intériorisé ? elle peut se les remballer !
Alors oui, elle sait qu’à son époque d’origine tout n’était pas parfait, et qu’à celle où elles vivent tout ne l’est toujours pas non plus, et que pire encore s’est produit au cours de tous les siècles qui les séparent. Elle en a d’ailleurs visité plusieurs, à plusieurs endroits, et puis d’autres civilisations aussi. Comme les choses ont empiré, empiré encore, et traîné si longuement avant de s’améliorer lentement, oh si lentement, quitte même à faire des allers-retours.
Elle en a été témoin direct mais elle ne les a pas vécus, tous ces siècles, elle ne les pas imprimés comme Jadna le fait en s’y plongeant, elle n’en porte pas le même passif. C’est un œil extérieur qu’elle pose dessus ; elle est mieux détachée à vrai dire que madame la spécialiste. Elle ne nie pas les horreurs arrivées, l’oppression systématique de telle ou telle caste, et elle est la première à s’insurger quand elle en rencontre une au cours de ces missions, mais celle-ci ? c’est un peu fort qu’on l’accuse d’y participer !
D’autant, qu’à ce que Laureline voit de la façon dont elle la traite, Jadna a acquis un autre type de discrimination : elle se concentre sur l’âge apparent sans même voir l’expérience. C’est frustrant.
Et en prime puis pendant que Valérian se fait massacrer encore et encore, Jadna non contente de traiter la chose comme jeu, ne tarit pas d’éloge envers leur adversaire. Ça n’est pas très professionnel ça non plus, tout de même. Qu’elle accorde plus de crédit à un criminel inventif qu’à une collaboratrice dont elle ne sait pas reconnaître l’efficacité, et tout ça au nom de quels préjugés ? Rha. C’est carrément vexant.
À ce qu’elle comprend pas la suite, leur client alpagué, il était question de faire du cinéma, des mises en scène, d’inventer des drames ? des drames stupides d’après elle. Elle est furieuse, et Jadna est aveugle. Être historienne c’est une chose, mais elle en devient passéiste !
Elle l’accusait d’être à la solde du sexisme systématique de par ses sentiments envers Valérian et elle ne voit pas dans ses grands projets de divertissement l’impérialisme, le colonialisme, le capitalisme, l’expansionnisme, l’oppression de tellement de peuples pas juste les femmes ? quelle myopie, pour quelqu’un qui prétend voir si loin ! Car ce ne sont pas justes de accidents de parcours dans l’histoire ça, ce sont des périodes sombres où furent commises et répétées des erreurs graves. Laureline s’insurge contre l’idée de s’y complaire pour s’en distraire. D’une manière différente de celle qu’elle avait de s’insurger contre la mort d’un seul homme même artificiel : les tragédies de l’histoire et l’histoire des petites gens méritent toutes deux sa révolte. Car elle a non seulement un cœur mais également une conscience, elle.
Auteur :
Base : Valérian & Laureline
Personnages/Couple : Laureline(/Valérian), Jadna
Genre : gen/drama
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Christin & Mézières ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : "a series of unfortunate events" pour
)
Continuité/Spoil éventuel : Sur les terres truquées
Nombre de mots : 750
Ce ne sont peut-être que des clones, qu’elles envoient sur ces terres truquées, mais ce ne sont pas juste des simulations qui se jouent sous leurs yeux. Pour Laureline, c’est terriblement réel. Jadna voudrait qu’elle s’en détache, elle trouve qu’elle manque de professionnalisme et la juge avec sévérité – excusez-la d’avoir un cœur ! et de la compassion pour ces êtres artificiels, d’être attachée à son partenaire.
Ils se font trucider l’un après l’autre. En d’autres circonstances ça serait peut-être amusant de travailler ainsi à trois ; Valérian sur le terrain qui s’amuse – elle est juste un peu jalouse – elle aux commandes qui le guide et profite du paysage, et Jadna qui supervise les détails. Elle pourrait admirer son savoir sur les temps et les époques. Elle adore les missions où elle peut elle-même se déguiser avec un somptueux costume d’époque pour se fondre dans la foule, elle aimerait bien en profiter elle aussi !
En d’autres circonstances, donc, si c’était entièrement simulé ou si ces clones ne mourraient pas aussi bêtement les uns après les autres. Ça, ce n’est pas drôle du tout.
Et cette malchance insensée ! Criblé par une mitraillette, victime d’un stupide accident de la route ? dans une vraie mission elle sait qu’il s’en tirerait toujours, pourquoi ans ces simulations se fait-il toujours abattre, comme un débutant ? (est-ce que les clones sont mal conditionnés, ils n’ont pas tout le savoir-faire de l’original ?)
Ça semble sans fin, d’innombrables copies de Valérian vont y passer. Mais elle les compte justement, et chacune qu’elle perd lui fait mal.
Et Jadna qui la traite avec condescendance pour cela, comme une toute jeune fille, comme une débutante elle aussi. Ses accusations de sexisme intériorisé ? elle peut se les remballer !
Alors oui, elle sait qu’à son époque d’origine tout n’était pas parfait, et qu’à celle où elles vivent tout ne l’est toujours pas non plus, et que pire encore s’est produit au cours de tous les siècles qui les séparent. Elle en a d’ailleurs visité plusieurs, à plusieurs endroits, et puis d’autres civilisations aussi. Comme les choses ont empiré, empiré encore, et traîné si longuement avant de s’améliorer lentement, oh si lentement, quitte même à faire des allers-retours.
Elle en a été témoin direct mais elle ne les a pas vécus, tous ces siècles, elle ne les pas imprimés comme Jadna le fait en s’y plongeant, elle n’en porte pas le même passif. C’est un œil extérieur qu’elle pose dessus ; elle est mieux détachée à vrai dire que madame la spécialiste. Elle ne nie pas les horreurs arrivées, l’oppression systématique de telle ou telle caste, et elle est la première à s’insurger quand elle en rencontre une au cours de ces missions, mais celle-ci ? c’est un peu fort qu’on l’accuse d’y participer !
D’autant, qu’à ce que Laureline voit de la façon dont elle la traite, Jadna a acquis un autre type de discrimination : elle se concentre sur l’âge apparent sans même voir l’expérience. C’est frustrant.
Et en prime puis pendant que Valérian se fait massacrer encore et encore, Jadna non contente de traiter la chose comme jeu, ne tarit pas d’éloge envers leur adversaire. Ça n’est pas très professionnel ça non plus, tout de même. Qu’elle accorde plus de crédit à un criminel inventif qu’à une collaboratrice dont elle ne sait pas reconnaître l’efficacité, et tout ça au nom de quels préjugés ? Rha. C’est carrément vexant.
À ce qu’elle comprend pas la suite, leur client alpagué, il était question de faire du cinéma, des mises en scène, d’inventer des drames ? des drames stupides d’après elle. Elle est furieuse, et Jadna est aveugle. Être historienne c’est une chose, mais elle en devient passéiste !
Elle l’accusait d’être à la solde du sexisme systématique de par ses sentiments envers Valérian et elle ne voit pas dans ses grands projets de divertissement l’impérialisme, le colonialisme, le capitalisme, l’expansionnisme, l’oppression de tellement de peuples pas juste les femmes ? quelle myopie, pour quelqu’un qui prétend voir si loin ! Car ce ne sont pas justes de accidents de parcours dans l’histoire ça, ce sont des périodes sombres où furent commises et répétées des erreurs graves. Laureline s’insurge contre l’idée de s’y complaire pour s’en distraire. D’une manière différente de celle qu’elle avait de s’insurger contre la mort d’un seul homme même artificiel : les tragédies de l’histoire et l’histoire des petites gens méritent toutes deux sa révolte. Car elle a non seulement un cœur mais également une conscience, elle.