Titre : Invisibles
Auteur :
malurette
Base : Portrait de la Jeune Fille en Feu
Personnages : Héloïse & Marianne
Genre : gen/meta
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Céline Sciamma, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : journée mondiale des lesbiennes
Nombre de mots : 300
***
Les femmes qui aiment les femmes ce temps et en ce lieu sont invisibles aux yeux du monde. On dira, si on savait, que Marianne a connu des hommes avant et qu’elle en connaîtra peut-être d’autres après. On dira qu’Héloïse ne connaît rien du monde, qu’elle a pris ce qui lui venait, que si elle est sage elle s’éprendra de son époux et qu’elle s’arrangera de sa vie mariée. On ne saura jamais si elle la refuse en cachette et prend une amante, que ça soit une petite bonne attachée à elle ou une bonne amie de sa société – ça se tait.
Il y a des scandales qui se racontent et d’autres qu’on cache soigneusement. On ne dira rien.
C’était facile de vivre au grand jour quand il n’y avait personne pour juger, seulement la présence rassurante d’une bonne compréhensive, complice ; pas de mère ou de patronne, et pas d’homme surtout : juste elles. Mais pour le reste de la société, elles n’existent pas.
Face à tout ce qu’on exige d’elles, de faire ou de ne pas faire, toutes petites rebellions sont bonnes à prendre mais restent insuffisante. Pour une peintre, utiliser le nom de son père pour exposer ses tableaux, pour une noble, exiger que son portrait de femme mariée ça soit une autre femme qui le fasse… et se servir des codes sur le placement des mains pour y glisser un grand secret. Héloïse a bien appris du peu que Marianne a eu le temps de lui enseigner, et de ses conversations avec la nouvelle artiste ; sans lui en révéler la signification, elle peut toujours demander que son livre s’étale là, bien visible mais incompréhensible. Sa petite revanche, sa bouteille à la mer qui circulera peut-être dans le cercle des artistes ou se noiera sans doute, sa ligne de vie…
Auteur :
Base : Portrait de la Jeune Fille en Feu
Personnages : Héloïse & Marianne
Genre : gen/meta
Gradation : PG / K+
Disclaimer : propriété de Céline Sciamma, je ne cherche pas à me faire de sous avec.
Prompt : journée mondiale des lesbiennes
Nombre de mots : 300
Les femmes qui aiment les femmes ce temps et en ce lieu sont invisibles aux yeux du monde. On dira, si on savait, que Marianne a connu des hommes avant et qu’elle en connaîtra peut-être d’autres après. On dira qu’Héloïse ne connaît rien du monde, qu’elle a pris ce qui lui venait, que si elle est sage elle s’éprendra de son époux et qu’elle s’arrangera de sa vie mariée. On ne saura jamais si elle la refuse en cachette et prend une amante, que ça soit une petite bonne attachée à elle ou une bonne amie de sa société – ça se tait.
Il y a des scandales qui se racontent et d’autres qu’on cache soigneusement. On ne dira rien.
C’était facile de vivre au grand jour quand il n’y avait personne pour juger, seulement la présence rassurante d’une bonne compréhensive, complice ; pas de mère ou de patronne, et pas d’homme surtout : juste elles. Mais pour le reste de la société, elles n’existent pas.
Face à tout ce qu’on exige d’elles, de faire ou de ne pas faire, toutes petites rebellions sont bonnes à prendre mais restent insuffisante. Pour une peintre, utiliser le nom de son père pour exposer ses tableaux, pour une noble, exiger que son portrait de femme mariée ça soit une autre femme qui le fasse… et se servir des codes sur le placement des mains pour y glisser un grand secret. Héloïse a bien appris du peu que Marianne a eu le temps de lui enseigner, et de ses conversations avec la nouvelle artiste ; sans lui en révéler la signification, elle peut toujours demander que son livre s’étale là, bien visible mais incompréhensible. Sa petite revanche, sa bouteille à la mer qui circulera peut-être dans le cercle des artistes ou se noiera sans doute, sa ligne de vie…