Titre : Bien au chaud
Auteur :
malurette
Base : Discworld, Monstrous Regiment
Personnage/Couple : Tilda(/Magda)
Genre : drama
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Terry Pratchett, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : "Exothermic Reaction" pour
ladiesbingo (réaction exothermique)
Nombre de mots :
***
Tilda avait pris l'habitude de mettre le feu à tout ce qui l'empêchait d'être tranquille. Maintenant que les choses sont en passe de s'améliorer et que Magda est là pour la faire se sentir en sécurité, elle se relâche.
Ça a commencé purement comme vengeance : tout détruire ! Elle a continué et s'est raffinée parce que ça lui donnait une forme de contrôle : de savoir qu'elle pouvait détruire n'importe quoi si elle s'y mettait. Parfois elle mettait le feu à un truc et l'éteignant presque aussitôt pour se prouver qu'elle en avait la maîtrise. Souvent, elle laissait juste les choses brûler.
Elle a appris en autodidacte, apprenant par essai/erreur et expérimentant avec tout ce qui lui tombait sous la main, des produits ménagers, n'importe quels débris comme petit bois, ce qu'elle glanait dans les bois derrière le moulin. Elle découvrit ce qui brûlait le mieux, le plus vite ou le plus sûrement. Elle savait comment alimenter son feu selon le résultat convoité, ce qui se révéla des plus utiles pendant son temps comme soldat.
Et maintenant que tout ça est derrière elles, c'est à peine si elle peut croire à la paix. C'est trop beau pour durer. Mais tant que Magda est à ses côtés, ça ira. Elle sait bien, au fond d'elle, qu'elle peut de nouveau tout perdre. Une catastrophe pourrait lui arracher Magda.
Magda est forte et ensemble elles sont plus fortes encore, mais ça ne suffira pas forcément face à la malchance.
Qui sait, il lui faudra peut-être brûler le monde entier et finir par s'immoler elle-même si les choses tournaient vraiment, vraiment mal. Elle espère bien que non. La plupart du temps elle ne pense vraiment pas en arriver jamais là. Ça ne devrait pas. Mais on ne sait jamais...
Tout ce dont elle est sûre, c'est de l'amour de Magda et de sa présence, de l'infinité de malchance là dehors, et de comment brûler n'importe quoi. Et la seule chose qu'elle puisse contrôler parmi tout ça, c'est brûler des trucs. Elle ne risque pas de se laisser aller à l'oublier. (Même si elle voulait oublier, le feu se rappelle sans cesse à son souvenir. Elle ne pourrait pas.)
Alors elle continue à allumer des feux, de façon contrôlée. Plus pour détruire mais pour ouvrir de nouvelles clairières sans bousiller la forêt entière. Pour garder la broussaille sous contrôle. Pour créer des tranchées qui éviteront qu'après une vilaine tempête un incendie s'étende au village voisin. Pour protéger les habitations de départs accidentels. Et même, elle éteint des feux que d'autres ont allumés par erreur !
Magda n'a jamais tenté d'empêcher Tilda de brûler quoi que ce soit - pourquoi l'aurait-elle fait et surtout comment l'aurait-elle pu ? Tilda avait besoin d'un exutoire à toute sa souffrance, l'orphelinat l'avait bien mérité et le meunier plus encore. Et de là... ça s'est emballé. Oh, elle ne l'a pas encouragée, non plus. Mais. Bah.
Elle reste amère, elle ne peut pas guérir comme ça, si vite, si facilement, même avec Magda auprès d'elle, mais... elle trouve des façons d'être créative au lieu de destructrice.
L'armée lui a donné accès à des matériaux qu'elle aurait difficilement croisés autrement, qui donnent des résultats spectaculaire quand on sait les enflammer. Qui ne se contentent pas de brûler vite et fort, mais créent des explosions de lumière et de couleurs. Ça, c'est impressionnant ! C'est beau, même.
Et ça lui plaît d'autant plus que Magda en admire le résultat, l'admire elle d'avoir créé ça sous ses yeux.
Elle va déjà mieux, puisqu'elle n'a plus tant besoin de détruire qu'auparavant, maintenant qu'elle est heureuse de simplement se tenir au chaud tout contre Magda, ensemble, et que les grands feux sont avant tout des feux de joie...
Elle peut continuer comme ça à lutter contre le feu, ou bien, si les alchimistes et artificiers prennent des apprentis, postuler chez eux. Si elle le fait, Magda la suivra.
Auteur :
Base : Discworld, Monstrous Regiment
Personnage/Couple : Tilda(/Magda)
Genre : drama
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Terry Pratchett, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : "Exothermic Reaction" pour
Nombre de mots :
Tilda avait pris l'habitude de mettre le feu à tout ce qui l'empêchait d'être tranquille. Maintenant que les choses sont en passe de s'améliorer et que Magda est là pour la faire se sentir en sécurité, elle se relâche.
Ça a commencé purement comme vengeance : tout détruire ! Elle a continué et s'est raffinée parce que ça lui donnait une forme de contrôle : de savoir qu'elle pouvait détruire n'importe quoi si elle s'y mettait. Parfois elle mettait le feu à un truc et l'éteignant presque aussitôt pour se prouver qu'elle en avait la maîtrise. Souvent, elle laissait juste les choses brûler.
Elle a appris en autodidacte, apprenant par essai/erreur et expérimentant avec tout ce qui lui tombait sous la main, des produits ménagers, n'importe quels débris comme petit bois, ce qu'elle glanait dans les bois derrière le moulin. Elle découvrit ce qui brûlait le mieux, le plus vite ou le plus sûrement. Elle savait comment alimenter son feu selon le résultat convoité, ce qui se révéla des plus utiles pendant son temps comme soldat.
Et maintenant que tout ça est derrière elles, c'est à peine si elle peut croire à la paix. C'est trop beau pour durer. Mais tant que Magda est à ses côtés, ça ira. Elle sait bien, au fond d'elle, qu'elle peut de nouveau tout perdre. Une catastrophe pourrait lui arracher Magda.
Magda est forte et ensemble elles sont plus fortes encore, mais ça ne suffira pas forcément face à la malchance.
Qui sait, il lui faudra peut-être brûler le monde entier et finir par s'immoler elle-même si les choses tournaient vraiment, vraiment mal. Elle espère bien que non. La plupart du temps elle ne pense vraiment pas en arriver jamais là. Ça ne devrait pas. Mais on ne sait jamais...
Tout ce dont elle est sûre, c'est de l'amour de Magda et de sa présence, de l'infinité de malchance là dehors, et de comment brûler n'importe quoi. Et la seule chose qu'elle puisse contrôler parmi tout ça, c'est brûler des trucs. Elle ne risque pas de se laisser aller à l'oublier. (Même si elle voulait oublier, le feu se rappelle sans cesse à son souvenir. Elle ne pourrait pas.)
Alors elle continue à allumer des feux, de façon contrôlée. Plus pour détruire mais pour ouvrir de nouvelles clairières sans bousiller la forêt entière. Pour garder la broussaille sous contrôle. Pour créer des tranchées qui éviteront qu'après une vilaine tempête un incendie s'étende au village voisin. Pour protéger les habitations de départs accidentels. Et même, elle éteint des feux que d'autres ont allumés par erreur !
Magda n'a jamais tenté d'empêcher Tilda de brûler quoi que ce soit - pourquoi l'aurait-elle fait et surtout comment l'aurait-elle pu ? Tilda avait besoin d'un exutoire à toute sa souffrance, l'orphelinat l'avait bien mérité et le meunier plus encore. Et de là... ça s'est emballé. Oh, elle ne l'a pas encouragée, non plus. Mais. Bah.
Elle reste amère, elle ne peut pas guérir comme ça, si vite, si facilement, même avec Magda auprès d'elle, mais... elle trouve des façons d'être créative au lieu de destructrice.
L'armée lui a donné accès à des matériaux qu'elle aurait difficilement croisés autrement, qui donnent des résultats spectaculaire quand on sait les enflammer. Qui ne se contentent pas de brûler vite et fort, mais créent des explosions de lumière et de couleurs. Ça, c'est impressionnant ! C'est beau, même.
Et ça lui plaît d'autant plus que Magda en admire le résultat, l'admire elle d'avoir créé ça sous ses yeux.
Elle va déjà mieux, puisqu'elle n'a plus tant besoin de détruire qu'auparavant, maintenant qu'elle est heureuse de simplement se tenir au chaud tout contre Magda, ensemble, et que les grands feux sont avant tout des feux de joie...
Elle peut continuer comme ça à lutter contre le feu, ou bien, si les alchimistes et artificiers prennent des apprentis, postuler chez eux. Si elle le fait, Magda la suivra.