Titre : Des droits
Auteur :
malurette
Base : 8 femmes
Personnages : ensemble
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de François Ozon, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : journée mondiale des droits de la femme (et ça fait 8)
Nombre de mots : 300
*
Et elles demandent quoi, ces femmes ? Pour certaines pas grand’ chose mais quand même trop d’après beaucoup, pour d’autres effectivement beaucoup.
La contraception et l’avortement, choisir son époux, ne pas se faire violer ; toucher un héritage, percevoir un salaire décent, ne pas avoir besoin de se marier non plus pour pouvoir vivre ; la fidélité de leur époux si elles se marient quand même ?
Monsieur Marcel se pose en victime de la haine des femmes, refusant d’accepter que les femmes soient elles-mêmes victimes de la haine des hommes, de sa haine à lui, au moins de son mépris.
Méritait-il de mourir pour ce qu’il a fait ou laissé faire ?
La fille qu’il a élevée presque comme la sienne mais violée tout de même dira oui, mille fois oui.
D’autres hésiteront. Peut-être. Peut-être pas. Être puni mais pas comme ça. Ou il méritait pire.
La fille qui était sienne et qui l’aimait, en dépit de tout ce qu’elle vient d’entendre, dira jusqu’au bout, non, vous êtes cruelles.
Et cruel aussi était le jeu qu’ils ont joué tous les deux ; s’il s’est retourné contre lui, à qui est-ce vraiment la faute ? À lui, à elles, à personne.
[Elle] est encore jeune et naïve ; elle a le temps que les idées fassent leur chemin, peut-être, peut-être pas.
Enfin, elles toutes autant qu’elles sont méritaient-elles également cette cruauté, ce mépris ? de sa part à lui, de la part de tant d’autres hommes, de la part d’encore d’autres femmes…
Individuellement, c’est entre chacune et sa conscience. À tort ou à raison, selon ses raisons propres, selon leurs valeurs, leurs préjugés plus ou moins ancrés, un sentiment de culpabilité ou de justice, de s’accuser ou de s’absoudre – mais soi-même seulement, pas les unes les autres. Collectivement, encore une fois : non, non, tellement pas ; elles méritent toutes mieux que ça !
Auteur :
Base : 8 femmes
Personnages : ensemble
Genre :
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de François Ozon, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : journée mondiale des droits de la femme (et ça fait 8)
Nombre de mots : 300
Et elles demandent quoi, ces femmes ? Pour certaines pas grand’ chose mais quand même trop d’après beaucoup, pour d’autres effectivement beaucoup.
La contraception et l’avortement, choisir son époux, ne pas se faire violer ; toucher un héritage, percevoir un salaire décent, ne pas avoir besoin de se marier non plus pour pouvoir vivre ; la fidélité de leur époux si elles se marient quand même ?
Monsieur Marcel se pose en victime de la haine des femmes, refusant d’accepter que les femmes soient elles-mêmes victimes de la haine des hommes, de sa haine à lui, au moins de son mépris.
Méritait-il de mourir pour ce qu’il a fait ou laissé faire ?
La fille qu’il a élevée presque comme la sienne mais violée tout de même dira oui, mille fois oui.
D’autres hésiteront. Peut-être. Peut-être pas. Être puni mais pas comme ça. Ou il méritait pire.
La fille qui était sienne et qui l’aimait, en dépit de tout ce qu’elle vient d’entendre, dira jusqu’au bout, non, vous êtes cruelles.
Et cruel aussi était le jeu qu’ils ont joué tous les deux ; s’il s’est retourné contre lui, à qui est-ce vraiment la faute ? À lui, à elles, à personne.
[Elle] est encore jeune et naïve ; elle a le temps que les idées fassent leur chemin, peut-être, peut-être pas.
Enfin, elles toutes autant qu’elles sont méritaient-elles également cette cruauté, ce mépris ? de sa part à lui, de la part de tant d’autres hommes, de la part d’encore d’autres femmes…
Individuellement, c’est entre chacune et sa conscience. À tort ou à raison, selon ses raisons propres, selon leurs valeurs, leurs préjugés plus ou moins ancrés, un sentiment de culpabilité ou de justice, de s’accuser ou de s’absoudre – mais soi-même seulement, pas les unes les autres. Collectivement, encore une fois : non, non, tellement pas ; elles méritent toutes mieux que ça !