Titre : Revenir de loin
Auteur :
malurette
Base : Star Trek: Deep Space 9 + romans
Personnages/Couple : Elim Garak & Julian Bashir
Genre : doux-amer ?
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Rodenberry, Berman, Piller, etc etc ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt :
https://glyfic.dreamwidth.org/2942987.html
j'ai eu du mal pour la traduction, parce qu'on fait comment avec les personnages qui se vouvoient par défaut ?
Continuit/Spoil éventuel : beta-canon, post Control & Enigma Tales
Nombre de mots : 400+
*
Après coup, Garak disséqua ce souvenir et essaya encore et encore de trouver quoi exactement, dans sa lecture, avait bien pu déclencher cette réaction. Quels mots, quelle association. Mais il ne saura jamais.
Il était là, assis dans la riche lumière de l’après-midi aux côtés de la forme immobile de Bashir, lisant à voix haute. Le fidèle petit ours en peluche se tenait à sa place attitrée sur les genoux du docteur, maintenu par une main immobile.
Et soudain, alors qu’il prenait sa respiration entre deux phrases, il l’entendit : un souffle haché. Un petit reniflement. Après des mois et des mois de catatonie, sans aucun signe avant-coureur, Bashir s’était mis à pleurer. Le regard toujours dans le vague. Sa main tremblait doucement sur le petit corps doux de Kukalaka. Une larme après l’autre coulaient sur ses joues.
« Mon cher..?
J’espère que ça n’est pas ma lecture qui vous met dans cet état..? »
Aussi calmement qu’il put, Garak se leva. Pour autant qu’il aurait voulu se précipiter pour appeler une infirmière et pour serrer le corps fragile de Bashir dans ses bras et crier, crier de joie, crier sa crainte devant le changement soudain, l’émotion inattendue, rien de tout ça n’aurait servi à quoi que ce soit.
D’un geste posé, il essuya une larme, pressa sa main, et garda sa voix calme.
« Tout va bien, mon cher. Prenez tout le temps nécessaire. Vous savez que je suis là. Je reste là. »
Quelque chose, par chance, avait pénétré le brouillard, l’avait touché, et sollicité une étincelle de vie intérieure. Avec du temps et de la patience et toujours plus de soins ça devrait l’aider à revenir des limbes de son propre esprit.
Durant la lente convalescence de Bashir, Garak se demanda souvent s’il aurait reçu de meilleurs soins, s’il se serait senti mieux sur Terre avec la famille O’Brien family – pour conclure à chaque fois : les soins auraient été équivalents, il se serait senti probablement mais pas forcément mieux… et il aurait été bien plus en danger, à la merci de la Section 31, ou de n’importe quoi d’autre. Sur Terre n’importe quoi pouvait arriver, n’importe qui pouvait pénétrer leur soi-disant garde ; sur Cardassia au moins il était en sécurité. Physiquement en tout cas.
Quant à sa sécurité émotionnelle… hah. Était-ce une fierté excessive, était-ce un simple désir de sa part ? Garak espérait, en tout cas. Tenant sa main comme quelqu’un qui se noie se retiendrait à la corde qu’on lui a lancée, il ne saurait honnêtement pas dire qui d’eux deux avait le plus besoin de cette proximité.
Auteur :
Base : Star Trek: Deep Space 9 + romans
Personnages/Couple : Elim Garak & Julian Bashir
Genre : doux-amer ?
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Rodenberry, Berman, Piller, etc etc ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt :
https://glyfic.dreamwidth.org/2942987.html
j'ai eu du mal pour la traduction, parce qu'on fait comment avec les personnages qui se vouvoient par défaut ?
Continuit/Spoil éventuel : beta-canon, post Control & Enigma Tales
Nombre de mots : 400+
Après coup, Garak disséqua ce souvenir et essaya encore et encore de trouver quoi exactement, dans sa lecture, avait bien pu déclencher cette réaction. Quels mots, quelle association. Mais il ne saura jamais.
Il était là, assis dans la riche lumière de l’après-midi aux côtés de la forme immobile de Bashir, lisant à voix haute. Le fidèle petit ours en peluche se tenait à sa place attitrée sur les genoux du docteur, maintenu par une main immobile.
Et soudain, alors qu’il prenait sa respiration entre deux phrases, il l’entendit : un souffle haché. Un petit reniflement. Après des mois et des mois de catatonie, sans aucun signe avant-coureur, Bashir s’était mis à pleurer. Le regard toujours dans le vague. Sa main tremblait doucement sur le petit corps doux de Kukalaka. Une larme après l’autre coulaient sur ses joues.
« Mon cher..?
J’espère que ça n’est pas ma lecture qui vous met dans cet état..? »
Aussi calmement qu’il put, Garak se leva. Pour autant qu’il aurait voulu se précipiter pour appeler une infirmière et pour serrer le corps fragile de Bashir dans ses bras et crier, crier de joie, crier sa crainte devant le changement soudain, l’émotion inattendue, rien de tout ça n’aurait servi à quoi que ce soit.
D’un geste posé, il essuya une larme, pressa sa main, et garda sa voix calme.
« Tout va bien, mon cher. Prenez tout le temps nécessaire. Vous savez que je suis là. Je reste là. »
Quelque chose, par chance, avait pénétré le brouillard, l’avait touché, et sollicité une étincelle de vie intérieure. Avec du temps et de la patience et toujours plus de soins ça devrait l’aider à revenir des limbes de son propre esprit.
Durant la lente convalescence de Bashir, Garak se demanda souvent s’il aurait reçu de meilleurs soins, s’il se serait senti mieux sur Terre avec la famille O’Brien family – pour conclure à chaque fois : les soins auraient été équivalents, il se serait senti probablement mais pas forcément mieux… et il aurait été bien plus en danger, à la merci de la Section 31, ou de n’importe quoi d’autre. Sur Terre n’importe quoi pouvait arriver, n’importe qui pouvait pénétrer leur soi-disant garde ; sur Cardassia au moins il était en sécurité. Physiquement en tout cas.
Quant à sa sécurité émotionnelle… hah. Était-ce une fierté excessive, était-ce un simple désir de sa part ? Garak espérait, en tout cas. Tenant sa main comme quelqu’un qui se noie se retiendrait à la corde qu’on lui a lancée, il ne saurait honnêtement pas dire qui d’eux deux avait le plus besoin de cette proximité.