Titre : Où que ça soit
Auteur :
malurette
Base : Bergères Guerrières
Personnage : la doyenne du village
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : Day 5 – Nature pour
halfamoon
Continuité/Spoil éventuel : fin du tome 4
Nombre de mots : 400
***
Toute sa vie – et pour être devenue la doyenne du village elle a été longue – elle a vécu sur les terres de leurs ancêtres. Des pacages pour les moutons et les chèvres, et un peu d’horticulture, tel est leur coin de terre.
La nature ? Hum, disons que c’est la lande au-delà.
Depuis elle a traversé des contrées désolées, débarqué dans cette capitale avec des maisons partout, tellement plus que dans le village. Tout à coup la distinction entre nature et habitations se fait, et elle n’est pas bien agréable.
Elle n’aime pas beaucoup cet endroit à première vue, mais tout bien réfléchi elle y restera pour la fin de ses vieux jours. André veut rester avec sa femme et ses enfants, et elle veut rester avec son fils, sa bru, ses petits enfants. Peu importe où ce sera.
Quelque chose dans la nature humaine demande de la familiarité et elle vient de découvrir que pour elle en tout cas ce sont les êtres plus que les lieux ou les choses.
Pour le village qu’elle a laissé derrière ça ne sera guère différent de si elle était morte en route, comme ce pauvre Connor qui méritait mieux. À son âge ils peuvent se passer d’elle de toute façon.
À son âge aussi ça ne durera plus très longtemps. Ça sera peut-être difficile de s’adapter à un pareil endroit mais hah. André a fait de sa nouvelle maison un foyer et c’est tout ce qui lui importe.
Elle n’aime pas voir la nature au-delà des murs devenue folle. Les animaux géants sont moins dangereux maintenant sans la Source pour les rendre fous et agressifs, mais leur taille seule reste un risque. Moindre, dit-on.
Elle ne verra pas la capitale reconstruite, ça prendra trop de temps, mais elle n’y a aucun intérêt. Elle restera une étrangère accueillie là. C’est une bonne chose si la végétation reprend ses droits. Les gens ont l’air partis pour se répartir en villages plus petits, plus éclatés, le long du périmètre des nouveaux remparts ; d’aspect familier. Mais encore une fois ça n’est pas à elle de décider ce que les gens d’ici feront.
Mais si on peut avoir un carré potager et quelques chèvres, qu’elle ait le temps de montrer à ses petits enfants comment on faisait les choses là d’où leur mamie et leur papa viennent, et comment les marier à ce que fait leur maman, ça serait bien ?
Auteur :
Base : Bergères Guerrières
Personnage : la doyenne du village
Genre : gen
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : Day 5 – Nature pour
Continuité/Spoil éventuel : fin du tome 4
Nombre de mots : 400
Toute sa vie – et pour être devenue la doyenne du village elle a été longue – elle a vécu sur les terres de leurs ancêtres. Des pacages pour les moutons et les chèvres, et un peu d’horticulture, tel est leur coin de terre.
La nature ? Hum, disons que c’est la lande au-delà.
Depuis elle a traversé des contrées désolées, débarqué dans cette capitale avec des maisons partout, tellement plus que dans le village. Tout à coup la distinction entre nature et habitations se fait, et elle n’est pas bien agréable.
Elle n’aime pas beaucoup cet endroit à première vue, mais tout bien réfléchi elle y restera pour la fin de ses vieux jours. André veut rester avec sa femme et ses enfants, et elle veut rester avec son fils, sa bru, ses petits enfants. Peu importe où ce sera.
Quelque chose dans la nature humaine demande de la familiarité et elle vient de découvrir que pour elle en tout cas ce sont les êtres plus que les lieux ou les choses.
Pour le village qu’elle a laissé derrière ça ne sera guère différent de si elle était morte en route, comme ce pauvre Connor qui méritait mieux. À son âge ils peuvent se passer d’elle de toute façon.
À son âge aussi ça ne durera plus très longtemps. Ça sera peut-être difficile de s’adapter à un pareil endroit mais hah. André a fait de sa nouvelle maison un foyer et c’est tout ce qui lui importe.
Elle n’aime pas voir la nature au-delà des murs devenue folle. Les animaux géants sont moins dangereux maintenant sans la Source pour les rendre fous et agressifs, mais leur taille seule reste un risque. Moindre, dit-on.
Elle ne verra pas la capitale reconstruite, ça prendra trop de temps, mais elle n’y a aucun intérêt. Elle restera une étrangère accueillie là. C’est une bonne chose si la végétation reprend ses droits. Les gens ont l’air partis pour se répartir en villages plus petits, plus éclatés, le long du périmètre des nouveaux remparts ; d’aspect familier. Mais encore une fois ça n’est pas à elle de décider ce que les gens d’ici feront.
Mais si on peut avoir un carré potager et quelques chèvres, qu’elle ait le temps de montrer à ses petits enfants comment on faisait les choses là d’où leur mamie et leur papa viennent, et comment les marier à ce que fait leur maman, ça serait bien ?