Titre : Au bout du monde
Auteur :
malurette
Base : Bergères Guerrières
Personnage : Sarah
Genre : gen/angst
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : Day 12 - The End of the World as We Know It pour
halfamoon (« la fin de ce monde »)
Continuité/Spoil éventuel : jusqu’au bout du tome 4
Nombre de mots : ~600
***
La Source rend les animaux fous de peur et de colère, dangereux pour tout le monde et pour eux-mêmes, entre les ravages causés par leurs cavalcades incontrôlées et la contamination qu’ils transmettent quand ils blessent autrui…
L’incendie affaiblit les fortifications. S’il les détruit, elles libéreront les animaux et il se propagera aux habitations. Et si le feu atteint la Source,
tout le monde
tout le monde
sera contaminé.
Aucun nuage à l’horizon ; il n’y aura pas de pluie pour l’éteindre comme la dernière fois.
Les nouvelles Terres Mortes seront tellement, tellement plus étendues que le précédentes.
Il y aura tellement de victimes
et de familles endeuillées derrière
et de dépossédés en fuite
et de ressentiment qui s’étendra encore et encore.
Et si jamais son père est contaminé comme l’a été Tara… le pouvoir de Carvi n’est pas des plus offensifs mais qui sait ce qu’il pourra causer autour de lui ? Sarah ne peut pas laisser cela arriver.
Le risque est grand, en déployant son pouvoir et en y absorbant la Source : elle risque elle-même la contamination et la perte de contrôle. Ça ne fera qu’aggraver les choses mais elle ne peut pas rester sans rien faire.
Elle veut avoir confiance mais elle ne croit pas y survivre. Elle a bien peur de se dissoudre dans la Source, d’être absorbée, devenir nuée d’oiseaux.
Si elle réussit elle sauve tout le monde mais elle ne pense plus être là pour le voir.
Si elle échoue… elle refuse d’y penser.
Elle réussit.
Elle réussit au-delà de ses espérance.
La confiance de son père et de Molly et tous les autres lui a donné la force.
Elle a même su réinsuffler une nouvelle vie aux Terres Mortes sous leur triste linceul de cendres. Mais il faudra au moins une génération ou deux pour qu’il y repousse plus que des herbes folles, que des bêtes y reviennent, et que celles qui vivaient autour de l’excavation fassent à nouveau des petits normaux pendant que les monstrueuses s’éteignent.
Elle a changé ce coin de monde.
Elle est changée profondément elle-même en dedans.
Comme Molly, et Liam, et son père, et la maman de Molly.
Elle a dû dormir longtemps après que les oiseaux l’aient déposée dans les Terres Mortes revivifiées. Elle ne se réveille vraiment que quand ses amis, sa famille l’y retrouvent. Avec eux, elle porte désormais sur le monde entier regard différent.
Elle pourrait devenir aussi amère que Tara… pas aussi violente, pas autant de colère, mais il y a encore tellement de tristesse en elle et autour d’elle… de l’espoir aussi, heureusement.
Il leur faudra de nombreuses semaines avant de rentrer chez eux. Entre les discussions, les préparatifs, le voyage en soi…
Ils rentrent avec des survivants blessés en-dedans, avec les noms et la poussière de ceux qui ne reviendront plus, avec des nouvelles lourdes pour celles qui attendent, avec eux-mêmes le cœur gros. Mais ils rentrent !
Son village à elle est épargné – Tara est revenue, l’esprit en lambeaux, dépossédée de sa mémoire, de sa magie, de son amour, mais vivante.
Mais Sarah a vécu avec les gens de Nolradh, Molly et Liam sont ses amis pour toujours, les liens entre Sorciers et bergers se sont renforcés, et elle partage leurs souffrances. Elle ne pourra plus jamais vivre isolée comme avant.
Est-ce un mal, un bien ; c’est ainsi.
Et ce nouveau monde dans lequel ils vont grandir, elle ne peut qu’espérer que ça sera toujours ensemble.
Auteur :
Base : Bergères Guerrières
Personnage : Sarah
Genre : gen/angst
Gradation : PG-13 / T
Légalité : propriété de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Prompt : Day 12 - The End of the World as We Know It pour
Continuité/Spoil éventuel : jusqu’au bout du tome 4
Nombre de mots : ~600
La Source rend les animaux fous de peur et de colère, dangereux pour tout le monde et pour eux-mêmes, entre les ravages causés par leurs cavalcades incontrôlées et la contamination qu’ils transmettent quand ils blessent autrui…
L’incendie affaiblit les fortifications. S’il les détruit, elles libéreront les animaux et il se propagera aux habitations. Et si le feu atteint la Source,
tout le monde
tout le monde
sera contaminé.
Aucun nuage à l’horizon ; il n’y aura pas de pluie pour l’éteindre comme la dernière fois.
Les nouvelles Terres Mortes seront tellement, tellement plus étendues que le précédentes.
Il y aura tellement de victimes
et de familles endeuillées derrière
et de dépossédés en fuite
et de ressentiment qui s’étendra encore et encore.
Et si jamais son père est contaminé comme l’a été Tara… le pouvoir de Carvi n’est pas des plus offensifs mais qui sait ce qu’il pourra causer autour de lui ? Sarah ne peut pas laisser cela arriver.
Le risque est grand, en déployant son pouvoir et en y absorbant la Source : elle risque elle-même la contamination et la perte de contrôle. Ça ne fera qu’aggraver les choses mais elle ne peut pas rester sans rien faire.
Elle veut avoir confiance mais elle ne croit pas y survivre. Elle a bien peur de se dissoudre dans la Source, d’être absorbée, devenir nuée d’oiseaux.
Si elle réussit elle sauve tout le monde mais elle ne pense plus être là pour le voir.
Si elle échoue… elle refuse d’y penser.
Elle réussit.
Elle réussit au-delà de ses espérance.
La confiance de son père et de Molly et tous les autres lui a donné la force.
Elle a même su réinsuffler une nouvelle vie aux Terres Mortes sous leur triste linceul de cendres. Mais il faudra au moins une génération ou deux pour qu’il y repousse plus que des herbes folles, que des bêtes y reviennent, et que celles qui vivaient autour de l’excavation fassent à nouveau des petits normaux pendant que les monstrueuses s’éteignent.
Elle a changé ce coin de monde.
Elle est changée profondément elle-même en dedans.
Comme Molly, et Liam, et son père, et la maman de Molly.
Elle a dû dormir longtemps après que les oiseaux l’aient déposée dans les Terres Mortes revivifiées. Elle ne se réveille vraiment que quand ses amis, sa famille l’y retrouvent. Avec eux, elle porte désormais sur le monde entier regard différent.
Elle pourrait devenir aussi amère que Tara… pas aussi violente, pas autant de colère, mais il y a encore tellement de tristesse en elle et autour d’elle… de l’espoir aussi, heureusement.
Il leur faudra de nombreuses semaines avant de rentrer chez eux. Entre les discussions, les préparatifs, le voyage en soi…
Ils rentrent avec des survivants blessés en-dedans, avec les noms et la poussière de ceux qui ne reviendront plus, avec des nouvelles lourdes pour celles qui attendent, avec eux-mêmes le cœur gros. Mais ils rentrent !
Son village à elle est épargné – Tara est revenue, l’esprit en lambeaux, dépossédée de sa mémoire, de sa magie, de son amour, mais vivante.
Mais Sarah a vécu avec les gens de Nolradh, Molly et Liam sont ses amis pour toujours, les liens entre Sorciers et bergers se sont renforcés, et elle partage leurs souffrances. Elle ne pourra plus jamais vivre isolée comme avant.
Est-ce un mal, un bien ; c’est ainsi.
Et ce nouveau monde dans lequel ils vont grandir, elle ne peut qu’espérer que ça sera toujours ensemble.