Titre : Sashiko
Auteur :
malurette
Base : Star Trek: Deep Space 9
Personnages.Couple : Julian Bashir & Elim Garak
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Rodenberry, Berman, Piller, etc ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect
et puis aussi y'a eu un post Tumblr qui parlait d'utiliser un point d'échelle à la fois pour raccomoder des vêtements déchirés et pour suturer des patients et
https://glyfic.dreamwidth.org/2972484.html
Nombre de mots : ~1500, surtout du dialogue
le temps que j'ai passé à chercher les traductions officielles en VF pour le jargon technique
***
« Bon. Récapitulons. Inventaire ?
- Nous avons un abri, de l’eau, une vilaine entaille… et pas de trousse de secours. Un communicateur mais personne qui réponde.
- Un phaseur, une ration de survie, une ration d’eau, un communicateur de secours, une trousse de couture d’urgence. C’est ce qui s’appelle être prévoyant.
- Et vous n’auriez pas ramassé ma trousse de secours au passage, par hasard ?
- Malheureusement…
- Et vous, Garak ? Vous n’êtes pas blessé ?
- Sain et sauf. Ma nature plus solide m’a épargné les dégâts infligés à votre fragile peau humaine.
- Oui, oui, vantez-vous, vous avez le cuir épais et le crâne plus encore, mais s’il vous plaît ne me mentez pas maintenant, pas à propos de ça. Vous ne cachez rien en terme de blessures ?
- Rien de grave. Quelques très légères contusions et abrasions, et probablement pas de commotion cérébrale. En revanche…
- Oui, je sais que je saigne, et pas qu’un peu. Et j’ai perdu ma trousse de secours : ce qui m’a lacéré le dos en a arraché la sangle au passage.
- Tss. Vous ne perdriez pas stupidement vos affaires pas si ces affreux uniformes que vous vous obstinez à porter avaient de poches. Si votre Starfleet tient tellement à ce qu’ils soient hideux, qu’au moins ils soient pratiques ! Mais non…
- Là-dessus nous sommes d’accord, mais pourrait-on garder cette discussion pour une fois où je ne serai pas en train de me vider de mon sang ? »
« C’est dans mon dos, l’angle de vision est mauvais et je ne peux pas l’atteindre. De ce que je ressens ça n’est pas allé trop profond, en tout cas je n’ai pas l’impression que le poumon soit atteint ; les côtes ont dévié le coup, mais ça a tranché quasiment toutes les épaisseurs de peau, de fascia et de muscles. Et ça saigne bien trop fort à mon goût. Si vous pouviez juste… »
Garak sélectionne un morceau approprié de sa tenue à sacrifier, dont il puisse se passer et qui absorbera autant que possible le sang qui s’écoule à profusion dans le dos de son cher docteur.
« Pas de demi-mesure. N’hésitez pas à appuyer aussi fort que possible.
- Là ça risque d’être un peu trop. Mais n’ayez crainte, sans bien sûr avoir votre niveau professionnel, je suis assez versé dans les premiers secours pour savoir ce que je fais ici.
- Beaucoup d’accident de couture ?
- De couture et de jardinage. Vous n’imaginez même pas… »
Bashir réprime un réflexe d’évitement. Il sait très bien que les méthodes archaïques de soin, d’avant le régénérateurs, demandent une pression énorme sur les bords de la plaie, assez pour comprimer les vaisseaux sanguins sectionnés le temps que la cascade de coagulation se mette en place.
Il va devoir compter sur sa respiration abdominale tout le temps que Garak comprimera sa poitrine. Essayer de ne pas paniquer. Contrôler doublement sa respiration…
« …ça devrait suffire, je crois. »
Garak soulève prudemment, progressivement ses mains, examine la blessure, et grimace.
« Non, ça saigne toujours.
- Mais ça coule passivement, pas par jets. Au moins c’est un saignement veineux, pas artériel.
Et ça a diminué, mais ça reste quand même un peu plus que je ne trouve raisonnable.
- Ça ne me plaît pas non plus. Et sans ma trousse de secours et ses régénérateurs j’ai bien peur qu’il faille suturer.
- C’est une bonne chose que j’ai toujours ma propre trousse de couture sous la main. Nous pouvons faire ça à l’ancienne.
- Exactement ce que j’avais en tête. Mais, je ne peux pas atteindre la plaie moi-même…
- Si vous le permettez…
- Oh, vous avez toute permission. »
« Mais, d’abord, je vais nettoyer tout ça. C’est vous qui savez évaluer les risques d’infection mais j’aimerais autant que le champ de travail soit aussi net que possible. »
Pas de trousse de secours moderne, ça veut dire pas non plus de stérilisateur ;
« Avons-vous de quoi désinfecter ?
- Je suppose qu’une fiasque de Kanar de réserve ne fera pas l’affaire ?
- Quel degré d’alcool..? non, pas assez ; je préfère encore n’utiliser que de l’eau claire que de faire entrer des sucres dans la plaie. N’oubliez pas de vous rincer aussi soigneusement les mains !
- Bien sûr, bien sûr. »
L’intérêt d’avoir au moins un phaseur sous la main, c’est qu’un certain réglage permet de chauffer de la roche assez fort pour faire bouillir de l’eau au-dessus, après quoi elle continuera à émettre encore assez de chaleur pour rendre une grotte plus confortable.
« Bon, je ne vais pas simplement déchirer cet affreux uniforme : si hideux qu’il soit vous en aurez quand même encore besoin ensuite pour vous protéger du froid. »
Au lieu de ça Garak découd très soigneusement les coutures de côté pour rabattre un pan, et pouvoir le remettre en place quand il aura fini. Le maillot de corps, en revanche, se voit déchiré sans merci pour faire des bandages.
« Vous faut-il quelque chose dans quoi mordre ? Je vais faire aussi que possible sans bâcler le travail mais il va falloir placer un certain nombre de points et ça va piquer. »
Bashir s’efforce de ne pas trop gigoter, au final non seulement pas si anxieux : bizarrement presque enthousiaste face à leur situation incongrue.
« Oh ! C’est un point d’échelle que vous utilisez ? Bien, très bien…
- Oui mais s’il vous plaît, pourriez-vous vous tenir tranquille ? D’habitude mes travaux d’aiguille ne se tordent pas pour regarder leur propre progression sous mes mains. Docteur, laissez-moi faire !
- Bon, bon. Je ne me mêlerais pas de vous dire comment une broder une chemise, mais quand même, rafistoler des patients et superviser leurs soins restent mon travail et…
- Encore une fois, oui, mais en l’occurrence, vous êtes le patient, pas le docteur ni l’infirmier ni le technicien médical. Et d’ailleurs je ne suis pas en train de vous broder la peau, j’utilise des points invisible pour éviter une cicatrice.
- Et vous le faites à merveille ! D’un professionnel à un autre, est-ce que je ne peux pas admirer votre savoir-faire ?
- Docteur. Restez. Tranquille.
- …Ça ne me dérangerait pas que vous me brodiez la peau, en fait.
- Mais Docteur vous délirez. Est-ce l’hémorragie ? La fièvre d’une infection galopante ?
- J’espère bien que non. »
La suture finie et bandée il ne leur reste pas grand’ chose à faire d’autre que de faire front commun contre la fraîcheur de la grotte. C’est à dire, se serrer l’un contre l’autre à distance mesurée des roches fondues au phaseur. Plus facile à dire qu’à faire ; Garak a besoin d’une température plus élevée qu’un humain, même en léger état de choc hypovolémique, mais refuse de tourner le dos à l’entrée de la grotte, et trouve plus sûr de garder Bashir tout prêt, pas trop serré non plus eu égard à sa blessure mais quand même, il ne faudrait pas qu’elle se rouvre sous les bandages…
« Mais c’est vrai que si j’avais une infection ma température corporelle plus élevée vous tiendrait encore mieux au chaud…
- Certes mais on s’en passera quand même très bien. »
*
À un moment donné le contact avec Starfleet est rétabli. La communication est pleine de parasites mais quelqu’un réussit quand même à assurer la cible d’un téléporteur sur eux deux. Deux signes de vie, un humain, un cardassien, en contact étroit, laissent peu de doute sur leur identité.
« Énergie ! »
*
Une fois en sécurité dans la navette, Bashir retrouve assez d’énergie pour réactiver son mode professionnel plein pot, alors même qu’il faudrait qu’il accepte d’être un patient ;
« Quelqu’un pourrait me passer une trousse de secours fonctionnelle ? J’ai juste besoin qu’on m’aide à passer le stérilisateur sur la blessure, et peut-être me donner un hypospray d’antibiotiques à large spectre. Je peux faire les réglages et vous aurez juste à les activer. Ah et j’aurai peut-être besoin de fluides intraveineux et d’un supplément hématopoiétique, mais ça doit pouvoir attendre d’être de retour sur DS9. »
*
Et de retour sur DS9 le docteur Girani ne perd pas de temps à inspecter le travail de M. Garak.
« Alors voyons tout ça… pas de signe d’infection et ça a déjà commencé à cicatriser, en tout cas le saignement a totalement stoppé, mais il va falloir encore pas mal de consolidation. Il est encore temps de retirer les points de suture et d’utiliser de régénérateur dermique pour un rendu plus rapide et plus propre.
- Non, non ce n’est pas la peine. Les points peuvent rester en place. Et une passe rapide de régénérateur, pas besoin d’approfondir.
» Je…
» Je veux garder la cicatrice.
» Je veux garder ces points de suture.
- À votre guise. Ils sont en soie, inertes, mais ça reste un corps étranger dans votre peau. C’est vous qui décidez.
- Peut-être plus tard, après guérison complète. »
**
Et beaucoup, beaucoup plus tard, Bashir ira trouver Garak pour le remercier une fois encore de son aide précieuse… et lui présenter une requête un peu spéciale.
« J’y ai bien réfléchi.
» Je suis très sérieux.
» De nombreuses cultures pratiquent la modification corporelle à base d’encre ou de bijoux implantés et…
» Accepteriez-vous de me broder la peau ? De manière visible ? »
Auteur :
Base : Star Trek: Deep Space 9
Personnages.Couple : Julian Bashir & Elim Garak
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Rodenberry, Berman, Piller, etc ; je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect
et puis aussi y'a eu un post Tumblr qui parlait d'utiliser un point d'échelle à la fois pour raccomoder des vêtements déchirés et pour suturer des patients et
https://glyfic.dreamwidth.org/2972484.html
Nombre de mots : ~1500, surtout du dialogue
« Bon. Récapitulons. Inventaire ?
- Nous avons un abri, de l’eau, une vilaine entaille… et pas de trousse de secours. Un communicateur mais personne qui réponde.
- Un phaseur, une ration de survie, une ration d’eau, un communicateur de secours, une trousse de couture d’urgence. C’est ce qui s’appelle être prévoyant.
- Et vous n’auriez pas ramassé ma trousse de secours au passage, par hasard ?
- Malheureusement…
- Et vous, Garak ? Vous n’êtes pas blessé ?
- Sain et sauf. Ma nature plus solide m’a épargné les dégâts infligés à votre fragile peau humaine.
- Oui, oui, vantez-vous, vous avez le cuir épais et le crâne plus encore, mais s’il vous plaît ne me mentez pas maintenant, pas à propos de ça. Vous ne cachez rien en terme de blessures ?
- Rien de grave. Quelques très légères contusions et abrasions, et probablement pas de commotion cérébrale. En revanche…
- Oui, je sais que je saigne, et pas qu’un peu. Et j’ai perdu ma trousse de secours : ce qui m’a lacéré le dos en a arraché la sangle au passage.
- Tss. Vous ne perdriez pas stupidement vos affaires pas si ces affreux uniformes que vous vous obstinez à porter avaient de poches. Si votre Starfleet tient tellement à ce qu’ils soient hideux, qu’au moins ils soient pratiques ! Mais non…
- Là-dessus nous sommes d’accord, mais pourrait-on garder cette discussion pour une fois où je ne serai pas en train de me vider de mon sang ? »
« C’est dans mon dos, l’angle de vision est mauvais et je ne peux pas l’atteindre. De ce que je ressens ça n’est pas allé trop profond, en tout cas je n’ai pas l’impression que le poumon soit atteint ; les côtes ont dévié le coup, mais ça a tranché quasiment toutes les épaisseurs de peau, de fascia et de muscles. Et ça saigne bien trop fort à mon goût. Si vous pouviez juste… »
Garak sélectionne un morceau approprié de sa tenue à sacrifier, dont il puisse se passer et qui absorbera autant que possible le sang qui s’écoule à profusion dans le dos de son cher docteur.
« Pas de demi-mesure. N’hésitez pas à appuyer aussi fort que possible.
- Là ça risque d’être un peu trop. Mais n’ayez crainte, sans bien sûr avoir votre niveau professionnel, je suis assez versé dans les premiers secours pour savoir ce que je fais ici.
- Beaucoup d’accident de couture ?
- De couture et de jardinage. Vous n’imaginez même pas… »
Bashir réprime un réflexe d’évitement. Il sait très bien que les méthodes archaïques de soin, d’avant le régénérateurs, demandent une pression énorme sur les bords de la plaie, assez pour comprimer les vaisseaux sanguins sectionnés le temps que la cascade de coagulation se mette en place.
Il va devoir compter sur sa respiration abdominale tout le temps que Garak comprimera sa poitrine. Essayer de ne pas paniquer. Contrôler doublement sa respiration…
« …ça devrait suffire, je crois. »
Garak soulève prudemment, progressivement ses mains, examine la blessure, et grimace.
« Non, ça saigne toujours.
- Mais ça coule passivement, pas par jets. Au moins c’est un saignement veineux, pas artériel.
Et ça a diminué, mais ça reste quand même un peu plus que je ne trouve raisonnable.
- Ça ne me plaît pas non plus. Et sans ma trousse de secours et ses régénérateurs j’ai bien peur qu’il faille suturer.
- C’est une bonne chose que j’ai toujours ma propre trousse de couture sous la main. Nous pouvons faire ça à l’ancienne.
- Exactement ce que j’avais en tête. Mais, je ne peux pas atteindre la plaie moi-même…
- Si vous le permettez…
- Oh, vous avez toute permission. »
« Mais, d’abord, je vais nettoyer tout ça. C’est vous qui savez évaluer les risques d’infection mais j’aimerais autant que le champ de travail soit aussi net que possible. »
Pas de trousse de secours moderne, ça veut dire pas non plus de stérilisateur ;
« Avons-vous de quoi désinfecter ?
- Je suppose qu’une fiasque de Kanar de réserve ne fera pas l’affaire ?
- Quel degré d’alcool..? non, pas assez ; je préfère encore n’utiliser que de l’eau claire que de faire entrer des sucres dans la plaie. N’oubliez pas de vous rincer aussi soigneusement les mains !
- Bien sûr, bien sûr. »
L’intérêt d’avoir au moins un phaseur sous la main, c’est qu’un certain réglage permet de chauffer de la roche assez fort pour faire bouillir de l’eau au-dessus, après quoi elle continuera à émettre encore assez de chaleur pour rendre une grotte plus confortable.
« Bon, je ne vais pas simplement déchirer cet affreux uniforme : si hideux qu’il soit vous en aurez quand même encore besoin ensuite pour vous protéger du froid. »
Au lieu de ça Garak découd très soigneusement les coutures de côté pour rabattre un pan, et pouvoir le remettre en place quand il aura fini. Le maillot de corps, en revanche, se voit déchiré sans merci pour faire des bandages.
« Vous faut-il quelque chose dans quoi mordre ? Je vais faire aussi que possible sans bâcler le travail mais il va falloir placer un certain nombre de points et ça va piquer. »
Bashir s’efforce de ne pas trop gigoter, au final non seulement pas si anxieux : bizarrement presque enthousiaste face à leur situation incongrue.
« Oh ! C’est un point d’échelle que vous utilisez ? Bien, très bien…
- Oui mais s’il vous plaît, pourriez-vous vous tenir tranquille ? D’habitude mes travaux d’aiguille ne se tordent pas pour regarder leur propre progression sous mes mains. Docteur, laissez-moi faire !
- Bon, bon. Je ne me mêlerais pas de vous dire comment une broder une chemise, mais quand même, rafistoler des patients et superviser leurs soins restent mon travail et…
- Encore une fois, oui, mais en l’occurrence, vous êtes le patient, pas le docteur ni l’infirmier ni le technicien médical. Et d’ailleurs je ne suis pas en train de vous broder la peau, j’utilise des points invisible pour éviter une cicatrice.
- Et vous le faites à merveille ! D’un professionnel à un autre, est-ce que je ne peux pas admirer votre savoir-faire ?
- Docteur. Restez. Tranquille.
- …Ça ne me dérangerait pas que vous me brodiez la peau, en fait.
- Mais Docteur vous délirez. Est-ce l’hémorragie ? La fièvre d’une infection galopante ?
- J’espère bien que non. »
La suture finie et bandée il ne leur reste pas grand’ chose à faire d’autre que de faire front commun contre la fraîcheur de la grotte. C’est à dire, se serrer l’un contre l’autre à distance mesurée des roches fondues au phaseur. Plus facile à dire qu’à faire ; Garak a besoin d’une température plus élevée qu’un humain, même en léger état de choc hypovolémique, mais refuse de tourner le dos à l’entrée de la grotte, et trouve plus sûr de garder Bashir tout prêt, pas trop serré non plus eu égard à sa blessure mais quand même, il ne faudrait pas qu’elle se rouvre sous les bandages…
« Mais c’est vrai que si j’avais une infection ma température corporelle plus élevée vous tiendrait encore mieux au chaud…
- Certes mais on s’en passera quand même très bien. »
À un moment donné le contact avec Starfleet est rétabli. La communication est pleine de parasites mais quelqu’un réussit quand même à assurer la cible d’un téléporteur sur eux deux. Deux signes de vie, un humain, un cardassien, en contact étroit, laissent peu de doute sur leur identité.
« Énergie ! »
Une fois en sécurité dans la navette, Bashir retrouve assez d’énergie pour réactiver son mode professionnel plein pot, alors même qu’il faudrait qu’il accepte d’être un patient ;
« Quelqu’un pourrait me passer une trousse de secours fonctionnelle ? J’ai juste besoin qu’on m’aide à passer le stérilisateur sur la blessure, et peut-être me donner un hypospray d’antibiotiques à large spectre. Je peux faire les réglages et vous aurez juste à les activer. Ah et j’aurai peut-être besoin de fluides intraveineux et d’un supplément hématopoiétique, mais ça doit pouvoir attendre d’être de retour sur DS9. »
Et de retour sur DS9 le docteur Girani ne perd pas de temps à inspecter le travail de M. Garak.
« Alors voyons tout ça… pas de signe d’infection et ça a déjà commencé à cicatriser, en tout cas le saignement a totalement stoppé, mais il va falloir encore pas mal de consolidation. Il est encore temps de retirer les points de suture et d’utiliser de régénérateur dermique pour un rendu plus rapide et plus propre.
- Non, non ce n’est pas la peine. Les points peuvent rester en place. Et une passe rapide de régénérateur, pas besoin d’approfondir.
» Je…
» Je veux garder la cicatrice.
» Je veux garder ces points de suture.
- À votre guise. Ils sont en soie, inertes, mais ça reste un corps étranger dans votre peau. C’est vous qui décidez.
- Peut-être plus tard, après guérison complète. »
Et beaucoup, beaucoup plus tard, Bashir ira trouver Garak pour le remercier une fois encore de son aide précieuse… et lui présenter une requête un peu spéciale.
« J’y ai bien réfléchi.
» Je suis très sérieux.
» De nombreuses cultures pratiquent la modification corporelle à base d’encre ou de bijoux implantés et…
» Accepteriez-vous de me broder la peau ? De manière visible ? »