Titre : La question des carnivores
Auteur :
malurette
Base : Fushigi no umi no Nadia (Nadia le secret de l'eau bleue)
Personnages : Nadia et Marie
Genre : gen/meta/un peu cracké
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété
, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Meat » pour
ladiesbingo (viande)
Continuité/Spoil éventuel : ouhlala mes souvenirs sont tellement flous
est ce que Marie était là pendant l'arc sur l'île quand ils ont mangé le petit chevreuil ? est ce qu'elle a vu ses parrents se faire tuer ? est ce qu'elle a bien 5 ans à peine et pas déjà 8 ? pourquoi je ne vais pas juste vérifier ces infos au lieu de me concentrer sur on Idée ?
je comprends tout à fait le point de vue de Nadia là-dessus et même j'excuse son comportement, n'empêche que je le trouve légèrement incohérent et c'est ça qui m'intéresse
Nombre de mots : ~900
***
Ça commence avec Marie qui pleure.
« Aaaaah ! Attila… » Attila… du sang ! »
Nadia panique.
« Quoi ? Quoi ? Il est blessé ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Il a attrapé et tué et mangé une petite bête et il a mis du sang partouuut !
- Oh. »
Il n’a rien. Quel soulagement.
« C’est, euh, c’est normal. C’est la nature. Les chats… les chats ont besoin de chasser et de manger d’autres animaux plus petits pour vivre. On ne peut pas leur donner que des légumes.
- Les légumes c’est pas bon !
- Toi non plus tu ne peux pas manger que ça, mais il faut quand même que tu en manges au moins un peu pour être en bonne santé.
- Je préfère du pain avec du beurre. Et tu as dit… tu as dit… tu as dit que tuer et manger les animaux c’est méchant et c’est mal ! Est-ce qu’Attila est méchant parce qu’il mange les petites bêtes ? »
Nadia entend aussi, sous cette question,
Est-ce qu’Attila est dangereux en général et pour les petites filles comme Marie en particulier ?
« Non ! »
» Les animaux carnivores n’y peuvent rien. C’est la nature. C’est leur instinct. »
Nadia comprend tous les animaux, mais tous les animaux ne la comprennent pas, et ne se comprennent pas tous et pas entièrement d’une espèce à une autre. Et du coup certains en attaquent d’autres, mais dans la nature les proies ont toujours une chance d’échapper à leurs prédateurs.
Les humains en revanche, les humains qui devraient la comprendre, refusent de l’écouter.
Il y a le fait d’avoir quatorze ans, un sale caractère, et l’impression que le monde est contre vous
parce qu’on a des Opinions.
Et il y a celui de réellement considérer les animaux comme des personnes parce qu’on comprend leur langage, on sait qu’ils pensent, peut-être différemment des humains… mais ce sont les humains qui sont aussi des animaux, pas les animaux qui valent moins.
Et du coup elle repart sur son cheval de bataille habituel. (Métaphorique, le cheval. Est-ce qu’on demande aux chevaux s’ils sont d’accord pour porter des humains dans les batailles, d’ailleurs ?)
« On peut très bien vivre sans manger de viande ! Les humains en tout cas. Les humains n’en ont pas besoin. Ils sont… ils sont omnivores. Ils ont le choix. On peut très bien choisir. C’est une question de volonté et de moralité.
» Tu ne serais pas horrifiée, toi, si on attrapait un de tes amis, ou même juste quelqu’un dans la rue et que tu savais qu’on allait le tuer, et puis ensuite tes soi-disant amis font la fête avec son cadavre ?
- C’est quoi un… cadavre ?
- Un cadavre c’est le corps de quelqu’un qui reste après qu’il soit mort. Quand on est mort on ne parle plus, on ne bouge plus, on ne plus rien faire du tout. Tu aimerais qu’on t’attrape et qu’on te mette dans une marmite et qu’on te cuise et qu’on te mange juste parce que tu ne parles pas la même langue, et qu’on refuse de t’écouter quand tu appelles au secours ? »
Et là Nadia se laisse emporter.
« … les gens de votre pays aiment ça, raconter que les sauvages mangent les petits enfants. Et tu es toute dodue et tendre, tu dois être super appétissante pour les gens qui mangent de la viande !
Je sais que tu commences à apprendre la langue des gens d’ici à force de vivre avec eux. C’est plus facile à ton âge. Et toi tu ne les considères pas comme des monstres juste parce que leur langue et leurs coutumes sont différentes ? elles sont un peu bizarres peut-être parce que tu n’as pas l’habitude, mais tu les apprends. Tu ne demandes pas à ce qu’on les tue parce qu’ils te font peur.
Et bien les animaux ça devrait être pareil pour les humains. »
Marie éclate en sanglots, comme le gros bébé qu’elle prétend ne plus être – mais quelle nigaude !
Nadia est à ça de se fâcher contre la fillette pour son manque de logique, ce qui lui éviterait d’être fâchée contre elle-même pour la façon dont elle a géré – ou pas, plutôt – la question :
C’est malin ; tu as fait pleurer la petite fille ! Tu es censée être une grande fille, toi, et être plus gentille que ça.
« …Mais quoi mais qu’est-ce que j’ai dit ? »
Marie elle-même ne sait pas expliquer pourquoi elle pleure. Elle n’a pas encore le recul sur ses sentiments, elle n’a pas encore tous les mots à mettre dessus. Mais ce que raconte Nadia est trop compliqué pour elle et la fait se sentir mal et la situation est affreuse.
Et Nadia ne sait pas gérer ça. C’est fou comme c’est plus difficile de gérer un petit humain dont elle est censée parler la langue, qu’un petit animal aux émotions et aux besoins plus simples. Par pitié, que quelqu’un d’autre vienne gérer ça à sa place ! Elle n’a pas la fibre maternelle. Elle ne sait pas s’y prendre, point.
« Je veux dire… je veux dire… bon d’accord oublient pour les humains qui mangent de la viande même s’ils ne devraient pas. Je voulais dire, les animaux, eux, ne peuvent pas choisir. Les animaux sont différents des humains. Et Attila n’est pas méchant parce qu’il mange d’autres animaux. »
…on en revient au fait que pour les humains, les autres animaux sont différents et un coup les mêmes règles devraient s’appliquer à tous, un coup seulement à certains, et elle ne sait plus quoi dire ni quoi faire.
Enfin voilà, ça finit avec Marie qui pleure.
Auteur :
Base : Fushigi no umi no Nadia (Nadia le secret de l'eau bleue)
Personnages : Nadia et Marie
Genre : gen/meta/un peu cracké
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété
, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Meat » pour
Continuité/Spoil éventuel : ouhlala mes souvenirs sont tellement flous
je comprends tout à fait le point de vue de Nadia là-dessus et même j'excuse son comportement, n'empêche que je le trouve légèrement incohérent et c'est ça qui m'intéresse
Nombre de mots : ~900
Ça commence avec Marie qui pleure.
« Aaaaah ! Attila… » Attila… du sang ! »
Nadia panique.
« Quoi ? Quoi ? Il est blessé ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Il a attrapé et tué et mangé une petite bête et il a mis du sang partouuut !
- Oh. »
Il n’a rien. Quel soulagement.
« C’est, euh, c’est normal. C’est la nature. Les chats… les chats ont besoin de chasser et de manger d’autres animaux plus petits pour vivre. On ne peut pas leur donner que des légumes.
- Les légumes c’est pas bon !
- Toi non plus tu ne peux pas manger que ça, mais il faut quand même que tu en manges au moins un peu pour être en bonne santé.
- Je préfère du pain avec du beurre. Et tu as dit… tu as dit… tu as dit que tuer et manger les animaux c’est méchant et c’est mal ! Est-ce qu’Attila est méchant parce qu’il mange les petites bêtes ? »
Nadia entend aussi, sous cette question,
Est-ce qu’Attila est dangereux en général et pour les petites filles comme Marie en particulier ?
« Non ! »
» Les animaux carnivores n’y peuvent rien. C’est la nature. C’est leur instinct. »
Nadia comprend tous les animaux, mais tous les animaux ne la comprennent pas, et ne se comprennent pas tous et pas entièrement d’une espèce à une autre. Et du coup certains en attaquent d’autres, mais dans la nature les proies ont toujours une chance d’échapper à leurs prédateurs.
Les humains en revanche, les humains qui devraient la comprendre, refusent de l’écouter.
Il y a le fait d’avoir quatorze ans, un sale caractère, et l’impression que le monde est contre vous
parce qu’on a des Opinions.
Et il y a celui de réellement considérer les animaux comme des personnes parce qu’on comprend leur langage, on sait qu’ils pensent, peut-être différemment des humains… mais ce sont les humains qui sont aussi des animaux, pas les animaux qui valent moins.
Et du coup elle repart sur son cheval de bataille habituel. (Métaphorique, le cheval. Est-ce qu’on demande aux chevaux s’ils sont d’accord pour porter des humains dans les batailles, d’ailleurs ?)
« On peut très bien vivre sans manger de viande ! Les humains en tout cas. Les humains n’en ont pas besoin. Ils sont… ils sont omnivores. Ils ont le choix. On peut très bien choisir. C’est une question de volonté et de moralité.
» Tu ne serais pas horrifiée, toi, si on attrapait un de tes amis, ou même juste quelqu’un dans la rue et que tu savais qu’on allait le tuer, et puis ensuite tes soi-disant amis font la fête avec son cadavre ?
- C’est quoi un… cadavre ?
- Un cadavre c’est le corps de quelqu’un qui reste après qu’il soit mort. Quand on est mort on ne parle plus, on ne bouge plus, on ne plus rien faire du tout. Tu aimerais qu’on t’attrape et qu’on te mette dans une marmite et qu’on te cuise et qu’on te mange juste parce que tu ne parles pas la même langue, et qu’on refuse de t’écouter quand tu appelles au secours ? »
Et là Nadia se laisse emporter.
« … les gens de votre pays aiment ça, raconter que les sauvages mangent les petits enfants. Et tu es toute dodue et tendre, tu dois être super appétissante pour les gens qui mangent de la viande !
Je sais que tu commences à apprendre la langue des gens d’ici à force de vivre avec eux. C’est plus facile à ton âge. Et toi tu ne les considères pas comme des monstres juste parce que leur langue et leurs coutumes sont différentes ? elles sont un peu bizarres peut-être parce que tu n’as pas l’habitude, mais tu les apprends. Tu ne demandes pas à ce qu’on les tue parce qu’ils te font peur.
Et bien les animaux ça devrait être pareil pour les humains. »
Marie éclate en sanglots, comme le gros bébé qu’elle prétend ne plus être – mais quelle nigaude !
Nadia est à ça de se fâcher contre la fillette pour son manque de logique, ce qui lui éviterait d’être fâchée contre elle-même pour la façon dont elle a géré – ou pas, plutôt – la question :
C’est malin ; tu as fait pleurer la petite fille ! Tu es censée être une grande fille, toi, et être plus gentille que ça.
« …Mais quoi mais qu’est-ce que j’ai dit ? »
Marie elle-même ne sait pas expliquer pourquoi elle pleure. Elle n’a pas encore le recul sur ses sentiments, elle n’a pas encore tous les mots à mettre dessus. Mais ce que raconte Nadia est trop compliqué pour elle et la fait se sentir mal et la situation est affreuse.
Et Nadia ne sait pas gérer ça. C’est fou comme c’est plus difficile de gérer un petit humain dont elle est censée parler la langue, qu’un petit animal aux émotions et aux besoins plus simples. Par pitié, que quelqu’un d’autre vienne gérer ça à sa place ! Elle n’a pas la fibre maternelle. Elle ne sait pas s’y prendre, point.
« Je veux dire… je veux dire… bon d’accord oublient pour les humains qui mangent de la viande même s’ils ne devraient pas. Je voulais dire, les animaux, eux, ne peuvent pas choisir. Les animaux sont différents des humains. Et Attila n’est pas méchant parce qu’il mange d’autres animaux. »
…on en revient au fait que pour les humains, les autres animaux sont différents et un coup les mêmes règles devraient s’appliquer à tous, un coup seulement à certains, et elle ne sait plus quoi dire ni quoi faire.
Enfin voilà, ça finit avec Marie qui pleure.