Titre : Bonheurs simples
Auteur :
malurette
Base : Shôjo kakumei Utena
Personnages/Couple : Tenjô Utena/Himemiya Anthy, mention de Chuchu
Genre : domestique
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Sato, Ikuhara, be-Papas ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Woke up in bed together » pour
ladiesbingo (réveillées dans le même lit)
Continuité/ Spoil éventuel : au moins dix ans post-série
Nombre de mots : 500+
***
Elles s’endormaient autrefois dans des lits jumeaux, face à face, main dans la main, dans simulacre de sincérité.
Et la plupart du temps, au matin Anthy était levée bien avant Utena et déjà en train de s’affairer.
Les masques sont tombés depuis. Des coups de poignards dans le dos, littéraux et métaphoriques, ont été assénés, soignés, pardonnés.
Du chemin a été fait, dans différentes directions. Du thé a été bu comme promis ; beaucoup et souvent depuis.
Des fleurs s’épanouissent dans un jardinet devant chez elles, qui ne sont plus des roses.
Une photographie a été découpée et recadrée et trône sur une table basse entre un vase et un service à thé.
Un petit animal a perdu au fil du temps en vivacité. Combien de temps vivent les petits singes… elles le sauront peut-être bientôt.
Elles se réveillent désormais dans le même lit, parfois face à face, parfois dos à dos, mais souvent enlacées. Les cheveux emmêlés – tour à tour, elles ont fini par couper les leurs, puis les laisser repousser.
Les paupières bouffies et chargées de sable, le regard brouille – peut-être faudra-t-il des lunettes un de ces jours, pour de vrai, pour corriger une vue vieillissante et plus juste se cacher derrière.
Le souffle lourd, l’atmosphère de la pièce épaisse.
Un membre engourdi si l’une a dormi sur l’autre, endolori si elle a donné des coups de pied dans son sommeil – les cauchemars reviennent parfois encore, de vieux souvenirs qui les hantent encore ou des craintes normales de leur nouvelle vie quotidienne.
Parfois un trait de salive sur l’oreiller, ou plus rarement une tache de sang sur le drap… ou quelque chose qui colle si après une soirée animée elles ne sont pas retournées se laver mais se sont endormies directement blotties ensemble.
Les soirées curry parfument la pièce et réchauffent les corps mais n’ont plus vraiment d’autres effets.
Elles sont des êtres de chair bien vivantes, pas éthérées, pas idéales. D’ailleurs même les princesses…
Et d’ici chaque matin il faut parfois se relever la nuit, non pas pour aller comploter, mais rejeter ou récupérer une couverture – et ne disons rien des pieds froids ; elles ne ronflent pas encore l’une ou l’autre, leur petit animal si – pour aller boire un verre d’eau, utiliser les toilettes, fatiguer une insomnie…
Elles ont déjà vécu ensemble, elles savent ce que sont la routine du matin et du soir l’une pour l’autre, et n’ont plus de secret de ce côté là. C’est une intimité réelle qu’elles partagent aujourd’hui.
Le véritable miracle, c’est la confiance accordée et reçue, leur amour enfin partagé, et véritable – elles s’aiment pour ce qu’elles sont, et plus pour ce qu’elles croient être. Les cauchemars avoués, le ressentiment percé ; avoir accepté d’être imparfaites.
Le vrai bonheur maintenant c’est de s’éveiller ensemble et savoir qu’une nouvelle journée les attend, qu’elles sont libres de choisir à leur guise.
Si un petit-déjeuner est un peu brûlé, si la lessive en retard s’accumule, et bien, ce n’est pas la fin du monde non plus ! Et c’est à peu près le pire qu’elles aient à affronter.
Auteur :
Base : Shôjo kakumei Utena
Personnages/Couple : Tenjô Utena/Himemiya Anthy, mention de Chuchu
Genre : domestique
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Sato, Ikuhara, be-Papas ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : « Woke up in bed together » pour
Continuité/ Spoil éventuel : au moins dix ans post-série
Nombre de mots : 500+
Elles s’endormaient autrefois dans des lits jumeaux, face à face, main dans la main, dans simulacre de sincérité.
Et la plupart du temps, au matin Anthy était levée bien avant Utena et déjà en train de s’affairer.
Les masques sont tombés depuis. Des coups de poignards dans le dos, littéraux et métaphoriques, ont été assénés, soignés, pardonnés.
Du chemin a été fait, dans différentes directions. Du thé a été bu comme promis ; beaucoup et souvent depuis.
Des fleurs s’épanouissent dans un jardinet devant chez elles, qui ne sont plus des roses.
Une photographie a été découpée et recadrée et trône sur une table basse entre un vase et un service à thé.
Un petit animal a perdu au fil du temps en vivacité. Combien de temps vivent les petits singes… elles le sauront peut-être bientôt.
Elles se réveillent désormais dans le même lit, parfois face à face, parfois dos à dos, mais souvent enlacées. Les cheveux emmêlés – tour à tour, elles ont fini par couper les leurs, puis les laisser repousser.
Les paupières bouffies et chargées de sable, le regard brouille – peut-être faudra-t-il des lunettes un de ces jours, pour de vrai, pour corriger une vue vieillissante et plus juste se cacher derrière.
Le souffle lourd, l’atmosphère de la pièce épaisse.
Un membre engourdi si l’une a dormi sur l’autre, endolori si elle a donné des coups de pied dans son sommeil – les cauchemars reviennent parfois encore, de vieux souvenirs qui les hantent encore ou des craintes normales de leur nouvelle vie quotidienne.
Parfois un trait de salive sur l’oreiller, ou plus rarement une tache de sang sur le drap… ou quelque chose qui colle si après une soirée animée elles ne sont pas retournées se laver mais se sont endormies directement blotties ensemble.
Les soirées curry parfument la pièce et réchauffent les corps mais n’ont plus vraiment d’autres effets.
Elles sont des êtres de chair bien vivantes, pas éthérées, pas idéales. D’ailleurs même les princesses…
Et d’ici chaque matin il faut parfois se relever la nuit, non pas pour aller comploter, mais rejeter ou récupérer une couverture – et ne disons rien des pieds froids ; elles ne ronflent pas encore l’une ou l’autre, leur petit animal si – pour aller boire un verre d’eau, utiliser les toilettes, fatiguer une insomnie…
Elles ont déjà vécu ensemble, elles savent ce que sont la routine du matin et du soir l’une pour l’autre, et n’ont plus de secret de ce côté là. C’est une intimité réelle qu’elles partagent aujourd’hui.
Le véritable miracle, c’est la confiance accordée et reçue, leur amour enfin partagé, et véritable – elles s’aiment pour ce qu’elles sont, et plus pour ce qu’elles croient être. Les cauchemars avoués, le ressentiment percé ; avoir accepté d’être imparfaites.
Le vrai bonheur maintenant c’est de s’éveiller ensemble et savoir qu’une nouvelle journée les attend, qu’elles sont libres de choisir à leur guise.
Si un petit-déjeuner est un peu brûlé, si la lessive en retard s’accumule, et bien, ce n’est pas la fin du monde non plus ! Et c’est à peu près le pire qu’elles aient à affronter.